SÉANCE DU 3 JUILLET
La séance est ouverte à 8 heures 1/2, sous la présidence de M. le Dr Duriau, président.
Sont présents : MM. E. Bouchet et E. Debacker, vice- Présences, présidents ; H. Terquem, secrétaire-général ; Dr Lancry, bibliothécaire-archiviste; M1IeCrunel ; MM. Baras, Beaufils, Bion, Bled, Bonnaire, Bonnet, A. Boone, Cazenave, Cleenewerck,de David des Etangs, Denquin, Desplanque, L. Dreyfus, S. Dreyfus, Ch. Duriau, Geysen, Gontier, Guesle, Lecocq, Ch. Lefebvre, H. Lefebvre, sous-intendant Lévy, J. Morel, Oury, Picard, Poulain, Dr E. Reumaux, Rolland, Ruyssen, Simon, Vaillant, Vormus, Wade ; Gory, secrétaire.
Il est donné lecture du procès-verbal ; M. Lecocq fait Procès-verbal. observer qu'il a été dit par erreur que la fête de la Saint-Martin avait également lieu à Dijon : c'est à Dusseldorf ; M. Lecocq a demandé des renseignements sur cette fête dans cette ville, mais n'a pas encore reçu de réponse ; après cette modification, le procès-verbal est adopté.
M. le Président offre, au nom de la Société Dunkerquoise, Condoléances. ses compliments de condoléances à M. Gory qui vient de perdre sa grand'mère ; puis il souhaite la bienvenue à R^*c(a°xdc MM. Bonnet et Guesle qui assistent pour la première fois membres. aux séances de la Société Dunkerquoise ; il est certain qu'ils seront pour notre Compagnie des auxiliaires précieux et dévoués.
Elections.
Correspondance. y[ je Secrétaire-général donne lecture de la correspondance qui comprend, outre la correspondance administrative, des lettres de Mme Lefranc-Claisse, de MM. J. Trystram et O Lévi qui remercient des condoléances qui leur ont été adressées ; de MM. Bonnet et J. Guesle remerciant de leur admission à la Société Dunkerquoise ; une lettre de démission de M. A. Pannier, quittant Dunkerque, et enfin une lettre de M. le Principal du Collège Jean-Bart demandant à la Société Dunkerquoise d'offrir un prix d'honneur. Il est décidé que, comme chaque année, ce prix sera donné.
M. Maeght, négociant, est élu membre titulaire résidant. M. Ed. Hublé, commandant d'infanterie en retraite, chevalier de la Légion d'honneur, adjoint au maire de Malo et M. L. Dorine, armateur, sont élus membres titulaires non résidants.
M. le Président rend compte que M. H. Terquem se voit dans l'obligation de se démettre de ses fonctions de Secrétaire-général. Il rappelle que M. H. Terquem a été pour la Société Dunkerquoise un aide précieux et un collaborateur très dévoué ; il regrette vivement de le voir quitter ses fonctions, mais les statuts et la tradition veulent que le Maire de Dunkerque soit, de droit, Président d'honneur de la Société ; il espère que notre collègue ne cessera pas de s'intéresser à notre Société et lui conservera toujours sa collaboration. Il espère également que M. A. Dumont restera toujours le conférencier érudit et le causeur charmant si goûté des auditeurs des conférences de la Société Dunkerquoise, et que nous trouverons toujours en lui le collègue aimable et dévoué qui n'a pas cessé d'être un collaborateur précieux ; il le remercie des nombreuses marques d'intérêt et de sympathie qu'il a toujours données à notre Compagnie.
Election du Secrétairegénéral.
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES XLV
M. H. Terquem remercie M. le Président des paroles qu'il vient de prononcer ; il n'oubliera pas que son père était membre fondateur de la Société Dunkerquoise et s' intéressera toujours à ses travaux. Il ne quitte qu'avec regret ses fonctions de Secrétaire-général et aurait beaucoup aimé à les conserver,mais il a dû s'incliner devant les exigences des statuts. Il espère, néanmoins, pouvoir encore être utile à la Société Dunkerquoise et lui continuera toujours sa collaboration.
Avant de procéder au scrutin. M. le Président lève la séance pendant quelques instants.
Après le dépouillement, M. Simon est proclamé Secrétairegénéral et invité à prendre place au bureau.
M. Simon remercie l'Assemblée de l'honneur qu'elle vient de lui faire et tâchera de s'en rendre digne ; il assure la Société Dunkerquoise de tout son dévouement, mais il fait remarquer qu'il lui sera bien difficile de remplacer M. H. Terquem à qui il succède.
A la demande de M. E. Bouchet, M. Simon donne Lecture
i i» f i> i . i> iT- , de M. Bouchet.
lecture d un fragment d une relation d un voyage effectue en 1886 dans l'Allemagne du Sud par M. Bouchet, père de notre vice-président. Ces pages, qui donnent une description de Munich et esquissent quelques traits de la vie bavaroise, intéressent vivement l'auditoire qui, à plusieurs reprises, a manifesté son approbation par de nombreux applaudissements. M. le Président remercie vivement M. Bouchet d'avoir bien voulu donner ces pages à la Société Dunkerquoise et remercie également M. Simon qui a assumé la tâche de les lire.
XLVI SOCIETE DUNKEHQUOISE
Lecture \j# Rolland donne lecture d'une communication de M.
de M. Bossaut.
Bossaut sur « La politesse chez les Chinois ». Ainsi que M. Bossaut l'avait déjà fait ressortir dans une précédente étude, la société est fondée en Chine sur le respect, de même que le système philosophique du moraliste chinois. La plus grande préoccupation des Célestes, dans les rapports de la Société, est de doser, de distribuer le respect selon la classe, l'habit ou la position de chacun. D'après les vieux auteurs classiques de l'empire du Milieu, il existe environ trois mille préceptes relatifs aux bienséances à observer dans la pratique journalière de l'existence ; les fils du Ciel n'en ressentent aucune gêne ; il est vrai qu'on les leur apprend dès leur jeune âge, sur les bancs de l'école. Ce souci des bienséances donne lieu à d'amusants incidents. Le vice-roi de Canton ne veut pas recevoir le corps consulaire de la ville, ce dernier ne voulant pas, pour lui rendre visite, pénétrer dans le palais par une porte latérale. Les diplomates européens sont autorisés, après de longs pourparlers, à conserver leur épée de cérémonie mais doivent, pour paraître à la Cour impériale, quitter lunettes et pincenez, etc.
M. le Président remercie M. Rolland d'avoir bien voulu donner lecture de cette communication très intéressante qui a été vivement applaudie.
L'heure avancée ne permettant pas d'épuiser Tordre du jour, les communications de MM. lo docteurs Duriau et Lancry sont renvoyées à la prochaine séance.
La séance est levée à jo heures 1/2.
PROCES- VERBAUX DES SEANCES XLVII