Géographie d^Edrisi. Paris, 1840, t. II, p
5. Jotirnal de la Société anthropologique de Moscou, t. II, p. 83. io9i«
AMT. BULLETIN. 9
Séance du 20 Avril.
Présidence de M. E. Guillaume, ancien président.
Ouvrages offerts :
BuUetiM criiique, 13* année, n- 8. Paris, 4892, in-4».
— de la Société archéologique du VeudAmoii^ t. XXX. Vendôme, 189i , in-8«.
Caiàlogo ddla coUenone di atUickUà dd fu AmUcare Aneowa. Milan, 1892, 2 vol. in-^«.
Mémoiru de la Commûiion de» omtiquUéÊ du départemeMi de la Câte^Or, t. XI. Dijon, in-4*.
Beoue afneaùne^ n» 208, 4* trim. Alger, 1891, in-8«.
^ helge de numimoHque^ 1892, l'« livr., in-8^.
-* de» Pfténée» et de la France méridionale^ t. IV, !«' fasc., 1892, in-8«.
Mabsy (comte dr), Almamack hietorique de CotHpiègne pour 1789. Gompiègne, 1891, in-8*.
Correspondance.
M. l'abbé Beurlier, présenté par MM. G. Schlamberger et L. Gourajod, et M. Samuel Berger, présenté par MM. L. Delisle et Tabbé Dachesne, écrivent pour poser leurs candidatures à Tune des deux places vacantes de membre résidant. Le président désigne MM. Tabbé Duchesne, Duplessis et Gagnât pour former la commission chargée de faire un rapport sur les titres de M. l'abbé Beurlier, et MM. Durrieu, Gaidoz et Delaborde pour former la commission chargée de présenter un rapport sur les titres de M. Samuel Berger.
Travaux,
La Compagnie apprend avec un vif regret la mort de M. GoUingwood Bruce, associé correspondant étranger.
M. Etienne Michon, associé correspondant national, attire l'attention de la Société sur la collection d'ampoules chré-
tiennes à eulogies, uniqae par ]e nombre et l'intérêt, que possède le Musée du Louvre.
Il rappelle que M. Héron de Villefosse a déjà brièvement signalé, dans un précédent Bulletin, six de ces petites fioles, d'une nature et d'une forme assez particulières, ornées presque toutes de portraits de saints, que l'absence de toute légende rend fort difficile d'identifier avec quelque certitude. Le British Muséum possède , lui aussi, quelques ampoules de ce type.
Mais la partie de beaucoup la plus considérable de la collection du Louvre est formée par les ampoules à eulogies de Saint-Menas, au nombre de soixante-sept. Les procédés assez grossiers de fabrication n'empécbent pas que quelquesunes de ces ampoules aient été peintes, et il en est une de celles que possède le Musée qui porte des traces visibles de bleu.
Il y a lieu d'y distinguer un certain nombre de représentations, dont deux an moins n*ont jamais été signalées : sur quelques-unes se voit une tête imberbe à cbeveux crépus et à face proéminente de nègre, de profil à droite ; une autre porte un cheval trottant à droite, sur lequel est assis de cAté, les jambes en avant, un personnage, les bras étendus, semblant tenir une palme dans chaque main.
Les légendes et les ornements du champ sont aussi distribués de manières variées, de telle sorte que, dans la collection du Louvre, il est peu de fioles qui soient sorties entièrement du même moule, preuve de l'ample fabrication à laquelle donnaient lieu et de la vogue dont jouissaient les ampoules à eulogies de Saint-Menas.
M. Michon soumet également à la Société un autre objet se rapportant aux eulogies, mais où le mot eûXorta est pris dans une acception différente. Il s'agit d'un moule en terre cuite trouvé en Grèce, aux environs du Laurium, et constitué par un disque de 10 centimètres et demi de diamètre dont le revers légèrement convexe est renflé à sa partie centrale pour en faciliter la préhension, tandis que le plat porte en creux, au centre, dans un cercle, une croix; autour la
légende EYAOriA KTf E^HMAG.
On sait que, durant les premiers siècles, le mot eulogie désignait à la fois les espèces sacramentelles elles-mêmes et les pains ; que, après avoir consacré le nombre d'hosties nécessaires à la communion des fidèles, le prêtre bénissait pour distribuer à ceux qui n'y avaient point pris part. D est clair que nous sommes ici en présence d'une sorte de sceau destiné à être imprimé sur les pains ofiferts à Tau tel.
M. le comte van der Straten Ponthoz, associé correspondant étranger, expose son opinion sur le mode de désigner la gauche ou la droite des objets ou des monuments que l'on décrit. Il pense que Ton doit les décrire objectivement et non subjectivement.
M. Héron de Villefosse, membre résidant, fait la communication suivante :
f J'ai reçu de M. Charles Baron, libraire à Narbonne, la copie de plusieurs inscriptions latines relevées par lui à Aumale en 1846 et 1847, alors qu'il était caporal de zouaves. U me prie de les présenter à la Société des Antiquaires.
« 1) La première a été déjà publiée, en deux fragments, dans le volume VIII du Corpuê sous les n«* 9159 et 9170. Elle n'était pas maçonnée dans le mur de la Casbah turque, comme toutes les autres inscriptions relevées alors à Aumale, mais adossée seulement contre le mur ; elle avait été recouverte de 1™50 de terre pour établir un chemin de ronde intérieur. C'est en 1847, en déblayant l'intérieur de la redoute pour y placer des vivres, que les zouaves découvrirent cette inscription. Il me parait inutile de reproduire ce texte qui doit faire l'objet d'un prochain travail de M. Tontain, membre de l'École française de Rome, auquel il a été communiquée
0 J'en dirai autant de deux épitaphes qui sont publiées dans le volume YIU du Corpus sous les n9* 9058 et 9131. Les copies de M. Baron confirment l'exactitude de celles de Wilmanns.
1. Le travail de M. Toataia a paru dans les Mélanges d^arMo» loqie et d'histoire^ publiés par l'Ecole française de Rome, décembre lâi, p. 452 et 88., sous le titre : L'histoire d^une iiueripUond'Ait' mate, {Note de la Commission des impressions.)
• « Voici les autres qne je crois encore inédites : « 1) Le texte est entoaré d'un encadrement.
D M S T I T V S A E L I V 8 RVF IN V8 V 8 V I X A N N O S • XXX (S MATER PIA
c 2) Texte entouré d'un encadrement; un fronton est inscrit à la partie supérieure.
(3 figures à mi^orps; celle du milieu
parait être une femme,)
FILIA TLA VTA FIUO
ROGATO FILIO
MV8INGI
(Figure à mi^orps, qui semble ailée (?).)
c Les trois figures du haut représentent i2o(7a^tu, Plauta{7) et MutiMcus{?).
CL ta IVCVNDAE (IV Ués)
FILIAE INFAN
TI INNoGENTIS
8IMAE DEDVIT
ID lAN PROV CCXXV
ff Le texte est daté du 13 janvier 264. L. 5, ded(ica)vit^ mais le nom du dédicant manque.
a 4) Texte entouré d'un encadrement.
D M S GKALPVRNIVS F0RTVNATV8
V (X AN fx xLvn a a
PLAVTIA SIMPLIGiA