‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 10 sur 89 · France 246 : « se donner la paix · texte numérisé non relu

France 246 : « se donner la paix

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;i nraindrr qu'un externe beaucoup plus grand et douloureux; que cela nous devott faire oewoUrc qu'il falloil abandonner le dehors pour pourvoir m dedans, s'il v pouvait, par remèdet simples et pulsations s qui n'émeuvenl ni n'altèrent point le corps; qu'il se falloil bien donner garde d'avoir recours à d'autres; mais que, si la maladie étoit si grande que tel remède ne lit qu'aigrir1 le mal au lieu de le guérir, il talloit se servir de ceux qui étaient capables d'en couper les racines, pourvoyant non seulement au prêtent, maki a l'avenir qu'il talloit prévoir;

Que, tant que lea buguenoia auroient le pied en France, le Roi n<- aeroil jamais le maitre au dedans2, ni ne pouiroil entreprendre aucune action glorieuse au dehors';

la difficulté étoit de (aire la paix avec l'Esorte qu'elle fût Mire, honorable, et que nos alliés y pussent avoir l'avantage que raisonnablement ils pouvoient désirer, vu qu'autrement, pour sp.-i ieuse qu'elle fut, elle seroit très dommable;

(ju'il « toit certain que, quand une fois nous aurions lea arnu s. aj |\ -tablissenu-nt de la paix n'étoit BEI . BOUS aurions de l.i peine ;i porter nos collègues a les reprendre de nouveau et ;i nous y résoudre nous

1 Le icribc «lu iMnnwril A éveil écrit « gaigner »; cette hatfl ! a été corrigée par Charpentier.

•■ manuscrit A portail tout d'abord « au dehors » ; Terni.m rectifiée par Charpentier.

3. Manuscrit A : « Que tant que les huguenots auront le pied înce le Roi ne sera jamais le maître au dedans, ni ne ii entreprendre aucune action glorieuse au d<

mêmes, étant des États comme des hommes, qui ont un certain feu hors lequel on ne peut attendre d'eux ce que pendant icelui on n'eût su empêcher.

Que c'étoit chose aussi très assurée que, s'il y avoit quelque condition foible dans le traité qu'on feroit, toute la gloire et réputation qu'on avoit eue jusques alors se convertiroit en honte ;

Qu'au reste, si nous manquions à procurer l'avantage de nos alliés, nous n'en pourrions plus faire état à l'avenir, ce qui feroit que nous aurions beaucoup plus1 perdu en cette affaire que gagné.

La question étoit donc de faire la paix de la Valteline, de Gênes et, s'il se pouvoit, du Palatinat, en sorte que chacun eût raisonnablement son compte et que nous demeurassions plus liés que jamais ;

Qu'il falloit voir promptement la fin des négociations qu'on proposoit sur ce sujet, afin que, si elles ne pouvoient réussir, S. M. contentât les huguenots et se disposât, de toutes parts, fortement à la guerre contre les Espagnols, étant certain que les Espagnols ne la pourroient soutenir longtemps, si en même instant on les attaquoit puissamment de divers côtés2, au lieu que, si l'effort qu'on feroit étoit foible, ils la supporteroient aisément, ce qui nous mettroit en une guerre de durée, en laquelle ils. auroient autant d'avantage, par l'habitude qu'ils ont à pâtir, comme nous en avons aux entreprises dont le bon succès dépend de la furie françoise3.

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