DE RU HKI.IEU. U
antique que les plus vieux ne se souvenoient point d'en i jain.iis vu la mode de leur temps.
A peine est-elle arrivée que Ton recommence les cruautés contre les catholiques; on remplit les prisons df leurs personnes, les encans de leurs meubles et le fisc de leurs biens. Dieu, qui vouloit montrer qu'il voyoit de l'œil de sa colère une telle injustice, les frappa d'une peste si furieuse, qu'en une semaine, en la ville de Londres seule, il en mourut plus de sept mille1.
l'uur fuir le mal le roi la mena à la campagne*, continuant toujours envers elle le même traitement qu'il avoit commencé, ce qui lui causoit un tel déplaisir, qu'une personne bien plus âgée qu'elle n'eût pas eu assez de force pour s'empêcher d'en donner quelque connoissance au dehors. Elle n'en donnoit point d'autre néanmoins, sinon qu'il paroissoit bien qu'elle avoit quelque ennui qui la travailloit au dedans.
Buckin^liam prit cette occasion pour lui rendre de mauvais offices auprès du roi, et s'échapper encore, OOnftft le respect qu'il lui devoit, en de fâcheuses paroles3.
1. Les deux alinéas précédents reproduisent presque textii» HrriMht un passage de Tillières [Mémoires, p. 92).
Le départ du roi et de la reine est mentionné dans une
lettre de Locke à Carleton, 9 juillet 1625 (Calendar of Stuic
Papers, Domestic .Séries, 1625-1626. Londres, 1858, p. 57). La
cour se rendit à Windsor, à Woking et Nonsuch et enfln à
;. 1\ juillet, pow l'ouverture du Parlement.
ri du manuscrit A : a Buckingharn prit cette i non seulement de lui rendre de mauvais offices
- du roi, mais d'échapper encore contre le respect, etc.. » Cf. ïïlli. -r« s. Mémoires, p. 93.
Il la menaça qu'elle seroit la plus malheureuse princesse de la terre, si elle ne vouloit vivre avec plus de gaîté avec le roi; que ce n'étoit pas lui témoigner qu'elle l'aimât, que d'être triste en sa présence.
Quant à lui, qu'il savoit bien qu'elle lui vouloit mal ; mais que cela lui étoit indifférent, pourvu qu'il fût en la bonne grâce de son maître.
Tout le mal qu'il disoit qu'elle lui vouloit n'étoit autre chose sinon qu'elle a voit fait instance que ses dames, au moins celle d'honneur, demeurassent en son carrosse, et ne fussent point chassées pour celles qu'on lui vouloit donner par force, qui étoient la femme, la sœur et la nièce de Buckingham1.
Nonobstant l'effronterie avec laquelle il avoit parlé à la reine, comme si, par excès de présomption ou de folie, il estimoit les offenses être courtoisies, il ne laissa pas, dès le lendemain, de la venir supplier de recevoir ces trois dames pour ses dames de lit.
La reine répondit très sagement que la feue reine d'Angleterre n'en avoit que deux; qu'elle en avoit amené trois de France, et se contentoit bien de ce nombre.
Cette affaire fut poursuivie avec chaleur ; il en fut
1. La duchesse de Buckingham, la comtesse de Denbigh et la marquise d'Hamilton. D'après une lettre de l'évêque de Mende (Aff. étr., Angleterre 33, fol. 204), datée de Richmond, 1er juillet 1625, et adressée au Cardinal : « M. le duc de Buckingham ne s'est pas contenté d'avoir sa mère et sa femme pour dames du lit, et a prié les ambassadeurs de poursuivre près de vous cet honneur pour sa sœur. » Le roi avait autorisé le 31 juillet 1625 l'entrée dans la maison de Henriette de France de la comtesse et de la duchesse de Buckingham (Bibl. nat., ms. Français 3722, fol. 195 v°).
fait instance aux ambassadeurs, qui étoient le duc de Clit \it iim' et les sieurs de la Ville-aux-Clercs et d'Eftiat. Il y a voit raison pour et contre *; mais enfin celle du péril de la religion de la reine, si on les admettoit sitôt, l'emporta*.
