SÉANCE DU 7 AOUT
Li séance est ouverte à 8 heures 1/2, dans la salle de la Bibliothèque Communale, sous la présidence de M. le DrG. Duriau, président.
Sont présents : MM. H. Terquem, président d'honneur; Présences. E. Bouchet et E. Debacker, vice-présidents ; Dr Lancry, bibliothécaire-archiviste ; Mlle Crunel ; MM. Baras, Beaufils, Bion, Bonnet, A. Boone, Denquin, Guesle, commandant Hublé, Lecocq, Ch. Lefebvre, H. Lefebvre, H. Lemaire, Lemaire-Bonpain, commandant Lévi, sous-intendant Lévy, Oury, Picard, Portevin, Sterckeman, Vaillant, Verlomme, Vormus, Wade ; Gory, secrétaire.
Excusé: M. Simon, secrétaire-général.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. Procès-verbal.
Sur une demande de M. Desplanque, relative à la celé- Fête de la
. îirwi Saint-Martin.
bration de la fête de la Saint-Martin à Dusseldorf, M. le Président fait circuler un numéro de l'édition française du journal allemand « Le Journal illustré » donnant une reproduction d'une peinture à la tempera de Heinrich Hermanns, représentant la veille de la Saint-Martin (9 novembre) à Dusseldorf, qui lui a été communiqué par notre collègue M. Georges Dumont. D'autre part, M. Lecocq a reçu un mémoire relatif à cette même fête,mais rédigé en allemand ; M. le commandant Lévi veut bien se charger de sa traduction et la communiquer à la prochaine séance. M. le Président remercie vivement, au nom de la
Société Dankerquoise, M. Georges Dumont ainsi que MM. Lecocq et Lévi d'avoir bien voulu contribuer à cette intéressante étude.
Condoléances. M. le Président fait part à l'assemblée du deuil qui vien: de frapper MM. Ackein et Guilbert,qui ont eu la douleur de perdre l'un sa mère, l'autre son père ; au nom de la Société. Dunkerquoise, il leur a adressé ses plus sincères compliments de condoléances.
Félicitations. M. le Président adresse, au nom de la Société Dunkerquoise, des félicitations à MM. Allemès, capitaine Leroy et Lefèvre, doyen de la Faculté des Lettres, nommés chevaliers de h Légion d'honneur, ainsi qu'à Mlle Chimot et à MM. Kremp et de Saint-Léger, nommés officiers de l'Instruction publique.
Réception de M. le Président souhaite la bienvenue à MM.Sterckeman,
nouveaux , T . . ,
membres. Portevin et commandant Huble, qui assistent pour a première fois aux séances de la Société ; il émet le vœu qu'ils seront pour notre Société des collaborateurs très actifs.
Correspondance. Il est donné lecture de la correspondance qui comprend. outre la correspondance administrative, une lettre de M. Guilbert donnant sa démission pour raison de santé, une lettre de M.Lavergne, remerciant des condoléancees qui lui ont été envoyées, une invitation de la Fédération historique et archéologique de la Flandre orientale à assistera la vi* session de la Fédération organisée par la Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand au château de Calmont Ruyen . enfin une lettre de M. le Maire de Dunkerque transmettant une lettre de M. G. de Nouvion qui* propose de faire une conférence sur un Dunkerquois trop oublié, M. Coquelin, qui fut un économiste distingué.
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES XLIX
Sur la proposition de M. le Président il est décidé de Conférence, demander à M. G. de Nouvion de bien vouloir donner à la Société Dunkerquoise une conférence sur Coquelin.
M. Petyt, auteur de plusieurs pièces de théâtre qui ont „ Election
11 ' d un nouveau
été jouées et très goûtées à Paris, est nommé membre membre. correspondant.
Trois nouvelles candidatures, celles de Mme Manier, Candidatures. imprimeur-éditeur, et de M.Lespilette, officier de l'Instruction publique, secrétaire en chef de la Mairie de Dunkerque, comme membres titulaires résidants et deM.R.Lambrecht, comme membre titulaire non résidant, sont annoncées ; conformément au règlement, elles resteront affichées pendant un mois dans la salle des séances. *
M. le commandant Lévi donne lecture d'une intéressante Communication
,.,.... r r>' , r^ de M. le C* Lévi.
communication qu il a intitulée « Les Girouettes à Gravelines, 9 avril 1814-26 juin 1815 », dans laquelle il montre certains personnages de cette époque, et parfois des plus en vue,changer totalement d'opinion dans un très court laps de temps; ces «girouettes» (on dirait maintenant pantins) acclament tour à tour,avec autant de' conviction, Napoléon Ier et Louis XVIII,puis encore Napoléon Ier pendant les Cent- Jours. Il donne lecture de lettres ou proclamations de divers commandants de corps qui dépeignent admirablement ces « girouettes » dont les principaux étaient en résidence à Gravelines.
