‹ MémoiresChapitre 68 sur 111 · E. DE8ACKER · texte numérisé non relu

E. DE8ACKER

Ik zal u geven vêle schoone dingen Die ikzal met brengen uit den Hemel Lekker dingen van Spanien Appeltjes van Oranien Lekker koekjes en massepin Voor al de kinders die braeven en [gehoorzaem zyn.

Je vais vous donner beaucoup de [belles choses Que j'apporte avec moi du Paradis Des choses friandes venant d'Espace Et de jolies petites pommes d'Orange Des gâteaux fins et des massepains Pour tous les enfants sages et obeis- [sants.

(Renseignement reçu ie 6 norembre 1908).

La même chanson se chante à Courtrai avec quelques variantes, mais sans la finale que je viens de citer.

Citons encore, * d'après M. Willemsen, la chanson suivante en usage à Malines. Elle offre une certaine originalité ; mais, comme pour plusieurs autres, que nous" croyons inutile de reproduire, le sens nous en échappe et n'apporte aucun renseignement pour le but de nos recherches :

Juffrouw, open uwe deur En laet ons te samen binnen Sint Marte staet er voor Hy zal gratie byu vinden Hy mag bier en hy mag wyn. Hy zou geerne byu zyn Gy moet weten voor gewis Dat het sint Marten is

Kruyp al gauw

Al in de s^houw Laet wat app. !cn, peeren vliegen Gy zult ons niu bedriegen

Laet ons grabbclen zeer Uyt den goudcn leeren mand Uyt den goudcn leeren kist.

Want het sint Marten is.

Mademoiselle ouvrez votre porte Et que nous restions ensemble Saint Martin est devant la porte Il trouvera grâce devant vous.

Il aime la bière, il aime le vin Il resterait volontiers près de vous.

Vous devez savoir certainement Que c'est la Saint-Martin.

Glissez-vous vite

Dans la cheminée Jetez-nous des pommes, des poires.

Vous ne voudriez pas tromper notre [attente.

Puissions-nous ramasser beaucoup Ce qui sort du panier d'or Et du coffre de cuir doré Parce que c'est la Saint-Martin.

L'usage de fêter S'-Martin est très répandu en Belgique — autant qu'en Allemagne. — La coutume dunkerquoise s'y retrouve avec beaucoup d'analogie dans toutes les villes et villages du littoral situés dans la zone des dunes qui s'étendent de Gravelines aux bouches de l'Escaut.

Les lanternes de papier (papier-Ianterneen) les (beetrapen) betteraves lanternisées, les chansons plus ou moins variées, sont de pratique courante. Un seul point est tout-à-fait spécial à Dunkerque, c'est la légende de l'âne égaré dans les. dunes et de sa recherche nocturne suivie du miracle des croquandoules.

Cette particularité explique la promenade aux lanternes pour éclairer la recherche et des toet-hoorn (teutres) pour appeler le baudet perdu.

En Allemagne, comme en Belgique, malgré leur analogie indiscutable, légendes et chansons sont muettes sur ce point qui reste à élucider.

Toutefois, pour compléter autant que possible cette monographie, nous faisons suivre cette étude de l'indication de quelques coutumes étrangères qui, tout en démontrant la généralité du culte de saint Martin, n'ont qu'un rapport indirect avec la coutume dunkerquoise.

E. DEBACKBR

5° Quêtes des enfants. (Enfants-quêteurs)

Le Dr Reuter nous dit (page 207) qu'en Allemagne, la veille de la S'-Martin, « les enfants vont en chantant, par petits groupes, quêter de porte en porte, demander des offrandes au nom du saint bienfaisant ami des pauvres.»

Cet usage, inconnu dans la Flandre française, existe encore avec quelques variantes, non seulement en certains districts des Flandres belges. (Beveren, Waes, Ypres, Bruges) mais aussi dans la province d'Anvers (Malines, Turnhout) dans le Hainaut (à Tournai), dans le Limbourg et la province de Liège.

En aucune de ces contrées les jeunes quêteurs ne font usage de lanternes. Ils chantent avec le seul objectif d'obtenir des friandises ou du combustible pour allumer le soir des feux de joie dans les carrefours de leurs quartiers respectifs.

