Dans le Limbourg belge
4. Première rédaction du manuscrit A : « Lesquels seroient trouvés abondants en fourrages, vivres et autres sortes de commodités pour nourrir un bon espace de temps ladite armée, là où aussi ses deux armées se pourroient aider d'armes et conseil aux besoins. »
m contribution; et enfin que, par le moyen de la [irise des deux forts qui sont sur le canal, l'armée pourrait être rafraîchie de vivres et d'autres commoditt •>. suis les tirer de la France par terre, et donner MB Espagnols prétexte de faire plainte de nous1.
Le second chemin lui sembloit aussi facile à entreprendre et sans beaucoup de danger; mais il craignoit qu'il tût de peu d'effet, tant pour ce que Spinola n'auroit pas d'appréhension que2 les grandes villes bien muni» s, comme elles étoient, pussent être prises si tôt qu'il n'eût loisir de prendre Bréda auparavant, que l«»ui ce qu'il redouteroit peu notre armée, sachant qu'il doit bien difficile qu'en ces lieux-là elle pût recevoir aucun secours d'Angleterre ni des Provinces- Unies et qu'il avoit moyen d'y envoyer les troupes du baron d'Anholt3 et les nouvelles levées faites en
1. Première rédaction du manuscrit A : « Le premier chemin de Dunkerque lui sembloit le plus sûr et profitable, premièrement parce qu'il est le plus proche, qu'il n'y faut pas grand attirail de chariots, de chevaux et d'autres choses nécessaires pour le train d'une si grande armée. Que l'invasion se
i voit faire sans résistance en tout temps et à toutes les marées basses sous la faveur du port que S. M. a fait faire sur les limites près de Gravelines ; secondement que les villes de DiniLerque, Bonrboon et autres places voisines pouvoient être prises aisément, par la prise desquelles tout le pays cireonvoisin, fort riche, sera mis en contribution; joint aussi que l'armée dudit comte de Mansfeld, par la prise des deux forts sur le canal, pourra être rafraîchie et nourrie de vivres et d'autres commodités sans aucun reproche que les malveillants voudraient faire à la France et à l'Angleterre. »
•- manuscrit B porte fautivemeut : « d'appréhension et que ».