L'analyse du discours est empruntée au Mercure françois
pai\. m;iis <|ifil falloit qu'elle se fît honorablement1
pour S. M. et utilement pour son royaume; que la
négociation du légat avoit témoigné un tout contraire
t été rien proposé par lui qu'à l'avan-
Bl «l'Espagne, se réglant toujours sur les événements de la guerre d'Italie; que, lorsque les succès nous étoient favorables, ils nous demandoient la paix, mais
iiimnius à des conditions honteuses; s'il nous fût arrive quelque disgrâce, ils nous eussent méprisés d'effets et de paroles; qu'on pou voit alléguer trois abuses pour nous dissuader la guerre : la dissipation d'une partie de nos troupes en Italie, de nos finances, et la rébellion de nos hérétiques.
Qu'à ces trois raisons il y avoit une réponse générale : que la réputation de l'État est préférable à toutes chose*; que, sans elle, tous les hommes et tout l'or du monde ne nous serviroient de rien, et nos vies et nos biens seroient exposés en proie à l'étranger ; que le Roi faisoit des recrues qui rendroient son armée très redoutable; que les surintendants assuroient qu'il y .in <>it fonds suHîs;iiit pour quatre montres entières sans toucher au courant, et quand il en faudroit venir à quelques moyens extraordinaires, les compagnies et le> bons sujets du Roi ne voudraient rien épargner en une si juste occasion.
Comparez le « Discours de Monseigneur sur la
lors de la venue de M. le Légat », publié par M. G. Hano-
taux et fragments politiques, p. 87), et le
i rôles du Cardinal donné dans la Xrgociation du
!mal Barberin, fol. 340 v°.