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ANTIQUITES DU VONT H<R1PU

S50 grammes (pi. B, S). Il ne reste rien des crochets de suspension qui étaient encore en place au moment de la découverte.

Deux ciseaux ou forces mesurant 0*^1 9 (pi. 6, 6 et 7) ; les lames du d^ 7, en parfait état de conservation et de fabrication très soignée, ont encore la forme légèrement cintrée que leur avait donnée Tartisan.

Outil formé d'une douille terminée à angle droit par un pic de 0°"1 1 de longueur, rappelant par son aspect le crochet des chiffonniers. PI. 6, 4.

Bronzes. — Série de sept instruments de formes différentes : sondes à pointes obtuses, à massette en olive, terminées en spatules, etc. (pi. Â, 1, S, 3, 4, 5, 6, 9).

Cuillère dont le bassin se termine par une base horizontale; la tige est absente (pi. A, 7).

Fragment d'une pièce ressemblant à un vase de paumelle. Hauteur, 0°^098 (pi. Â, 14).

Crochet en S, fait de deux fils tordus. Hauteur, 0^043 (pi. A, 15).

Extrémité brisée d'une pièce d'applique. Hauteur, 0°^02I3 (pi. A, 16).

Anneau en forme de porte-clefs, sur lequel sont tracées à la lime des stries groupées par quatre (pi. A, 17).

Pièce munie d'une plaque mobile dont la destination nous est inconnue. Largeur, 0'°07 (pi. A, 18).

àmiQUni» BD KOITT HiUPLB. UT

Paire de charnières-briquets. Laideur, 0^075 (pi. A. 19; H, 7).

Petit bœuf, mesurant 0°057, fortement oxydé et mutilé.

Applique en forme de capsule, représentant une tète d'enfant vue de face, les cheveux roulés sur tes côtés, une mèche droite sur le front (pi. B, 3). (Voir Arts et métiers des anciens, pi. LXIX, 10.)

Fragment d'un bras droit ; les doigts sont brisés (pi. B, 5).

Manche de couteau avec anneau de suspension. Laideur, 0'°07. Cette pièce, dont la lame est absente, avait reçu sur les plats une garniture en os, ivoire ou toute autre matière (pi. B, 6).

Fibule en forme de tortue, autrefois garnie d'émail ou de p&te colorée imitant le grenat ; 0'°053 (pi. B, 7).

IRTIQDITfe DD lONT HiUFLE.

Tête barbue et laurée.

Soucoupe. Diamètre, O^O?? (pi. B, 9).

Petit dé (pi. E, 5).

Piédestal circulaire (haut., 0°03), sur lequel reposait peuUétre l'une des petites statuettes suivantes (pi. E, 6).

SUtuette de Minerve. Hauteur, 0-064 (pi. F, 8).

Statuette de Mercure eutièremeot du ; sa tête est ailée; de la main droite il tient une bourse, mais le caducée qu'il avait dans la main gauche a disparu. Hauteur, O-'OSS (pi. F, 3).

Deux vases de grandeurs difiérentes (O^Oi?- 0-055), sortes de coquetiers en métal saucé, dont les flancs ajourés, surmontés de trois feuilles courbes allant en s'évasant, étaient peut-être destinés à recevoir des fioles apodes (?) (pi. E, 8 et 9).

I^TIQDIT^ bH MONT IlfoirLB. 149

Cinq anneaux à arêtes vives à l'intérieur comme à l'extérieur. Diamètres, COà et COS (pi. H, 1 et 3).

Fragment de penture-applique pour coffret. Largeur, 0"H7 (pi. H, 6).

[^èce d'applique représentant une tète de Méduse, le front et le cou entourés de serpents ; sur les joues, deux boucliers. Le tout dans un entourage de coquilles. Diamètre, 0°°035.

Clef soudée à un anneau de bague (pi. J, 1).

Anneau et tige d'une clef dont la garniture manque. Laideur, O'OSô (pi. J, 6).

AnJillon de fibule.

Anneaux de petites dimensions.

Os et ivoire. — Fragment de tibia percé sur le côté, qui serait un tronçon de flûte, suivant les uns, ou une pièce de charnière, selon les autres.

450 ANTIQUrrfS DU MONT H^BAPLE.

Malgré la tentative faite par un archéologue très distingué de l'emploi de trois de ces fragments pour en former une charnière de coffret, il nous est impossible d'adopter sa proposition (pi. Ë, 4).