M. le Président remercie vivement M. le commandant Lévi de sa communication qui a vivement intéressé les membres présents à la séance qui n'ont pas, d'ailleurs, ménagé leurs applaudissements.
M. le Dr Lancry donne lecture d'une étude qu'il a faite Communication des maisons ouvrières de Mulhouse. Ces maisons sont de D^LanJy.
deux sortes : les unes, bâties par M. l'abbé Cetty, sont d^ maisons à un étage avec 4 pièces à chaque étage et placée* au milieu d'un jardin mis à la disposition des locataire qui, pour la plupart, le disposent en jardin mi-partie poup:: mi-partie d'agrément ; on trouve ainsi 600 maisons groupées ensemble. Leurs locataires font partie d'un Cerc.c où fonctionne une Mutuelle de Secours en cas de maladie, de vieillesse ou de chômage, une quasi-coopérative, une caisse de prêt gratuit permettant à chacun des membres du cercle de devenir propriétaire d'une maison ouvrier: moyennant le versement du quart de sa valeur, enfin ure caisse d'entreprise permettant l'achat des terrains et ^ construction de nouvelles maisons.
Non loin des maisons de l'abbé Cetty se trouvent envircr. 4000 maisons dites « maisons Dolfus », commencées sous l'Empire à la suite d'un don de 300.000 francs fait à L: ville de Mulhouse par Napoléon III. Les maisons de 1'abbc Cetty sont plus grandes et plus belles que ces dernière*, mieux bâties et plus confortables ; de plus, l'ouvrier, grij: à la caisse de prêt du Cercle, en devient plus facilemer: propriétaire.
Après avoir examiné les divers avantages et les inconvénients que présentent les maisons ouvrières, M. le D* Lancry conclut à l'établissement de cités-jardins, er. prenant comme modèle la maison mardyckoise avec m~ minimum de 24 ares de terre.
M. le Président remercie M. le Dr Lancry de sa très intéressante étude, attentivement écoutée par l'assemblet qui a pris grand plaisir à le suivre dans sa visite de ces maisons ouvrières.
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES LI
M. le Dr Duriau donne lecture d'une communication Lecture de M. le
Dv Dumu.
sur « Les Ateliers de charité à Bergues en 1789 ».
Au cours de la crise économique qui sévit pendant la Révolution, crise dont la classe ouvrière eut fort à souffrir, le Directoire du département du Nord s'émut du chômage des travailleurs et demanda à tous les districts des renseignements sur la situation très précaire des malheureux ouvriers. Pendant l'hiver 1 790-1 791, la question des ateliers de charité ne fait pas un pas ; en mars 179 1, les corps de métiers envoient une pétition à la municipalité et proposent d'employer les ouvriers à la reconstruction de l'écluse du Marché au fromage et à la réparation des monuments publics ; puis, les ouvriers sans professions spéciales s'unissent aux précédents pour demander la création d'ateliers de charité. La municipalité intervient à son tour auprès des ^ • administrateurs du district et leur demande d'appuyer auprès du Directoire du département du Nord l'exécution de divers travaux urgents.
D'un autre côté, le Conseil général de la commune prend le 1er février 1791, la résolution d'établir à Bergues une fabrique de filets qui emploie de 50 à 60 jeunes pauvres. En avril 1791, la Société des Amis de la Constitution demande au Directoire du district de ne pas se désintéresser de la situation malheureuse des ouvriers qui chôment et propose de les employer à l'agrandissement du port dans lequel « les navires arrivent directement de la mer ».
Ces réclamations émurent les autorités supérieures et le Directoire du département ordonna l'établissement d'ateliers de charité à Bergues et à Gravelines ; enfin, le 22 juin 1792,1a reconstruction de l'écluse du Marché au fromage
était décidée et occupait, en leur donnant du pain, de nombreux ouvriers.
M. le Président est vivement félicité de la communication si documentée qu'il a bien voulu donner, par les membres présents qui ont montré à plusieurs reprises tout l'intérêt qu'ils avaient pris à cette lecture.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 heures 1/2.
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES LUI