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PAUL TERQUEM.A LA SOCIETE DUNKERQUOISE IX

Paul Terquem pour qu'il ne donnât pas immédiatement à l'entreprise la plus chaleureuse adhésion. Lorsque, le 16 février 1851, se tint à l'Hôtel-de- Ville, la première réunion de ceux (au nombre de 13 adhérents sur 28) qui encourageaient les efforts des promoteurs et qui posèrent les fondements de la Société Dunkerquoise, l'homme qui bien des années plus tard, devait en être le doyen, signait le premier procès-verbal de nos registres ; il était alors le plus jeune membre de l'assemblée ; il était le plus âgé de notre Compagnie quand, pour la dernière fois, le 6 mars 1904, on relève son nom sur la feuille de présence.

Voyons-le à l'œuvre pendant cette longue période de cinquante-trois années où il a été presque continuellement au milieu de nous avec une assiduité qui ne s'est guère relâchée.

Ce n'est pas à dire pour cela que, dans les premiers temps de notre Société, l'influence de Paul Terquem qui devait, plus tard, se faire si vigoureusement sentir, se traduise par des signes sensibles : il suivait le mouvement et ne l'imprimait pas, laissant la direction aux fondateurs qui, par leur situation personnelle à Dunkerque, leur âge, leurs travaux antérieurs, avaient mieux que lui les moyens de défendre la jeune plante dont ils prenaient soin contre des attaques et des préjugés ; mais, pour être occulte en quelque sorte, son rôle n'était pas moins important.

Les dirigeants de l'association, les Derode, les de Coussemaker, les Cousin, avaient bien créé une académie jJont le programme embrassait l'ensemble des connaissauces humaines, mais aussi ils avaient surtout porté leur attention sur les sujets qui intéressaient la région ;

ils songeaient à nos anciennes'Cftam&res de Rhétorique en se proposant de « relever une institution locale ». Alors Terquem intervenait et, avec toute la logique d'un esprit porté vers les conceptions générales, il rappelait à ses confrères que, sans dédaigner notre province, le cadre des travaux était plus large puisque la jeune académie devait, sans restriction ni réserve, travailler à « l'Encouragement des Sciences, des Lettres et des Arts ».

Peu à peu, Paul Terquem amena à son opinion ses compagnons d'études ; ils comprirent qu'à côté d'une association au programme encyclopédique, il y avait place à Dunkerque pour une seconde société dont le programme, plus rigoureusement limité, s'attacherait particulièrement à faire revivre la vieille Flandre dans son passé, dans sa langue et dans ses traditions. Alors, en 1853, les mêmes érudits qui avaient créé la Société Dnnkerquoise, instituèrent le Comité Flamand de France; l'expérience a prouvé qu'ils avaient été bien inspirés. Sans se nuire, dans un sentiment de cordiale confraternité, les deux Sociétés travaillent côte i\ côte, s'unissant pour accroître le fonds commun de nos connaissances historiques et pour entretenir dans notre province le goût de la haute culture intellectuelle.

Ainsi, comme nous devons le répéter, l'influence très réelle de Paul Terquem sur la Société Dnnkerquoise contribua puissamment à l'engager dans la voie dont elle ne s'est plus écartée, mais ne se marque guère par une trace effective durant les premières années. Tout au plus pouvons-nous noter qu'à la Section des Sciences (on a depuis abandonné cette organisation par Section )w dont il fil partie depuis l'origine, il fournissait, à la séance du 30 octobre 18Ô3, un Rapport sur un ouvrage

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