Dès le 15 novembre, Bréval mandait au duc de Lorraine
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lande, on son maître IVnvovoit en ambas>adc extraor-
dmeire.
l.limvillr cuit être obligé de donner avis particulier au Roi de tout ce qui se pas.soit. et lui cn\<>\a MO secrétaire, le 2* de novembre pour l'informer de tmito choses1.
le bruit d'un voyage de Louis Mil à Ittlent : « Je crois que le vrai motif est le retour de Hollande du duc de BncJdngham, qui veut voir le Roi en passant, lequel ne désire pas qu'il fitBB6 ici pour beaucoup de raisons générales et particulières, publiques et domestiques, que V. A. jugera bien » (Bibl. nat., N ivelles acquisitions françaises 3145, fol. 388).
1 . Première rédaction du manuscrit A : « Pour savoir sa volonté sur six points. Lt premier sur les domestiques de la
o de la reine, que le roi d'Angleterre, contre le traité du mariage, vouloit mettre à sa fantaisie et de sa secte; le deuxième, quelle instance il devoit faire sur le mauvais traitement des catholiques; le troisième, touchant la restitution des
aux que Soubise avoit avec lui, et particulièrement de celui de Saint-Jean; le quatrième sur les vaisseaux anglois qui avoient s>r\i le Roi en son armée, lesquels le roi de la Grande- Bretagne demandoit lui être renvoyés. Ces vaisseaux étoient HM At Iniit M'en a\oit promis, le capitaine du huitième, n'avant pas voulu dès le commencement servir le Roi, s'en étant enfui de nuit. De ces vaisseaux, les six étoient marchands et avo |>ar permission du roi d'\n-lri«-rre nolisés au
nom de S. M. pour dix-huit mois, le septième étoit un vaisseau du roi d Angleterre. Le cinquième, si la reine devoit recevoir les dames de lit huguenotes que Bm -kin^ham lui faisoit prétenter par le roi. lilainville ajouta son avis qui étoit que, par la d> amaii ambassadeur D a\oit avancé ni
n'avtnceroit rien en Angleterre, vu qu'ils teetoitnfl et la civilité .t particulièrement qu'on leur pouvoit mettTt lt mandé en la m un m ce temps auquel ils avoient grand besoin des tint du mariage; que Buckin^ham «toit en nu i-lligence avec le Parlement; qu'ils étoitnl te
entfrt pnenrtt avec les Espagnols, te ligue avec leurs alliés pour
Le Cardinal pour réponse1 lui donna charge de dire à Buckingham qu'on n'auroit pas sujet d'ajouter loi aux promesses qu'il faisoit en ses entreprises qu'il proposoit, s'il manquoit non seulement aux paroles qu'il avoit données par le passé, mais à des articles d'un contrat de mariage, entre lesquels un des principaux est que tous les domestiques de la reine seront catholiques; que si on vouloit avec violence la contraindre à en recevoir d'autres, elle craindroit qu'on la voulût enfin passer jusques à sa personne et la forcer en sa religion2.
le recouvrement du Palalinat et en crainte que le Roi prît volonté de faire la paix avec le roi d'Espagne; que le mal étoit qu'ils étoient ponctuellement avertis de France de toutes les all'aires par personnes qui, pourvu qu'ils ruinassent son ambassade, ne se soucioient pas du public; et que, si on lui donnoit ordre de témoigner avec courage et paroles hardies le ressentiment que le Roi avoit de leur mauvaise conduite en ce qui le regardoit, assurément (pourvu que cela fût secret) ils en seroient étonnés, pour ce qu'on leur donnoit tous les jours avis de ne se point relâcher et tenir bon et ne rien craindre du côté de la France, vu que la crainte fait tout faire au Conseil de France, où personne n'oseroit donner au Roi un conseil hardi; enfin que Ruckingham, quoiqu'il fît le bravache, appréhendoit une rupture. » Tout ce passage a été supprimé par Sancy lors de la révision du manuscrit A.
1. Ici commence un long emprunt à une lettre du Cardinal du 11 novembre 1625, dont la minute, écrite par Charpentier, est conservée aux Aff. étr., Angleterre 33, fol. 274. Cette minute porte en tête un renvoi au 22e cahier des Mémoires : « en la feuille 22 », et présente des corrections de temps et de style faites tant par Charpentier que par Sancy. Malgré ce travail préliminaire, des modifications nouvelles ont été apportées par Sancy sur le manuscrit A.