La légende dunkerquoise est étrangère à cette coutume qui n'entre pas dans notre cadre,bien que la fête de saint Martin en soif le sujet ; mais à ce titre, nous reproduisons ci-après quelques-unes des chansons des enfantsquêteurs.

A Courtrai, les jeunes chanteurs préludent à leur requête par une variante de la chanson chantée à Furnes et dans les dunes belges, citée à la page 235 :

Op sinte Martens' avond De toren gaet met naer Gent En als ray moeder wafels bakt Ik zit zoo geerne omtrent.

Met roerpap met wittebrod T zyn zulke groote brokken Ik kan ze bina niet slokken

La veille de la Saint-Martin La tour m'accompagne à Gand ; Et quand ma mère cuit des gaufres Je m'assieds volontiers près d'elle.

Dans la bouillie au pain blanc Il se trouve de si gros morceaux Que je peux a peine les avaler.

Sinte Michiel

Draeit zyn wiel Met zyn blooten armen ; Wy zullen ze moeten verwarmen

By de wieren Ter eere van sinte Liere Ter eere van sinte Lap.

Eet uwen buyk vol rystpap.

Saint Michel Tourne sa roue Avec ses bras nus ; Nous devrions les réchauffer

Près des feux (de joie) En l'honneur de sainte Lière, En l'honneur de saint Lape 0) Mangez à plein ventre de la bouillie [de riz (»).

A Beveren-Waes, les petits quémandeurs s'en vont chantant :

De jonken van de dorpen

Die waren hier al by een.

Het geldeken dat wy s'jarent haen

Dat is hier al verteerd.

Wy zullen gaeu leeren hout rapen

Turf rapen Al op sint Jaans manieren.

Vrolyk zullen wy vieren Gelyk wy s'jaren plagten, Een stuk van zine mantel Al met zyn billekens bloot.

En wilde gy dat niet geven Dan gy zyn een groote jood.

En houtje of een turfken.

In sinte Marte korfken

Les enfants des hameaux

Sont ici tous réunis.

Nos petites épargnes de Tannée

Sont déjà toutes dépensées.

Nous apprendrons* ramasser du bois

A ramasser de la tourbe Comme on fait à la S^Jean.

Nous fêterons joyeusement Comme nous le faisons tous les ans, Une pièce de son manteau Qui laisse ses petites fesses nues Et si vous ne le donnez pas C'est que vous êtes un grand juif.

Une petite bûche ou une petite motte [de tourbe I Dans le petit panier de saint Martin.

Lorsqu'on leur a donné, les quêteurs chantent

Hier woondt een goed vrouw Die lang leven zal, Hondert jaer en een dag Tôt dat zy geen brood nog kaes [meer mag.

Ici demeure une bonne femme Qui aura une longue vie, Cent ans et un jour.

Jusqu'à ce qu'elle perdra le goût du [pain et du fromage.

(1) Sainte Lière et saint Lap paraissent être des saints d'une fantaisie populaire.

(S) Entremets froid usité en Flandre et en Brabant. C'est un composé de lait, ris et sucre, aromatisé de oannelle, safran et vanille.

E. DEBACHER

Si on les renvoie sans donner, ils s'en vont en criant :

Hier hangt een baksken mit zemelen

[uit En daer vliegt de gierige duivel uit.

Ici pend un petit sac de son D'où s'envole un diable avare.

Dans le Limbourg, les enfants vont de maison en maison quêter du combustible pour réchauffer saint Martin. Ils chantent :

Sinte Martens heeft zoo groote koud Geeft ons maer groot als een boone

Onze lieven Heere zal 't in de hemel [loonen.

Saint Martin a grandement froid Donnez-nous seulement gros comfme une fève Notre cher Seigneur dans le Ciel [vous récompensera

Pour remercier, ils disent : « Goed deel ! Goed deel ! • (Bonne part, bonne part).

