PAUL TERQUEM A LA SOCIETE DUNKERQUOISE XXI
porte son activité et si, à la séance du 9 juillet 1880, il donne lecture d'une Etude sur la Dette publique, particulièrement sur la conversion du 5 °/0, c'est que des circonstances spéciales l 'a va ient conduit à s'occuper de questions financières.
Dans le suprême salut qu'il a adressé au vétéran des luttes républicaines, M. le Sénateur Jean Trystram a rappelé un épisode trop honorable de la vie du cher disparu pour qu'après une voix plus autorisée que la mienne, je ne tienne pas à la mentionner ici.
En 1878, Paul Terquem était rentré à l'Hôtel de Ville où il avait déjà siégé en 1870, et fut choisi, avec MM. F. Duriau et Fichaux comme adjoint dans la Municipalité dont le coin mandant Ezéchiel Lebleu était le chef .Mis en demeure d'opter entre ses fonctions d'adjoint au maire et celles de professeur d'hydrographie, Terquem, persuadé qu'il travaillerait plus efficacement au triomphe de ses opinions politiques et qu'il servirait plus utilement les intérêts de son pays d'adoption en conservant son mandat électif, descendit de sa chaire et demanda sa retraite.
Il faisait ainsi sans hésitation le sacrifice de sa position personnelle, car, parvenu presqu'au sommet de la carrière, il renonçait au grade qui en eût été le couronnement et il était douteux désormais qu'il reçût la croix d'Officier de la Légion d'honneur pour laquelle il avait déjà été proposé deux fois.
La gestion des affaires municipales et l'étude des questions d'ordre financier ou d'ordre scientifique dont les édiles ont à se préoccuper : Problème de l'éclairage par le gaz, Hygiène publique, Emprunts dont Paul Terquem avait fait sa spécialité, en quelque sorte le
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détournèrent de la Société Dunkerquoise sans néanmoins qu'il cessât de réserver dans ses loisirs une part aux choses de l'esprit.
Le désir de rendre^ hommage aux grands ancêtres qui ont soutenu les luttes héroïques de la Première République et de faire mieux connaître la part qui revient à nos pères dans les événements dont la France septentrionale fui alors le théâtre mit entre ses mains la plume de l'historien.
Lorsque MM. Foucart et Finot publièrent leur important ouvrage : « La Défense Nationale dans le Nord *, Paul Terquem fut pour eux un précieux collaborateur: il leur donna sinon le chapitre le plus important de leur travail, du moins celui qui nous intéresse le plus vivement, car il est consacré au Siège de Dunkerque, et ailleurs des pages réservées à nos corsaires sont une véritable révélation.
On se souvient des fêtes brillantes par lesquelles la Ville commémora la levée du siège de 1793 et la victoire d'Hondschodte ; notre Société voulut s'associer à ces manifestations; sur la proposition de notre doyen, elle constitua un Recueil de Documents qui forme un des volumes de nos publications : ce fut lui surtout qui se donna la peine de compulser les pièces.
Tant de preuves de sollicitude constante et d'intérêt avaient acquis à M. Paul Terquem l'affection respectueuse des membres de la Société Dunkerquoise ; il venait sans cesse parmi eux parce qu'il se sentait alors au milieu d'un cercle d'amis, mais silencieux par tempérament et peu sensible aux politesses banales, il n'aimait pas qu'on lui prodiguât de vagues témoignages de sympathie. Nous le savions tous et nous nous