La peste de Londres avoit fait remettre le Parlement à Oxford3. Il témoignai une grande animosité eontre Buckingham, qui, pensant faire chose qui lui
l. Klles sont exposées dans un mémoire adressé au Roi par • linal le 3 août 1625 : « Pour ce qui est de l'Angleterre, il faut prendre les remèdes aux exécutions qui se font aux choses accordées par le traité de mariage, de l'avis de MM. les .mil>.issa<lriir> qui. avant vu le mal, doivent mieux connoître us autres les moyens de le réparer. Seulement peut-on •lin- «put est à propos de se montrer ferme à cette occasion, parce que, si on se relâche aux choses promises et stipulées, ils empiéteront de telle sorte qu'enfin la conscience de la reine ne sera pas assurée. Cependant, il est nécessaire d'éviter une rupture avec le duc de Buckingham » (Afl*. étr., France 780, 159).
1 Voyez une lettre adressée par le Roi à Effiat à la fin d'août Atf. étr., Angleterre 33, fol. 208) : « Par une dépêche roui écrivis pour lors, je consentois volontiers aux proions que vous faisiez de souffrir en la maison de la reine l introdui ti<>n de la mère et de la femme de Buckingham, à ge d'en exclure toute autre; maintenant j'ai changé d'opinion, estimant qu'ils imputeront ce consentement à foihlesse ou à peu de soin d'entretien des conditions du mariage et de zèle pour la religion. » Tillières (p. 94) attribue ce changement de décision à l'intervention de l'évêque de Mende.
3. Le l'arlem t s'était réuni à Westminster le 18 juin; ajxurn. U 1 1 j • t, il fut convoqué à Oxford le 1" août et y siégea jusqu'au 12 août (anc. st.), date de sa dissolution. Samuel R. Gardiner a publié, d'après un manuscrit OMtMBOrtin, un compte-rendu des séances (Debates in t/><- House of Commons
m U • l • I > . \- * s, Ml v (. \ |, 1873).
fût agréable, ne se contenta pas de remettre en vigueur les anciennes lois contre les catholiques, mais en fit encore proposer de nouvelles plus rigoureuses1, et quant et quant offrit de faire chasser les François qui étoient auprès de la reine. Mais Dieu, qui confond les desseins des méchants, fit que le Parlement répondit qu'il falloit garder les promesses que le roi d'Angleterre avoit faites à S. M. Très Chrétienne; mais que, s'il y avoit en elles quelques choses qui fussent contre le droit et les lois du royame, il falloit châtier ceux qui les avoient accordées.
Le comte de Garlisle, avec cet esprit de mensonge qui ne le quitte jamais, dit impudemment tout haut, devant toute la compagnie, que S. M. Très Chrétienne et ses ministres lui avoient dit qu'ils n'entendoient pas que les articles concernant les catholiques fussent observés, et qu'ils n'en faisoient mention que pour contenter le Pape2.
Mais cette fausseté étoit si évidente, et il étoit si
1. Voyez la lettre de Tillières au Roi, 18 août 1625 (Bibl. nat., ms. Dupuy 403, fol. 27). Buckingham annonçait que le Parlement l'obligeait à 1' « exécution des anciennes lois contre les catholiques », mais promettait que, l'application « étant entre ses mains, il en useroit fort modérément ».
2. Le P. de Bérulle mentionne également, dans une lettre adressée le 31 août au Cardinal, les « assurances » -données au Parlement d'Angleterre par Buckingham et Carlisle « que les promesses faites n'avoient point été requises du Roi Très Chrétien pour avoir effet, mais seulement pour apparence et pour prétexte au l'ape de donner la dispense » (Aff. étr., Angleterre 33, fol. 219). D'après l'ambassadeur vénitien Zuane Pesaro, John Williams, lord Reeper s'était prononcé en faveur de l'exécution des engagements pris par le roi (dépêche du 21 août 1625, dans le Calendar of State Papers, Venice, p. 143).
hors d'apparence qu'un grand prince comme le roi eût pu traiter avec tant d'indignité et si peu de resr pect de la religion qu'il professe1, que le Parlement, vaut point d'égard, continua avec le même coude procéder avec Bu< ki ng h un, qui lut enfin contraint de le rompre, mais avec dessein de le remettre à peu de temps de là, se retenant1 à tirer une si rude vengeance de tous ceux qui lui avoient été contraires m m parlement-ci, que ceux qui seroient élus en l'autre appréhenderoient de recevoir le même traitement.