A Turnhout, les enfants de chaque quartier allument le soir un feu dans la rue. Ils ont quêté le matin, en chantant :

Van dag is't sinte Marten En morgen de kruk Wy komen uit goeder harten Wy hadden zoo geerne een stuk Wy zullen van ze leven van hier [niet gaen Of wy hebben wat opgedaen.

Hout, hout, turf en hout

Kloeren, kloeren haentje.

Een turfken of een spaentje

Hoe verre zal dat vliegen

C'est aujourd'hui la Saint-Martin Et demain la béquille (?) U) Nous venons du meilleur coeur Recevoir avec plaisir un morceau.

Nous ne partirons jamais de la vie

[d'ici Sans avoir obtenu quelque chose Du bois, du bois, de la tourbe ou du

[bob Chante, chante petit coq Une petite motte (de tourbe) ou une [bûchette Jusqu'où cela volera-t-il ?

(1) Est-ce ubc allusion à lu crosse de l'évêque ?

LKS ORIGINES DE LA Sl-MARTIN

Over de merkt en over de Ryn 't zalnog wcl een groote Sinte Mar- [ten zyn Krieg ik wat als*t u belieft.

Au delà du marché et au delà du

[Rhin?

Et ce sera encore une bonne Saint-

[Martin

Que je reçoive quelque chose, s'il

[vous plaîr.

Après une pause, ils continuent :

Daer is wel nog een goede vrouw Die ons wel wat geven zoo I loe lang zaî ze leven Hondert jaer en een dag Tôt dat zy geen kaes nog brood [meer .mag Krieg ik als 't belieft.

Il y a bien encore une bonne femme Qui nous donnera quelque chose Combien de temps vivra-t-elle ?

Cent ans et un jour Jusqu'à ce qu'elle ait perdu le goût [du pain et du fromage.

Que je reçoive quelque chose s'il [vous plaît.

S'ils n'ont rien reçu, ils s'en vont en criant :

Là derrière dans cette grande maison Il pend un sac plein de son.

Autant de son, autant de poux F... le patron à coups de pied dans [les latrines.

(La traduction u'exagère pas l'invective).

Daer achter in dat hooge huis Daer hangt eenzak met zemelen uit.

Zoo menige zemelen, zoo menige

[luis Schopt den baes in 't schythuis.

La chanson suivante, de Matines, se rapporte aussi aux feux de la Saint-Martin :

Wy komen van straat tôt itraaten Wy hebben nog niet gehaJ Wy komen om sinte Marten Gecfs binte Marten wat Wilt ons wat appelkens geven En daer met wat torfkcn by Wy komen om binte Marten Wy staen al op een ry

Nous allons de rue en rue Nous n'avons encore rien reçu Et nous venons pour saint Martin ' Donnez quelque chose à saint Martin Veuillez nous donner quelques pom-

[mes Et avec cela un peu de tourbe Nous venons pour saint Martin Nous tenant tous en rang

liémvirei Je lu Société ùunienjuoiu. - 19f 8

K. DKIiACKKH

S avond omtrent den tien

Ontstcken \vy onze vier

Daer komen dcn gebueren

Daerom staen z:en

Met fakkelen en fu/.êin

'lot uren van onze vie.*

Wy vieren dan sintc Martcn

Al op ons ou Je manier

Wy braden dan appels met den hoop

Dan is oiis vier in brand

Het bier dat Volgt dan mit den stoop

« Parbleu ! voili qui est galant ».

Ce soir vers dix heures Nous allumons notre feu Les voisins viennent autour Et attendent debout Avtc torches et fusées Jusqu'à l'heure de notre feu Alors nous fêlons saint Martin A notre vieille mode Nous cuisons des pommes au tas Alors que le feu fl.imbe La bière vient apKs par pots « Parbleu ! voilà qui est galant».

LES ORIGINES DE LA Sl-MARTIN 243

5U Diverses coutumes régionales ou locales relatives à la Saint-Martin

Nous avons suffisamment exposé la coutume de notre population dunkerquoise qui, d'ailleurs, n'est pas observée en dehors de l'arrondissement : Gravelines, Bergues et Hondschoote en ont seules conservé la pratique plus ou moins affaiblie.

