‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 14 sur 89 · quelque raisonnable satisfaction · texte numérisé non relu

quelque raisonnable satisfaction

7. René de Talansac, sieur de Loudrières, sénéchal de la justice à la Rochelle depakl 1607. H mourut le 3 mai 1628 (Guil-

au comte de Laval1 et autres tribuns et boutefeux, il eut pouvoir de leur assurer la distribution de quarante mille livres.

Enfin, il prit pour ceux de la Rochelle de bonnes lettres du Connétable, dont il avoit des blancs, excitatives à leur devoir, et pour Soubise aussi des blancs, pour les remplir, sur les difficultés que lesdits Pescharnaud et Noaillan pourroient rapporter2.

laudeau, Diaire, p. 367). Sur son association avec La Ravandière, explorateur du Maranhao au Brésil, voyez Ch. Bourel de la Roncière, op. cit., t. IV, p. 361.

1. Frédéric de la Trémoïlle, comte de Benon et de Laval (mort en février 1642 à Venise), avait quitté la cour le 12 avril 1625 pour passer aux Rochelais « soudainement et sans dire mot à Madame sa mère et à Monsieur son frère » ; son départ aurait été provoqué par le « refus qu'on lui avait fait de quelque charge militaire dans la Champagne avec M. le duc d'Angoulême » (Correspondance de l'ambassadeur hollandais Botzelaer : Bibl. nat., ms. Français 17940, fol. 249; voyez aussi le Journal inédit d'Arnauld d'Andilly, année 1625, p. 16). Commentant cette défection, Herbault écrivait à Bullion le 15 avril : « Vous connoissez le personnage; le parti n'en sera pas beaucoup fortifié, car M. de la Trémoïlle, son frère, demeure en son devoir » (Arch. nat., KK 1371, fol. 363 v°). Arrivé le 17 avril à la Rochelle, le comte de Laval déclara que «. Bellujon, qu'on nous avoit envoyé, étoit un méchant homme et qu'il nous tromperoit s'il pouvoit ». Durant le combat naval du 16 juillet, il était aux côtés de Soubise, à bord de la Vierge (Guillaudeau, Diaire, p. 292).

2. France 780 : « Il prendra de bonnes lettres à M. le Connétable, dont il a des blancs, excitatives à leur devoir, et à M. de Soubise aussi, en des blancs pour les remplir sur les difficultés que les s" de Pescharnaud et Noaillan pourront rapporter. » Le mémoire concluait : « Tout ceci étant communiqué et agréé par le Roi, M. le maréchal de Schônberg y ajoutera ou changera par l'ordre de S. M. ce qu'elle aura agréable de lui dire et de commander au sr de Rellujon. » Le départ de Bel-

DoiMll eet allées et remet?, le duc de Montmo-

!«Nc\ va ;i >a charge, les vaisseaux d'Angleterre .urivcnt, on les fait équiper de matelots et soldats feftOÇOIS, ils joignent la flotte du Roi.

I»< -s ijuils l'ont jointe, ledit duc va, le 14e septembre, < li» relu r l'armée ennemie qui est à la Fosse-de-Loix ; il la canonne, elle se retire a l'accul de ladite Fosse, où, la naarée te retirant peu à peu, ils échouèrent l« -m -s vaisseaux .

A la faveur de son armée, les sieurs de Saint-Luc, de la Rochefoucauld, Toiras et autres descendent en Plie de Ré et s'en rendent maitres, quelque résistance <|u< leur puissent faire les troupes de Soubise, qui,

Injon est annoncé au Cardinal dans une lettre de Schônberg du tout, dont nous n'avons que l'analyse (Aff. étr., France 780, fol. 327 ▼•).

1. Le bruit courut à Fontainebleau, le 12 septembre, que la paix allait être conclue. Voyez la dépêche de Bréval au duc de Lorraine : i L'on tient la paix des huguenots toute résolue. Léon 'Imputés sont retournés à la Rochelle et le Roi fait entendre lei intentions à M. l'Amiral sur ce sujet. L'on veut tenir encore la chose secrète; c'est pourquoi je ne saurai dire encore à V. A. les particularités des conditions » (Bibl. nat., fol. .)<»7f, et la lettre d'IIerbault à Réthune du même jour : « Milletière et Médiane qui sont à M. de Rohan sont les députés qui sont retournés à la Rochelle; ils nous promettent d'en j.orter contentement au Roi et que, dans le 18e ou 20e, M. de S. >n lii->e et les Rochelois auront fait leurs soumissions; ledit Soubise \ est tout porté, le corps de la ville de la belle encore plus, mais cette factieuse populace ne se peut ramener par raison, et l<- pis est «pie, par sa multitude, elle emporte le plus toovenl les autres » (Bibl. nat., ms. Fran- \ fol. l » v°).

ii I. combat du l'crtuis-Hntmi Ch, de la K<»n-

t. IV, p. /•()<> et suiv.

durant le combat, se tenoit avec cinq ou six chevaux derrière les bataillons pour voir quelle en seroit l'issue.

Dès qu'il vit quelque apparence qu'elle ne seroit pas bonne pour lui et que la victoire commençoit à incliner du côté du Roi, il se retira, laissant pour gage son épée et son chapeau, qui lui tombèrent en fuyant1, et se retira dans une chaloupe en Oléron. Ses vaisseaux étant échoués en la Fosse-de-Loix, la plupart de l'armée du Roi croyoient qu'ils étoient amortis et qu'il n'y avoit point de marée, pour grande qu'elle fût, qui les pût remettre à flot. Sur cette pensée, ils prirent résolution d'aller à Ghef-de-Bois pour l'affamer, empêchant la communication de la Rochelle avec lui.

Mais ils furent étonnés que dès le lendemain matin2 Soubise, voyant le vent bon, s'en servit et vint avec tous ses vaisseaux droit à eux. L'amiral du Roi ne perd point temps et fit si bien qu'il reprit le vent sur les rebelles.

Le combat fut âpre; les ennemis eurent du pire et se voulurent retirer; la nuit qui survint favorisa leur dessein; néanmoins, ils furent si vivement poursuivis que le lendemain, au point du jour, on prit huit3 de leurs vaisseaux.

1. Nouvel emprunt au Mercure françois, t. XI, p. 215. Ce récit est confirmé par le témoignage de Madiane : « M. de Soubise, voyant la déroute, conduit par Treslebois, eut peine de gagner une chaloupe cachée sous une cale qui le porta à Oléron » [Mémoires, p. 105).

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