Quatre épingles à cheveux (pi. Â, 10, 11, 12 et 13).

Cuillère à bassin rond. Diamètre, 0*^01 3 (pi. Â, 8) •

Quatre petits disques de Qx'OO? à O'^OI 0 de diamètre.

Défense de sanglier.

Extrémité d'une corne de cerf.

Tel est le résultat des fouilles faites par M. E. Huber sur l'emplacement de l'habitation qu'il croit avoir été occupée par un pharmacien. Selon le désir de l'inventeur, je n'ai omis aucun des objets découverts par lui, si ce n'est cependant la pièce la plus intéressante, pour l'étude de laquelle j'ai dû, comme autrefois lors de la trouvaille du calendrier de bronze de Grand*, recourir à l'obligeance et à la science bien connues de M. le colonel G. de la Noê. C'est donc à notre savant confrère que je laisse le soin de faire connaître la montre solaire recueillie sur l'emplacement de cette même habitation.

1. Mémoires delà Soci^é des Antiquaires de France, t. XL VIII, p. 153.

AlfTIQUITfe DO HOm* H<&APLB. 454

Note sur une MOimiE solaire gallo-romaine

TROUVÉE A HiÉRAPLE.

Dans la commune de Gocheren, à quatre kilomètres de Forbach, on voit une éminence sur laquelle y depuis le milieu du siècle dernier , on n'a cessé de recueillir de nombreux objets antiques. Cette éminence, qui est située dans le voisinage de la voie romaine de Metz à Sarrebourg, est connue aujourd'hui , dans les livres , sous le nom de Hiéraple, dans lequel des savants ont cherché à retrouver un souvenir de Hiérapolis ; mais son vrai nom semble être Hérapel ou Hochrapel . C'est dans ce lieu que Ton a recueilli les objets antiques décrits dans les pages précédentes par M. Maxe-Werly, ainsi que le petit instrument que nous allons décrire.

On savait que les Romains employaient, pour mesurer le temps, des clepsydres et des cadrans solaires ; mais ces instruments n'étaient pas portatifs, et il était permis de se demander par quoi ils les remplaçaient lorsqu'ils étaient éloignés de leur demeure. Le petit instrument en bronze, récenmient découvert à Hiéraple, vient répondi*e à cette question. C'est une montre solaire de poche qui donnait l'heure avec une exactitude très sufHsante pour les besoins ordinaires de l'existence.

Description. — Elle consiste en un disque de

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0°^044 de diamètre, entouré d'un cylindre qui le déborde également de part et d'autre et forme ainsi au-dessus de chacune des faces un rebord d'environ 0"*005 de hauteur.

Un petit trou, percé à travers le cylindre-enveloppe et débouchant à l'extérieur dans le plan médian, servait à suspendre l'appareil pendant l'observation, de façon à maintenir verticales les faces du disque. Dans cette position, l'observateur, placé vis-à-vis de l'une de ces faces, a, vers sa gauche, à l'extrémité du diamètre horizontal, une ouverture tronconique évasée vers l'extérieur et pratiquée à travers le rebord cylindrique. La section circulaire de ce tronc de cône qui coïncide avec la surface intérieure du rebord est entièrement en saillie sur la face antérieure du disque à laquelle il est tangent.

Une aiguille en bronze, d'une longueur égale à celle du rayon du disque, est fixée au centre de ce dernier, autour duquel elle tourne à frottement dur. Sa tranche de gauche, lorsqu'on la suppose au bas du cadran, est perpendiculaire au plan du disque et passe exactement par le centre de rotation.

Sur la moitié inférieure du disque sont tracés deux systèmes de droites. Les unes, que nous appellerons lignes quotidienneSy vont du centre à la circonférence. Les autres relient, transversalement et deux à deux, les points de division mar-

ANTIQUlTlfs OU MONT H^RAPLB. 453

qués sur les précédentes : ce soDt les lignes horaires.

Les lignes quotidiennes n'occupent qu'une partie de la moitié inférieure du disque où leurs extrêmes interceptent un secteur d'environ 1 04^ 30'. Elles sont au nombre de sept, qui partagent le secteur total en six petits secteurs égaux deux à deux de part et d'autre du rayon central. Le long de la ligne quotidienne extrême de xiroite est écrit le commencement du mot Januarius, et ie long du rayon extrême de gauche celui du mot Julius. Les rayons intermédiaires, en partant de la droite, correspondaient par conséquent, le deuxième aux mois de février et de décembre, le suivant aux mois de mars et de novembre, et ainsi de suite. Ils servaient à placer l'aiguille dans la position convenable, c'est-à-dire suivant la ligne quotidienne qui correspondait sur le cadran au jour de l'observation. Pour le premier jour du mois, il ne pouvait y avoir d'indécision ; mais, pour un jour quelconque, on devait placer l'aiguille à V estime.