Dans cette dernière ville, les enfants observent encore la coutume, fréquente dans les Flandres belges, de pendre, la veille de S'-Martin, un de leurs bas rempli de foin, dans la cheminée, chez eux et chez leurs proches parents. Dans sa ronde de nuit, qu'il effectue à cheval, au-dessus des maisons, le saint prend le foin destiné à sa monture et le remplace par des « voolaerdsC)», des pommes, des croquandoules <2) et autres friandises.

A Bergues, les directeurs du collège libre de S'-Winoc, voulant aussi perpétuer la légende du patron de l'église paroissiale où il est représenté en centurion romain coupant un pan de son manteau pour en revêtir un pauvre, ont organisé depuis une dizaine d'années, un cortège aux lanternes auquel viennent se joindre, en chantant, tous les bambins porte-lumières (Voir page 218).

Par suite de certaines circonstances où la politique n'est pas étrangère, il se peut que la cérémonie quasiofficielle ne soit pas renouvelée celteannée 1908; mais nos bons voisins n'oublieront ni saint Martin ni la légende. On peut compter sur les jeunes • Bergenaers ».

(1) En franj*aisou f>- n. r»ce « fo »r.t« ». Crtr. .in*- **fi**-e de petite* briuchefl à deux t"-îe« spécialement faite» a U 3»èbc-M*i t.n, a k» â.*:ai-5ic»la4 et le jour Je Noël.

(2) En flamand • jaj>-bxkj~4 ».

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A Yprcs, comme à Hondschoole, les enfants déposent aussi dans la cheminée, la veille de la fête, leurs bas remplis de foin pour le « cheval blanc » de saint Martin. Ils retrouvent le lendemain le loin remplacé par des -friandises — et quelquefois par une botte de verges monitoires.

Autrefois, dans la même localité, une délégation des domestiques de la ville allait, la veille de S'-Marlin, emprunter à l'église une chape dont se revêtait l'un des délégués pour figurer le saint évêque. Ainsi travesti, il parcourait la ville en agitant une clochette et offrait de distribuer aux enfants ctes principales maisons, au nom de saint Martin, des jouets et bonbons, moyennant quelque monnaie qui se dépensait à boire avec les camarades.

A Courtrai, les enfants creusent des citrouilles ou de gros navets pour en faire des cassolettes avec lesquelles ils se promènent le soir en chantant « Sinte Miertens avond ». (Voir au chapitre Chansons).

A Matines, les enfants se réunissent en troupe et vont dans la journée, de maison en maison, faire une quête en chantant les chansons du jour. Les garçons s'affublent de chapeaux en papier et de barbes d'étoupe. L'un d'eux, habillé en évêque et le menton orné d'une longue barbeblanche, monte sur un pavois improvisé porté sur les épaules de quatre de ses compagnons. Il tient à la main une grande cuiller à pot (pollepel) dans laquelle il reçoit noix, pommes, poires, gâteaux, ou cents (pièces de deux . centimes) qu'on donne pour les chanteurs.

A Tournai, où le même usage est pratiqué, « saiut Martin » porte une épéc nue sur laquelle il embroche les pommes et poires qu'on lui donne.

A Mous, dans beaucoup de maisons, il y a réunion pour manger en famille le plat traditionnel consistant en une compote de pommes entourée de petites saucisses.

Dans le Brabant, le plat du jour, le plat populaire, est le « Kockbak », espèce de pâtisserie spéciale à la Saint- Martin. C'est un gâteau sec qui s'accompagne de*force libations en l'honneur du samt.

A AnverSjàMalinesetdans la Campiue, une personne de la famille, déguisée en évêque, la crosse en mairi, entre la veille au soir, dans la chambre des enfants, s'informe de leur conduite ; s'il est mécontent, il jette des verges; s'il est satisfait, il jette des noix, des pommes et des «voolnrds* que les enfants ramassent en chantant :(')

Sintc Marten kruk, j Bjquille do sai.it Mirtin

Geeft my een appel I Do:uic-moi une pommj

Ik gceft u een stuk ; \ Je t'en djnnjrii un morceau

Geeft my een hcelen | Donne-m'en une entière

Ik zal hem deelen ! Je te la partagerai ;

Geeft my een halven i Si tu me donnes la moitié

Ik z il hem kalven ; Je la rejetterai

Geeft my een kwartier \ Si tu m'en donne» un quartier

Ik gooi lict in 't vier \ Je le jetterai au feu.

