La place était commandée par le comte Justin de Nassau
4. La capitulation de Bréda fut signée le 25 mai, et la sortie de la garnison eut lieu le 5 juin. Sur la mésintelligence qui
Mtnsfeid ayant perdu de maladie la plupart de son inltiit» rie ungloisc, les François aussi se débandant, . t t ut chacun revenu en France par où il avoit pu, il reprit le chemin du Rhin avec ce qui lui restoit de troupes et cinq mille lansquenets qui lui arrivèrent de renfort, et rentra en la Westphalie1 pour aller joindre le roi de Danemark, qui, ayant été8, par le cercle de la l'.asse-Saxe, dont il est membre à cause de son taché de llolstein, élu capitaine général, avoit fait une
iode année, cl * toit lors campée sur le Weser, où
régnait entre Mansfeld et les Hollandais, voyez la lettre de Potier d'Ocquerre à Espésses, du 23 juin 1625 : « Je m'étonne de l'envie et du peu de satisfaction que l'on a donné au comte Mansfeld après l'avoir attiré à un secours imaginaire de Bréda, car l'on jugeoit bien dès lors l'événement; cependant, ce passage nous a fait une très grande dépense et causé à lui la ruine iei troupes, outre des plaintes continuelles de la part d'Anterre, de Venise et Savoie, qui l'avoient destiné ailleurs pour agir plus utilement » (Bibl. nat., ms. Français 3684, fol. 23).
1 . \ oyez la lettre de Mansfeld au Cardinal, 12 octobre 1625 : « Je sais que le bruit que l'on a fait courir de notre foiblesse aura été épandu à la Cour; mais l'expérience qu'on a faite ces jours passés que nous avons commencé à marcher en deçà du Khin témoignera que nous ne sommes diminués de tant qu'on le crovoit » (Aff. étr., Danemark 1, fol. 51).
I première version de A précisait : « dès le mois de mai Les intentions du Roi seront exposées dans une lettre adressée, le 15 septembre, à l'ambassadeur à Venise, Aligre : • Il importe au bénéfice commun de tous les princes collègues d'empêcher que les princes protestants succombent à la maison (1 \iitrn h» . Il u y a jusques à présent que le roi de Danemark, qui, avec son armée, les a fait subsister, mais il ne pourra leur continuer son assistance pour leur conservation, s'il n'est secouru des forces du comte de Mansfeld pour s'opposer à TilU A., h. nat., KK 1362, fol. 203).
Tilly d'un côté, avec l'armée de la ligue catholique, et Friedland1 de l'autre, avec ses troupes, s'étoient venus opposer à lui.
Tandis2 que Bréda se défend et est réduit à l'extrémité de se rendre, le marquis de Cœuvres en la Valteline et es comtés de Ghiavenne et de Bormio, ayant pris tous les forts3, assiège celui de Rive4, qui seul restoit en la puissance des ennemis.
Le Pape, voyant5 que les Espagnols n'avoient pas de forces suffisantes pour résister audit marquis, se résout d'envoyer le cardinal Barberin6, son neveu, légat en France, pour se plaindre du tort qu'il prétendoit lui avoir été fait en la prise des forts qui avoient été déposés entre ses mains, en demander la restitu-
1. Manuscrit B : « Foriland ». Albert-Wenzel-Eusèbe de Wallenstein, duc de Friedland, avait été nommé le 9 juin 1625 général en chef des armées impériales et avait établi son quartier général à Éger.
2. Ici commence le dix-neuvième cahier du manuscrit A, Sont voici le sommaire (fol. 169), de la main de Charpentier : a Arrivée de M. le Légat à Paris. Celle de Buckingham. Ses propositions et l'avis du Cardinal sur icelles. Départ de Madame. Négociation de M. le Légat. »
3. La prise de Chiavenna (9 mars) avait été suivie de celle de Codera (1er avril).
4. Riva di Chiavenna était tenue par une garnison espagnole. Devant la résistance opposée par les défenseurs, le marquis de Cœuvres dut renoncer à enlever la place (juin .1625). Voyez E. Rott, Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, 1906, t. III, p. 904.