PAUL TERQUEM A LA SOCIETE DUNKERQUOISE XV
besoins de notre époque, que la vulgarisation des connaissances humaines qui ont transformé le monde au cours du XIXe siècle, était une œuvre éminemment utile i»t féconde. Nbn seulement il recruta des conférenciers dans le corps professoral du Collège, non seulement il obtint de l'administration municipale un local pour les réunions et une subvention pour faire face à des dépenses inévitables, mais il prêcha d'exemple.
Durant les années 1864 et 1865, nous voyons "notre doyen traiter les sujets suivants :
La Machine à vapeur,
La Mer et ses mouvements,
La Chaleur,
L'Astronomie populaire, puis résumant, dans une réunion de clôture, les résultats de cet enseignement donné sous une forme, nouvelle, il disait :
« Votre assiduité dans cette enceinte a répondu mieux
o que tous les raisonnements ne l'eussent pu faire à ces
« esprits d'une autre époque qui prétendaient que toute
« œuvre d'intelligence avait peu de chance de réussite
« à Dunkerque Il est maintenant connu de tous les
« esprits droits et pratiques que les Sciences pures sont la
« lumière et le flambeau de la Civilisation, comme la
« mécanique en est la force, comme les Arts en sont la
« richesse et la beauté. »
Après ce premier élan, la vogue des conférences fléchit ; sous la forme de Cours publics plutôt que de leçons détachées, on s'appliqua à les reprendre en 1879 et années suivantes ; Paul Terquem qui se montrait toujours le plus fervent de leurs partisans y aborda ces questions :
XVI EM. BOUCHEf
De l'Eau au point de vue de sa composition chimique (1879),
Mouvements de V Atmosphère (1884).
Cette brève énumération suffit pour indiquer avec quelle ardeur persévérante notre doyen s'était donné ù cette tentative persévérante de vulgarisation parla parole ; on l'abandonna un peu de guerre lasse, mais s'il était à propos d'insister ici sur ce point, j'aimerais à vous montrer, Messieurs, que Paul Terquem transmit à la Société Dunkerquoise (et ce fut là le secret de son influence comme de sa force parmi nous) un peu de la ténacité qui était le fond de son caractère. Nous avons repris cette belle œuvre des Conférences, nous l'avons adaptée à des besoins nouveaux sous l'impulsion de celui qui en fut l'inspirateur, mais ce n'est pas à moi de parler du succès obtenu.
J'ai insisté un peu longuement sur les efforts de notre Compagnie en faveur de la vulgarisation de l'instruction, efforts qui se traduisent non seulement par cette campagne plusieurs fois reprise de Conférences, de Cours publics, mais encore par la présence sur nos programmes , à partir de 1863, de sujets tels que :
Histoire de Dunkerque à l usage de ta jeunesse,
Livres de lectures courantes pour les Ecoles primaires,
BhgtQpIùcSt
Monographies des Communes de V Arrondissement, etc.
Voua mu lu pardonnerez, Messieurs, mais il m'a semblé qu'il importail de bien mettre en lumière par un exemple I indéniable de l'influence de Paul Terquem je dans le champ où elle s'est exercée le plus d'efficacité et de force.