Dans les provinces de Liège et de Li m bourg se tiennent encore dans les familles, le 11 novembre, des agapes en l'honneur du saint du jour.

L' • Oie de la S'-Martin » y joue le princip.il rôle, comme dans presque toute l'Allemagne.

A ce repas, un certain os de l'oiseau consacré a le don

0) Si.if r.'tte chiiitun. li coutume anvi>r*oi>e orait m :oro pratiquée i ientiuumiMit «la»»* cerciu'ie» f.miil'ps .iuukt»n|uoiPcs vers 185 ). lVu»-ctre n\v*t-e'lo jus co.iiph tuiupnt tonuVi? ru <iodur(u t<>. (Sou Tenir j> rsouuel «le r.ur.cur).

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de phophétie ; s'il est rouge, l'hiver sera froid ; s'il est blanc, le contraire aura lieu.

L'auteur du « Calendrier belge », d'où nous avons extrait la plupart des notes ci-dessus, termine sa notice relative à saint Martin par cette remarque :

« Sf vénéré que saint Martin soit en Belgique, il nV. » jamais été le patron du pays comme en France et » aucune des cérémonies rattachées à la S'-Martin dans » les provinces flamandes ne se retrouve en Touraine.

> De plus, les biographes du saint ne racontent aucune » circonstance de sa vie qui eut pu donner naissance à la > coutume de célébrer sa fête en allumant des feux. Il en » conclut qu'ils sont les restes d'une ancienne-fête païenne » qui se célébrait en l'honneur de Wustan ou (ÏOdin, le » dieu Scandinave. »

L'auteur du « Calendrier belge p, baron de Reinsberg- Duringfeld, qui fait cette remarque, ne connaissait probablement pas la légende dunkerquoise qui explique si naturellement la promenade des feux allumés avec l'accompagnement des toel-hoorn d'appel (Vulgo feutres)-

Apres la légende, quelques lignes d'histoire :

Notice biographique

sur

Saint Martin, évêque de Tours.

Xé en Pan non ie (Hongrie) vers 316, saint Martin mourut à Garnies, près de Tours, dans les dernières années du IVe siècle.

Fils d'un tribun militaire, il servit dans les armées romaines et devint centurion. C'est pendant cette période qu'il manifesta sa grande charité en coupant la moitié de son manteau pour en couvrir un pauvre.

Attiré par la doctrine chrétienne, il renonça à la profession des armes ; après avoir reçu le baptême, il entra clans les Ordres et fut ordonné prêtre par saint Hilaire dont il était le disciple. Xommé évèque de Tours, en 374, il devint l'un des plus grands prélats de l'Eglise romaine. Sa nouvelle dignité ne changea pas sa manière de vivre. Au zèle et à la charité d'un évêque, il joignait l'humanité et la pauvreté d'un anachorète.

Fuyant le monde, il bâtit, près de Tours, le célèbre monastère deMarmoutier qui passe pour la plus ancienne abbaye de France. Saint Martin y rassembla 80 moines qui suivaient le régime des solitaires de la Thébaïde.

Après avoir converti son diocèse, il fut I'« Apôtre de toutes les Gaules ». L'empereur Valentinien, étant venu dans les Gaules, le reçut avec honneur.

Saint Martin mourut en 397, à Candes, sur la Loire, où est exposé, en l'église paroissiale, le tombeau du prélat.

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Il est le premier saint qui ait reçu un culte publie dans l'Eglise romaine. Ses reliques furent brûlées par les Huguenots, sous Charles IX, en 1562.

Sulpice Sévère, son disciple, et Fortunat ont écrit sa vie.

* Novembre 1908.

£e JCait homicide

PAR

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Vétérinaire Départemental-adjoint, Membre Titulaire rébidant.

La propagation de la Tuberculose

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