Kn ce temps, le comte de Tillières reçut ordre du Roi de traiter avec ledit duc de quelque chose con- « « ruant les affaires d'Allemagne, lui dire force paroles honnêtes de sa part, et lui recommander instamment l'affaire des catholiques, qui étoient extraordinairement persécutés, au préjudice des promesses et des serments qu'il a voit faits au contraire en faveur du mariage. Maie, Mmm» s il eût été mù par ses instances de faire » -m -lire pis, il poussa le roi de la Grande-Bretagne, dèf le lendemain, a faire une proclamation contre eux plus plus inhumaine encore que toutes celles qui avoient été auparavant3.
1. Cette phrase ne se retrouve pas dans les Mémoires de Tillières, auxquels ont été empruntés en revanche les deux alinéas qui précèdent (p. 96).
Rédaction du manuscrit A : « Se résolvant à tirer si rude vengeance connue il fit de tous ceux qui lui avoient été con
l au parlement passé... » Cf. Tillières, Mémo, et Aff. étr., Angleterre 41, fol. 289 v°.
l'remière i du manuscrit A : « plus inhumaine
ijin- imites celles qui avaient j.iin.ti i alinéa est
un résumé de Tillières (Mémoires, p. opk de la pro-
clamation, datée du 14 août 1625, est conservée aux AH
Après cette action, ils menèrent la reine à Titchfield1, maison du comte de Southampton ; vers la mi-août, le roi s'en alla à la Forét-Neuve, qui en est distante de trois ou quatre lieues.
Buckingham, pour la combler de tristesse, lui dit que le temps de l'affliction pour elle étoit venu, qu'elle ne seroit plus traitée en reine, mais comme elle méritoit. A quoi elle lui répondit fort sagement et modestement2.
A quelque temps de là, on reçut nouvelle que le sieur de Blain ville3 devoit bientôt être envoyé, de la
Angleterre 33, fol. 217. « Elle renouvelle, écrit Bérulle dans la lettre citée plus haut, toutes les lois pénales qui ont jamais été faites et quelques-uns même disent qu'elle en ajoute de nouvelles. » Elle avait été annoncée au Parlement avant sa dissolution (The Annals ofKing Charles the First, p. 111).
1. Le roi chassait dans la New Forest et résidait à Beaulieu (Holborn), tandis que la reine séjournait à Titchfield, nordouest de Gosport (Hampshire), sur la rive opposée du « Southampton water ». La résidence de la reine avait été construite sous le règne de Henry VIII par le chancelier Wriothesley, comte de Southampton, sur les ruines d'une ancienne abbaye; elle appartenait alors à Thomas Wriothesley, quatrième comte de Southampton (1607-1667). C'est dans cette demeure que Charles Ier chercha refuge en 1647 et fut arrêté le 12 novembre par le colonel Hammond (Cassell, Gazetteer of Great Britain and Ireland, t. VI, p. 198).
2. Cf. les Mémoires de ïillières (p. 99) qui donnent de cet incident un récit détaillé.
3. Blainville avait été l'ami du maréchal d'Ancre et du duc de Luynes. « Esprit fort adroit dans les intrigues de la cour », écrit Bréval au duc de Lorraine le 30 août 1625 (Bibl. nat., Nouvelles acquisitions françaises 3145, fol. 298). Il arriva à Londres le 21 octobre 1625. Voyez l'abbé Houssaye, l'Ambassade de M. de Blainville. Bévue des questions historiques, t. XXIII, p. 176-204. Herbault mandait le 24 octobre à Béthune
DE lliriiEMEU. 149
part 1 1 ci Roi, ambassadeur extraordinaire pour se plaindre de tant de contraventions qu'ils faisoient à ce qu'ils avoient promis, et informer S. M. de la Vérité •portements de la reine, <l<>nt tes An^lois, pour ■MBer leur barbarie envers elle, se plaignoient.
