‹ Mémoires;Chapitre 124 sur 173 · JE RAVITAILLE LA PLACE · texte numérisé non relu

JE RAVITAILLE LA PLACE

J'arrivai ; j'étais la colombe de l'arche. Les assiégés m'accolèrent mille fois, surtout le bon vieux Lechuga^ lequel était gouverneur de la place et l'avait défendue en vaillant qu'il était. Nous nous mîmes à débarquer les munitions, et les ennemis à lever l'ancre ; il leur semblait que la flotte royale allait leur tomber dessus, et c'était bien pensé, puisqu'elle fut là le lendemain au soir.

Moi, je m'en fus manger à la table du gouverneur. Nous étions tout à notre affaire lorsqu'on sonna aux armes. (( — Qu'est-ce que c'est? » demanda-t-il. On répondit : u — Six matasietes (fier-à-bras) qui viennent en parlementaires. » Il donna ordre de leur ouvrir les portes et de les mener en la maison d'un juif qu'il y a là comme

I . Le capitaine Giistobal Lechuga s'était distingué à la prise de la Mamora (i6i4). On le laissa dans la place en qualité de gouverneur, avec une garnison de i.5oo hommes. Il reçut un peu plus tard le titre de mestre de camp. On a de lui un Diseur so del capitan Cristoval Lechuga, en que trata del cargo de Maestro de Campa General y de toda lo que de derecho le toca en el exercito. Milan, Pandolfo Malatesta, i6o3, in-4.

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