Angleterre 33 : « une ligue offensive et défensive
3. L'ordre des deux paragraphes qui précèdent était inverse dans la relation originale.
ngleterre 33 : a ne faire pas la paix ». Le long fragment qui va suivre ne figurait pas dans la relation originale; il i représenté que par une phrase unique : a On lui fit connoitre que la ligue offensive étoit préjudiciable aux deux couronnes. » Il a été introduit dans le manuscrit A, conformément indication marginale, de la main de Charpentier, portée mu l.i relation : « 11 faudra insérer les raisons. »
irez la lettre de Richelieu à d'Effiat, 20 mai 1625 : « urs les ambassadeurs ne pénètrent pas bien nos dessins, car je ne vois point d'apparence à faire la ligue qu'ils nt [»ar l'avis qu'ils donnent. Pour la défensive, on la renouvellera volontiers si l'on veut. M.ii-* \<>us itvti l>ien ce s ai mandé de l'offensive, ce que je vous confirme encore, nul de nous n'estimant que nous le devons faire. J'ai parlé doucement à Goring sur ce sujet, lui disant qu'on ne prendrait aucune résolution définitive sur ce sujet qu'à votre retour. Mais cependant que je prévoyois beaucoup de difficultés en
Que trois sortes d'intérêts doivent joindre et pousser ceux qui pensoient à rétablir le Palatin ;
Que le premier étoit de ceux qui perdent leurs États, et sont intéressés en cette affaire pour intérêt utile ;
Le second étoit de ceux à qui c'est honte de souffrir l'injure qui est faite au prince dépouillé, qui sont intéressés en son rétablissement par intérêt d'honneur;
Le troisième étoit un intérêt plus général, qui est de tous ceux qui doivent désirer que les affaires de la chrétienté soient en balance, une puissance n'étant pas si grande qu'elle puisse engloutir les autres, et cet intérêt est d'État et concerne tous les princes.
Que le roi d'Angleterre se devoit porter en cette affaire, pour la considération de ces trois intérêts ' :
Par celle du premier, puisque c'étoit son frère, qui étoit un autre soi-même, qui étoit dépouillé ;
Par celle du second, puisqu'à proprement parler il
cette affaire qui peut-être ne se trouveroit pas utile pour les uns et pour les autres, pour beaucoup de raisons que je vous dirai au long. L'intérêt qui fait désirer à l'Angleterre cette ligue est l'affaire du Palatinat, sur laquelle il pourra bien être qu'ils obtiendront quelque continuation de payement de Mansfeld, outre les sept mois arrêtés; si cela arrive, ils auroient tout l'avantage qu'ils peuvent espérer d'une ligue, et nous ne serions point au hasard les uns et les autres de recevoir le mal qui nous en peut arriver par une contre-ligue, que le Pape, l'Espagne et plusieurs autres princes, sous prétexte de religion, feroient ensemble. En ce cas, ils nous feroient passer à Rome et partout pour hérétiques, ce que nous voulons et devons éviter » (Aff. étr., Angleterre 33, fol. 147).
1. Sancy a corrigé dans les trois alinéas qui précèdent les verbes demeurés au présent dans le manuscrit B.
ne touchoit que lui, en tant qu'il «toit le seul proche du Palatin dépouillé qui eût puissance de le remettre;
lai celle du troisième, puisqu'il étoit commun à t«>us les princes; que la France n'y avoit que ce dernier intérêt d'État, et étoit par conséquent moins obligée à y contribuer que l'Angleterre.
De plus, on lui représenta que ladite ligue seroit préjudiciable aux deux couronnes, parce que de là on donnerait lieu à tous les princes catholiques d'Allein la n- de s'unir avec le roi d'Espagne, et faire une ligne catholique, qui, sous prétexte de procurer l'avan-
f de la religion, n'aurait autre effet que la grandeur d'BapagM I la ruine de la chrétien! :
nue1 l'on n'espérait point la paix avec l'Espagne2, m lis qu'il n'etoit pas raisonnable de s'engager à ne la taire pas.
De la il descendit a des propositions plus douces en apparence, disant qu'il ne vouloit plus parler du nom df ligne, mais désiroit qu'il se passât quelque chose entre lei deux couronnes qui eût le même effet;
Qu'il sembloit au moins raisonnable de joindre l'affaire du Palatinat avec celles de la Valteline et de Gènes, en sorte que l'on ne terminât point l'une par accord, que par la même voie on n'eût satisfaction pour les autres.
On lui dit franchement que ces propositions ne pouvoi. -ut être reçues; que retrancher le nom de
ne et en retenir la substance ne remédioit pas aux