On jugea à propos de dépêcher le Père de Bérulle en Prince, pour faire entendre la vérité de toutes dwnc< au Roi et au Cardinal, afin d'avoir plus de lumière pour donner instruction à l'ambassadeur de ce qu'il avoi! à faire1. Il arriva à temps pour cela.
doc de Chevreuse et sa cabale, qui n'étoit pas bien
ju'il paroi qu'il n'avoit pas mis en Angleterre les
affaires au point qu'il devoit, et qu'un autre ambassa-
■ leur tût envoyé pour corriger les fautes qu'il avoit faites
< t donner un meilleur établissement à toutes choses,
m.iiida en Angleterre qu'on se devoit bien donner
le de rien taire en faveur dudit ambassadeur;
Qu'il nVtoit pas de si grande considération pour sa
Mme, qu'on dût beaucoup se soucier en France
du traitement qu'on lui tordit l'ait; qu'on l'envoyoit
comme un homme habile et le plus rusé qui fût en la
OOOr; <ju'il teroit gloire «le les avoir trompés s'il obte-
noit quelque «hangement d'eux au procédé qu'ils
lent tenu jusque* ici*.
L'ambassadeur, «les son an éprouva un effet
que Rlainvill- < t ait envoyé en Angleterre « pour accommoder les petites l>r<>uill.Ti.-s qui étoient dans la maison de la reine >t M plaindre de quelques édits pabKél BOTtre Ictt • . » 1 1 1 • »— BfMI i MU. nat . tus. Français 3699, fol. 12).
1 Ktnpiiint aux M de Tilli.'-f-s, p, 101.
1 I is trace de cette intervention <iu duc de
vreose dans les Mémoire» de Til Hères.
de cette instruction. On n'envoya au-devant de lui qu'un vicomte; on ne lui donna point de dais en sa chambre. En sa seconde audience, on ne le fit accompagoer que par un baron1.
Exposant au roi son ambassade, qui consistoit en deux points, savoir et le repos des catholiques et l'établissement de la maison de la reine, le roi lui répondit qu'il ne s'étoit rien fait contre les catholiques que pour le bien de son État ;
Que, pour la maison de sa femme, il en vouloit être le maître et en disposer à son gré ;
Qu'il a accordé à son parent le duc de Chevreuse tout ce qui se peut accorder, et que si d'autres en espèrent davantage ils se trompent.
Le sieur de Blainville lui repart que ce qu'il demande est au nom de son maître, et qu'il parle en qualité de son ambassadeur, et non comme Blainville, et que le duc de Chevreuse n'avoit rien dû ni pu obtenir qu'en cette même qualité2.
Le roi ajouta alors que S. M. a voit fait un tour d'Espagnol d'avoir surpris Soubise au temps que l'on croyoit la paix être assurée3.
1. Cf. la copie des Mémoires de Tillières, conservée aux Afl\ étr., Angleterre 41, fol. 283 et suiv., à laquelle cette phrase est empruntée à peu près textuellement.
2. Tout ce qui précède est inspiré de Tillières, Mémoires, p. 105.
3. Ce passage est emprunté à un « mémoire envoyé de M. de Blainville au cardinal de Richelieu, reçu le jour de la Toussaint » (Aff. étr., Angleterre 26, fol. 473). « Le roi de la Grande-Bretagne même s'échappa à mon audience à me dire que le Roi avoit fait un tour d'Espagnol, n'osant prononcer le nom de supercherie, d'avoir surpris M. de Soubise dans le
Cette parole nltciisa Blain ville. Il répondit néanmoins civilement (|iie le Roi son maih e ne se servoit point de 1 < \< ni|ile île personne, mais le donnoit à ceux qui votiloient agir pnennsement.
