‹ Mémoires;Chapitre 104 sur 173 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

un des alcades de Cour, lequel était D. N. Farinas. Celui-ci, s'étant approché avec une grande troupe d'alguazils, me dit, le chapeau à la main : u — Je supplie Votre Grâce de remettre son épée à la ceinture. » Je lui réponds : « — Votre Grâce me le demande de si courtoise façon que, me dût-on trancher le col, je le ferai. » Comme je le fis, en effet. Il dit : a — Jurez-moi sur cette croix de ne pas prendre la fuite et de venir avec moi. » Je réponds : u — L'homme qui a fait ce que Votre Grâce lui a commandé n'a pas besoin de jurer. Que Votre Grâce me guide où sera son bon plaisir. » Et, étant partis côte à côte, nous arrivons a la prison de Cour. Il dit : « — Votre Grâce restera céans en dépôt jusqu'à ce que j'aie fait part de ceci à l'Assemblée et à son altesse le prince Grand Prieur... Holà ! dites qu'on lui donne un logement^ le meilleur qu'il y aura... Et Dieu soit avec vous. Ce soir je viendrai voir Votre Grâce. »

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