Les lignes horaires sont au nombre de six, en comptant celle qui correspond à la circonférence du disque. Elles partagent chaque rayon en six parties inégales. Chacun de ces intervalles correspondait à un douzième du temps compris entre le lever et lé coucher du soleil. — On sait, en effet, que les Romains partageaient ainsi la journée. — Le 1 ^'^ intervalle à partir du centre correspondait

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à la 1 "* et à la 1 3* heure, le suivant à la 8* et à la 1 1 * heure, et ainsi de suite jusqu'au 6*, qui correspondait à la 6* et à la 7* heure.

Mode d'emploi. — Pour trouver l'heure, la montre était tenue verticale à Taide d'un fii passé à travers le trou supérieur. L'observateur, placé de façon à voir le soleil à sa gauche, amenait le disque dans le plan vertical passant par cet astre. Dans cette position, les rayons solaires, après avoir traversé le trou conique, venaient dessiner sur la tranche de l'aiguille, convenablement placée sur le disque à l'aide des lignes quotidiennes, un petit cercle lumineux, dont la position comparée à celle des lignes horaires voisines donnait l'heure cherchée.

La montre présente sur la seconde face du disque une disposition absolument semblable ; on pouvait donc lire l'heure sur l'un ou l'autre cadran. Cette disposition avait-elle pour but de permettre, par une double observation, de remédier au défaut de coïncidence du centre de gravité et du centre de figure, en faisant disparaître par le retournement l'erreur correspondante? Une pareille recherche de l'exactitude semble peu justifiée par la grossièreté du tracé, qui donnait des erreurs beaucoup plus considérables. Mais on peut admettre que notre montre a été copiée par un ouvrier peu habile ou inintelligent, sur un

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modèle bien fait, pour lequel la double disposition était justifiée. Il suffit, en effet, de comparer les deux cadrans, qui devraient être rigoureusement semblables dans certaines parties^ pour constater immédiatement avec quelle négligence ils ont été tracés.

On remarquera la rainure profonde qui surmonte chaque ouverture tronconique. Elle avait pour but de permettre aux rayons solaires de venir frapper l'aiguille au moment où cet astre atteignait sa plus grande hauteur. Si cette entaille n'existait pas, le rebord supérieur du tronc de cône intercepterait promptement ces rayons et Tobservation serait impossible pendant un certain nombre de jours de l'année aux environs de midi.

Tracé du cadran.

Avant de donner le tracé des cadrans, il convient de rappeler que l'année romaine commençait au solstice d'hiver. Le 1*' janvier correspondait donc à une date voisine du %\ décembre de notre calendrier, le l*' avril et le 1*' octobre correspondaient aux deux équinoxes, le 1 ^"^ juillet au solstice d'été ; enfin le 1 ^^ jour de chacun des autres mois à des dates voisines du SO, du SI ou du 312 du mois précédent de l'année actuelle. Dans ce qui va suivre, les dates seront celles de l'année romaine.

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Soit P le point de suspension de la montre. Le rayon OP sera vertical lorsque la montre sera tenue librement suspendue. Par le centre 0 du cadran on trace le diamètre horizontal SS'. C'est à Textrémité gauche S de cette ligne que sera pratiquée l'ouverture tronconique destinée à laisser passer les rayons du soleil.

Par le point S menons une ligne S A-0 qui fasse avec SS' un angle égal au complément de la latitude du lieu où doit se faire l'observation. Elle représentera la trace du plan de l'équateur sur le disque, et, le jour de l'équinoxe à midi, le soleil viendra projeter son image en A-0. Joignons A-0 au centre 0 du cadran et nous obtiendrons la ligne quotidienne du 1*' avril et du \^' octobre. C'est suivant cette ligne qu'on placera l'aiguille le jour de l'équinoxe pour observer les déplacements du soleil et en conclure l'heure. On obtiendra les lignes quotidiennes du 1 *'' janvier et du 1 ^^ juillet en menant par S les lignes S Jr et S Jt formant avec S A-0, et de part et d'autre, des angles égaux à l'obliquité de l'écliptique (23'' 51', si l'on prend la donnée de Ptolémée). Les points Jr et Jt ainsi obtenus sur la circonférence du cadran seront ceux où le soleil se projettera à midi le 1 ^ janvier et le 1 *'' juillet. En les joignant au centre, on aura les lignes quotidiennes Jr et Jt qui correspondent à ces dates. On remarquera qu'on aurait pu les tracer directement, en menant des rayons 0 Jr et

