‹ MémoiresChapitre 8 sur 111 · PAUL TERQUEM A LA SOCIÉTÉ DUNKERQUOISE XVII · texte numérisé non relu

PAUL TERQUEM A LA SOCIÉTÉ DUNKERQUOISE XVII

Je ne saurais avoir la prétention de suivre ici pas à pas, même dans, le cadre qui pourrait être considéré comme le mien, l'histoire de la Société Dunkerquoise ; elle a été trop bien tracée par Mordacq et M. Emile Debacker pour que je veuille y rçvenir. Il me suffira d'indiquer que M. Terquem fut élevé à la Présidence en 1865, puis en 1868 ; dans l'intervalle, il fut chargé de divers rapports : concours d'architecture, concours de Sciences ; sa par,t dans les lectures en séances fut faible, je ne trouve à mentionner que la note sur une brochure: c La célèbre théorie des parallèles de Mathieu Ryan », sans compter les discours présidentiels. Mais il ne faut pas omettre d'indiquer qu'il avait été nommé en 1867 Chevalier de la Légion d'Honneur, et il est permis de croire que ses nombreux travaux à la Société Dunkerquoise ne furent pas complètement étrangers à sa nomination. Le champion dévoué de l'instruction populaire avait déjà reçu les Palmes académiques et obtint plus tard la rosette d'Officier de l'Instruction publique.

L'année 1870 s'ouvrit sous les favorables auspices ; quelques mois plus tard notre cher pays était en proie aux misères de la défaite et de l'invasion. Au milieu des angoisses patriotiques de tous, la douleur de Paul Terquem était encore plus poignante : sa chère ville de Metz qu'habitaient ou qu'aimaient ceux qui étaient le plus près de son cœur se voyait assiégée, prise, livrée à l'ennemi ; son respectable beau-père(') fuyait la Lorraine devenue allemande, tandis que, dans une protestation indignée, du haut de la tribune française, son beau-frère,

(1) Terquem (Otry), pharmacien a Metz dont les travaux «ur tes foraminlfères sont «muas dn monde entier. Betiré à Paris il devint vice-président de la Société Géologique de France.

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XVIII EM, BOUCHEt

M. le Dr Bamberger, dernier député français de Metz, vouait aux gémonies les auteurs responsables delà guerre.

Un homme moins énergique, moins tenace que Paul Terquem se fût abandonné à la désespérance ; lui se raidit contre le malheur ; il ne changea rien à son existence journalière, mais il multiplia ses efforts pour apporter quelque soulagement aux misères matérielles et morales qui faisaient tant de ravages autour de lui. Seulement on ne passe pas impunément à travers de telles épreuves. Lorque la guerre fut finie, le libéral d'antan s'était déjà donné tout entier à la République qui, du moins, en prolongeant la défense nationale, nous avait sauvé l'honneur.

Nous avons dit que Paul Terquem n'avait rien changé aux habitudes, de sa vie journalière, on l'avait vu venir avec son assiduité coutumière aux rares et tristes séances de notre Société. Nommé Président en 1871, il avait senti la nécessité de réagir et avait été le premier à donner l'exemple du travail ; mais son énergie n'avait pas été récompensée.

Le contre-coup de nos désastres se fit vivement sentir jusque dans cet asile de l'Etude où des hommes venus de tous les points de l'horizon aimaient jusqu'ici à se rencontrer. Les germes de division qui existaient déjà se développèrent ; l'accord ne régna plus entre ses membres, pendant plusieurs années la Société végéta. En vain Paul Terquem qui voulait qu'elle vécût (et quand il voulait, il voulait bien) multipliait les lectures dans ces temps de disette. Nous relevons à son actif durant cette période :

Mémoires sur la Télégraphie maritime de nuit, Rapport sur la Faune de la Flandre maritime, Note sur les abordages de nuit à la mer,

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