Mémoires de V Académie royale de Metz, X« année, p
iNTIQUlTfe DU MONT H&APLB. 433
la charrue retourne quelques médailles. C'était un lieu d'étape, une position militaire de la plus haute importance. Apollon en était le dieu tutélaire, il a transmis son nom à la montagne. Son temple y a été Yu, mais depuis longtemps le dieu a disparu... >
1837. — c Là, dit le baron d'Huart, aucune fouille n'est infructueuse; des statues, des basreliefs, des vases, des urnes, des médailles, des inscriptions tumulaires ou votives et même de précieux camées sont souvent le prix des moindres explorations. Là était, assure- 1> on, un temple consacré à Apollon, impitoyablement rasé vers le milieu du siècle dernier. Il était composé d'un vestibule oblong et d'un sanctuaire octogone de dix-huit pieds dans œuvre, tourné vers l'orient et construit en pierres de taille de grande dimension. Non loin de ce temple, on remarque une citerne de six pieds de diamètre creusée dans le roc vif; un aqueduc souterrain y amenait les eaux de Guirlingen ; il fut découvert par les Heyden (les païens) et Hiérapolis cessa d'exister ^ >
\ 841 . — Désormais, cette légende d'Hiérapolis va se propager et prendre de la consistance avec l'appui que lui prête M. Victor Simon; la description du plateau variera peu, mais de nouveaux détails y seront ajoutés : c Là, près d'un rocher présentant une légère éminence, se trouvait un