AirriOITITBS DD MONT irfRAPLB. 457

0 Jt formant avec la ligne  Â-0 un angle égal au double de Tinclinaison de TécUptique, parce que les angles au centre Jt 0 A-0, Jr 0 Â-0 sont doubles des angles Jt S A-0 et Jr S A-0 qui interceptent les mêmes arcs et ont leur sommet sur la circonférence.

Grâce à cette remarque, on voit comment on obtiendra directement les autres lignes quotidiennes en traçant des rayons 0 M-S, 0 J-Â, etc., qui fassent entre eux des angles égaux au double de la variation de la déclinaison du soleil du

1 •'' avril au 1 •' mai, du 1 •' mai au 1 •' juin, etc.

Reste à déterminer le point de rencontre des lignes horaires avec chaque ligne quotidienne. A midi, le soleil éclairera toujours l'extrémité de l'aiguille placée sur la ligne quotidienne correspondante. A son lever et à son coucher, il frappera de ses rayons le centre 0 du cadran. Dans l'intervalle du lever à midi, son image se déplacera du centre à la circonférence, et en sens inverse de midi au coucher. C'est l'intervalle entre le lever et le coucher qu'il faut partager en douze parties : on calculera donc la variation en ascension droite du soleil, à la date considérée, pour un douzième de la durée totale du jour correspondant, puis les hauteurs du soleil au-dessus de l'horizon à chacune des heures ainsi définies de la journée ; on en conclura l'angle que forment à ces différents moments les rayons solaires avec l'horizon-

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taie du lieu, et par le calcul ou par une construction graphique on déterminera les points où ces rayons, après avoir passé parle trou tronconique S, viendront rencontrer Taiguille. Si on a fait cette construction, pour le jour de l'équinoxe par exemple, on aura déterminé de la sorte les points 1.11, SI.10, 3.9, 4.8, 5.7 et 6 qui correspondent aux positions successives du soleil à la l '^ et à la 11* heure, à la %^ et à la 10*, etc., suivant que le soleil est dans la l''* ou dans la f^ partie de sa course journalière.

On opérera de même pour les autres lignes quotidiennes et Ton joindra les points de division qui appartiennent aux mêmes heures pour avoir les lignes horaires correspondantes. Rigoureusement, ces lignes devraient être des courbes continues et non des lignes polygonales. On devra donc, si l'on veut avoir Theure avec une exactitude plus grande, faire à F estime la correction nécessaire, lorsque l'aiguille tombera entre deux lignes quotidiennes.

Comparaison. — Il ressort du tracé qu'on vient de lire que la position du faisceau des lignes quotidiennes et des lignes horaires variait dans chaque cadran avec la latitude. La montre ne pouvait donc servir à donner l'heure en un point quelconque du globe; d'où la nécessité de marquer sur chaque cadran la latitude correspondante. C'est ainsi que sur notre montre le nombre IL,

inriQUiris du mont HâuPLB. 459

gravé sur le diamètre horizontal, indique qu'elle avait été construite pour la latitude de 49 degrés.

Cependant, la ligne quotidienne équinoxiale 0 A-0 n'a, sur aucun cadran, la position convenable. Son tracé correspond, au contraire, à une latitude de sr 29' (celle de Cologne) sur le premier et de 53^ 22' sur le second. La différence est donc de deux degrés et demi dans un cas et de plus de quatre degrés dans l'autre. Mais ce n'est pas une raison pour refuser d'admettre que la montre avait été construite pour la latitude de 49**, comme on va le voir.

Si la position de l'ensemble des lignes quotidiennes variait avec la latitude, il n'en est pas de même de la position relative de ces lignes ellesmêmes, qui doivent former toujours les mêmes angles entre elles, parce que leur écartement ne dépend que de la variation en déclinaison du soleil, laquelle reste la même pour tous les lieux de la terre. Ces angles devraient donc être rigoureusement égaux sur nos deux cadrans. Le tableau suivant montre qu'il est loin d'en être ainsi :

Anglw.

!•' Cadran.

2* Cadran.

Différences.

SOJt

aS

Jt 0 J-A

— Oo 35'

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