PAUL TERQUEM A LA SOCIETE DUNKERQUOISE XXVII
il s'appliqua à lui-même les principes qu'il résumait si bien dès l'exorde d'un discours prononcé à la séance publique de 1867 :
« La recherche de la vérité, disait-il, est la première
« tâche que la conscience impose à l'esprit humain. Il
« faut, pour obéir à cette inspirations d'en haut, réunir
« tous ses efforts pour s'affranchir des obscurités qui
« étendent leurs voiles sur l'univers. C'est un travail que
« chacun, dans sa sphère, doit aborder résolument parce
« que là est le principe de toute morale.
« Que des esprits dévoyés, considérant avec chagrin les « recherches scientifiques et philosophiques, et que, sem- « blant craindre la lumière pour les croyances, ils refusent a la sanction religieuse aux recherches de l'entendement, « plaignons-les ; combattons cet aveuglement sous toutes « les formes, et n'oublions pas que,plus on s'élèvcplus les « horizons s'élargissent, plus on s'élève, plus on s'approche « du principe du monde, de l'esprit universel qui, suivant « l'expression biblique, « plane sur les eaux ».
On le voit, la pensée du Futur, de ce Futur posthume qui demeure, quoi qu'on en ait, la définitive raison d'être de notre voyage terrestre, préoccupait depuis longtemps Paul Terquem. Logique toujours dans l'effort de sa . pensée libre, il s'endormit bercé par les espérances dont la Religion fortffie les croyants.
Le dernier de nos membres fondateurs n'est plus, mais son nom restera inscrit en grandes lettres sur la première page du Livre d'Or de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts. En rendant hommage à sa mémoire, nous