Si les paroles du roi furent mauvaises, les effets lurent encore pires. Il envoya, dès le jour même, quérir le comte de Tillières, et lui commanda de faire prêter le serment à deux Anglois huguenots qu'il vouloit (aire recevoir en la maison de la reine1. Ledit comte, Blainville et la reine eurent grande peine à esquiver ce coup.
Buckin^ham i toit encore à Plymouth, où il étoit allé pour donner ordre au partement de l'armée nationale pour Cadix-, laquelle étoit commandée3 par le comte
t**m|»s que l'on disoit la paix être assurée. » Les corrections « 1 11 < ■ prêtent! en ce point le manuscrit A permettent de conclure que toutr cette partie des Mémoires a été revue successivement
harpentier et Sancy. Cette phrase se présente en effet
loi. 211 y*) : 1° version du scribe : « Que le
Roi avoit fait un tour d'Espagnol d'avoir surpris Soubise autant
< I » i • • I on eroyoit la paix être assurée »; 2° correction de Cbar-
r : « Le roi ajouta que le Roi avoit fait un tour d'ItMkgaol rection de Sancy : « Le roi ajouta alors que
v M. avoit fait un tow d'Espagnol... »
llières, Air. étr., Angleterre 41, loi. 286 : « Si les
paroles sont mauvaises, les effets sont pèrtft. Il l'ail dire au
< oint. uV TUlièrei dès le soir mèmt par un nommé (iourdon
qu'il \tiit qu il fasse prêter le serment et recevoir serviteurs de
me sa femme, deux Anglois huguenots. »
li lotti quitta l'Uruoiilli 1»- 1S octobre. La ville de Londi .iirni 1,000 hommes à l'expédition. CI. K. '•-.
rpe, London <ind the Kin^dom, 1884, t. II. |>.
I •■ commandement de la flotte, primitivem. nt réservé à
Dgham, lut confié à Sir Edward Ctcfl, \iromte il«' WimbUdoi H>38), assisté du comte d'Essex, « vice-admiral >,
de Denbigh1, son beau-frère, homme de peu de sens et de nulle expérience en la mer2.
Il revint à quelques jours de là à Salisbury3 où étoient Leurs Majestés, vit Blainville, le paya de grands compliments, ne voulant venir avec lui à rien de particulier, espérant peut-être aller en France* de Hol-
et du comte Denbigh, « rear-admiral ». Ce dernier exerça provisoirement le commandement de la flotte du 24 octobre au 1er novembre, alors que Sir Edward dirigeait en personne les opérations sur terre (voyez The voyage to Cadiz in 1625, being ajournai uritten by John Glanville, éd. A. B. Grosart. Camden Society, New Séries, 1883, t. XXXII, p. 50). Commentant l'échec de l'expédition, Blainville écrit le 20 décembre au Car dinal : « Cette nouvelle afflige un peu cette cour et les partisans de Buckingham témoignent qu'il faut réparer cette faute, donnant secours à la Rochelle. Pour moi, j'estime qu'ils ne vous feront pas grand mal et qu'il est aussi aisé de les battre en France comme en Espagne » (Aff. étr., Angleterre 33, fol. 314).
1. Première rédaction du manuscrit A : « mmandée parle comte d'Einby, beau-frère du duc ». La correction a été faite par Sancy. William Feilding, premier comte de Denbigh, né avant 1582, avait épousé Suzanne Villiers, sœur de Buckingham; il reçut le titre de comte de Denbigh le 14 septembre 1622; il accompagna le prince de Galles et Buckingham en Espagne, servit, au cours de l'expédition de Cadix (1625), comme rear-admiral, et reçut le commandement de la flotte envoyée en avril 1628 devant la Rochelle ; blessé lors de l'attaque du régiment de Rupert sur Birmingham le 3 avril 1643, il mourut des suites de ses blessures le 8 avril. Voyez Dictionary of National Biography, 1889, t. XVIII.
2. Emprunt aux Mémoires de Tillières, p. 101 : « Le général qu'on envoyoit pour la [l'armée navale] commander... étoit sans nulle expérience de la mer et homme de peu de sens. »
3. Salisbury, chef-lieu du comté de Wilts, au confluent du Bourne et du Nadder.