‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 26 sur 89 · Ces trois derniers mots manquent dans Angleterre · texte numérisé non relu

Ces trois derniers mots manquent dans Angleterre

inconvénients susdits, vu que les noms ne changent point la nature des choses ;

Qu'au reste, il n'étoit pas raisonnable de joindre les affaires d'Allemagne avec celles d'Italie, puisque les unes étoient quasi finies et que les autres étoient encore à commencer, et que le Roi ne le pouvoit faire, vu qu'es affaires d'Italie, il avoit Venise et Savoie pour collègues, qui, s'étant unis à lui par intérêt qu'ils y avoient, ne voudroient pas faire le même pour le Palatinat où ils n'en ont point.

Après cela, il proposoit de faire la paix avec les huguenots, pour faire plus fortement la guerre à l'Espagne.

On lui représenta que le Roi désiroit passionnément le repos de son royaume, mais que l'intérêt du roi son maître le devoit empêcher d'en parler, nul prince ne devant assister, même de paroles, les sujets rebelles d'un autre ;

Que si cette maxime générale étoit vraie, moins devroit-on aider les huguenots, pour le genre particulier de leur rébellion, faite en une occasion où ils dévoient épandre jusqu'à la dernière goutte de leur sang, puisqu'il s'agissoit non seulement de l'abaissement des étrangers, qui sont particulièrement leurs ennemis, mais en outre de rendre la liberté à nos confédérés, qui sont particulièrement leurs amis communs, professant une même créance4.

Il reçut fort bien ces raisons et n'insista pas davantage2. Mais, pour nous porter à ce qu'il désiroit, plus

1. Angleterre 33 : « qui sont particulièrement de leurs amis comme professant une même créance ».

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