Var. : ce que l'on prétend (ms. Français
3. « L'on n'a pu affoihlir les armes de S. M. et l'on a été obligé d'avoir recours à de nouvelles levées, lesquelles on nous dit devoir être si diligemment faites qu'elles seront prêtes à passer, si elles ne sont passées, dans la fin du mois prochain. » Herbault à Créquy, 1" septembre 1625 (Arch. nat., K.K 1362, M. 141 v).
tion, soit manque de prévoyance, manque d'affection au service du Roi ou manque d'argent * .
Enfin, il fit telle instance qu'on tira de l'armée de Champagne2 six mille hommes et mille chevaux, qui furent envoyés promptement en Italie sous la conduite du sieur de Vignoles, maréchal de camp\ et quant et quant fut commandé de faire de nouvelles levées4 en diligence du même nombre d'hommes, pour remplacer les troupes qu'on avoit ôtées de ladite armée, lesquelles on jugeoit bien devoir être assez à temps pour s'opposer à ce qu'on voudroit entreprendre sur cette frontière. ,
1. Voyez le mémoire adressé de Limours, le 13 août 1625, par le Cardinal au secrétaire d'État Potier d'Ocquerre, au sujet des mesures de défense à prendre en Picardie contre une attaque éventuelle des Espagnols : « Quelque intention qu'ils aient, si on avoit fait tout ce qui avoit été prévu et que S. M. a ordonné, on se moqueroit de toutes les alarmes que l'Espagne nous veut donner. Mais en vain prévoit-on les maux qui doivent arriver et les remèdes pour non seulement s'en garantir, mais même de l'appréhension qu'ils peuvent donner, si on ne les exécute en temps et lieu » (AfJT. étr., Grisons 4, fol. 335 v°).
2. L'opposition de Louis de Marillac, prévenu de cette décision par son frère Michel, et de M. d'Angoulême empêcha finalement tout prélèvement sur l'armée de Champagne, et Bassorapierre nous apprend [Mémoires, éd. de la Société de l'Histoire de France, t. III, p. 207) qu'il refusa de prendre le commandement des renforts, composés uniquement de troupes récemment levées.
3. Bertrand de Vignoles, né vers 1565, maréchal de camp en 1621, lieutenant général au gouvernement de Champagne et gouverneur de Sainte- Menehould (8 août 1626), mort à Péronne le 5 octobre 1636.
4. « On lève par toute la France, soit pour Italie, soit pour Picardie ». Chan vallon à Voillot, Paris, 6 septembre 1625 (Bibl. nat., Nouvelles acquisitions françaises 3145, fol. 300).
Cette levée vint si à propos qu'aussitôt qu'elle i in \a au siège de Verrue le Connétable s'en servit1 si heureusement qu'il en fit l'effet que nous avons dit ei-dessus, faisant succomber les Espagnols sous le poids des armes du Roi, démentant leur maxime qu'il n'appartient qu'à eux d'assiéger et prendre les s, puisqu'une méchante bicoque comme Verrue leur a t'ait tête2.
I\ir ce moyen, le Roi fut garanti de l'opprobre qn'eot apporté à sa réputation la foiblesse de nos uni» > en Italie, causée par la diversion de la rébellion de l'hérésie en France.
Si ce soulèvement de nos hérétiques empêcha que le Kni ne s'appliquât avec tant d'affection aux affaires d'Italie3 qu'il eût désiré, et pour son honneur et pour
1. Les régiments de Vignoles ne furent pas engagés sous Verrue (Bassompierre, Mémoires, t. III, p. 207). L'opération fut exécutée par « trois ou quatre mille hommes, vieux soldats, qui a voient toujours été avec M. de Créquy devant ledit Verrue ». Lettre de Chanvallon, 29 novembre 1625 (Bibl. nat., Iles acquisitions françaises 3145, fol. 394). Ardier expliqua que « l'on avoit jugé à propos de laisser lesdites troopei nouvelles dans les quartiers, craignant que, si l'on les laisoit venir à l'armée parmi les malades, et camper deux ou trois nuits, qui lors étoient froides et longues, ce travail n'eût beaucoup diminué leur nombre » (Bibl. nat., ms. Français 4058, fol. 64 ▼•).
imparez Testament politique, éd. 1689, 2* partie, p. 60 :
« Les moindres bicoques se trouvent imprenables par la fermeté
irage de ceux qui les défendent », etCh. Vialart, op. cit.,