‹ Mémoires;Chapitre 147 sur 173 · I. De l'italien casale, hameau, village · texte numérisé non relu

I. De l'italien casale, hameau, village

246 MÉMOIRES DE CONTRERAS

— c( La voilà. » — a Respectez-la comme le dimanche du Seigneur. Et ces autres chambres, qui les habite? » — « Senor, c*est le père» la mère, les sœurs et frères. » Parfait, et j'y logeais trois ou quatre soldats.

Ces gens s'en vont se plaindre à l'archevêque. Il m'écrit : « — Prenez garde, vous êtes excommunié. » Moi j'en ris, et voilà qu'un de ces clercs « sauvages » — c'est ainsi qu'on les appelle en ce royaume parce qu'ils n'ont que les premiers ordres et que beaucoup sont mariés, — un de ces clercs, donc, enfourche une jument pour s'aller plaindre à l'archevêque. Un de mes soldats donne une saccade à la bête, disant: « — Attendez donc que j'en réfère au capitaine. » La jument ne connaissait pas plus le frein que son maître le latin ; le résultat fut qu'elle se cabra et s'étala par terre avec son cavalier; dont il n'eut pas grand bien.

Si mal en point qu'il fût, il alla porter ses plaintes. Là-dessus, l'évêque m'envoie dire : <( — Vous êtes excommunié en vertu du chapitre quisquis pariente del diablo (sic). » Je réponds : a — Attention à ce que vous faites. Je n'entends pas le chapitre quisquis ; quant à être parent du diable, ne le suis ; il n'y en a l'ombre en mon ascendance. Et prenez garde que, si je me résigne à être excommunié, nul ne sera hors de mes atteintes qu'il ne s'aille cacher en la cinquième

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