2. Première rédaction du manuscrit A : « Le Cardinal, par commandement du Roi, lui répondit qu'on ne pouvoit penser
pliant à ce <|tuls prétendoient être aussi l>ien fondés à se mêler de nos huguenots1, connue le Hoi lïtoit à agir pour les catholiques d'Angleterre, il leur devoit répondre qu'il ne demandoit pour lesdits catholiques ■ne < ■■■ «jui avoit été promis par le roi d'Angleterre iiirriie, et eux demandent pour les huguenots non une chose due comme promise, ni une grâce pour des
en France comme Buckingham, qui faisoit tout en Angleterre, se pouvoit excuser de faire exécuter les choses solennellement promise* par un traité de mariage, vu qu'il seroit difficile qu'on pût ajouter foi aux promesses qu'il veut faire dans ses entre-
I à l'avenir, s'il manque non seulement aux paroles qu'il a données par le passé, mais à des articles d'un contrat dont il veut bien qu'on lui attribue la gloire et qui sont si authentiques comme sont ceux d'un mariage fait non seulement pour lier deux personnes, mais deux couronnes; qu'il lui devoit témoigner ouvertement que l'inobservation de ce qui avoit été promit ne pouvoit être continué avec la conservation d'une boue intelligence avec la France et de l'amitié du Roi, ni même de la reine sa maîtresse. Si nonobstant tel langage ils M portotent à l'extrémité de vouloir mettre des officiers pro-
ts dans la maison de la reine, elle seroit très bien fondée I Im resnser tout .1 plat et Itui- iléfendre l'entrée de sa maison, leur disant tTM Moéottfo, mais force et vigueur, qu'elle ne les fM.urroit souffrir, parce que, si on usoit de violence pour M c|iii . t >it stipulé pour ses domestiques en faveur de son mariage,
raiadroit qu'on la voulût continuer et augmenter jusqu'à sa personne en ce qui la concerne pour la lil i reli-
gion. Kn |a| <as, elle pourroit encore parler au roi sou mari, qui, sans doute, ne se résoudroit jamais à mépriser ses sentiments .t u reJton tout enseenble. »
1 Ce début d'alinéa se présente sur le manuscrit \ MMSS troll première version (conlonm a Angle-
terre ■ J74) : « Qm quant à ce qu'il a ponrsnivi M
faveur des i atlioli.pics, on se moque en Angleterre quand on fait semMant >\> I. tpuncr mauvais et de < roir- qu'ils sont aussi bien faedàl à parler des huguenots... » Deuxième
innocents, mais impunité et récompense pour des rebelles, et ce contre les règles de tout État.
En ce qui regardoit la demande des vaisseaux que Soubise avoit pris au Roi et volés à ses sujets, que les Anglois ne se pouvoient exempter d'y répondre favorablement, vu qu'il s'agissoit non de grâce mais de justice, qui en pareil cas ne pourroit être déniée ni par le Pape au Turc, ni par les Anglois au Pape, et qu'en effet la détention de ces vaisseaux ne pouvoit être continuée sans manifeste hostilité, ce qu'il leur devoit dire fortement ' .
Et que S. M. en useroit bien autrement envers le roi son frère; car, puisqu'il désiroit la roberge qu'il lui avoit prêtée, quoiqu'on n'eût jamais cru que ce fût pour un temps si court, le Koi étoit tout près de la lui renvoyer.
Pour les six vaisseaux loués de marchands anglois, le marché étant fait pour autant de temps qu'on s'en voudroit servir, S. M. devoit présupposer que le roi son frère étoit bien aise qu'en faisant gagner ses sujets il se servît de leurs vaisseaux2.
sion, revue par Sancy : « Quant à ce, lorsqu'il avoit poursuivi quelque faveur aux catholiques, on s'en étoit moqué en la cour et avoit-on fait semblant de le trouver mauvais et de croire qu'ils étoient aussi bien fondés à parler des huguenots. » Troisième version, corrigée par Sancy ; c'est celle qui est passée dans le manuscrit B : « Quant à ce qu'ils prétendoient être aussi bien fondés à se mêler de nos huguenots. »
1. Angleterre 33, fol. 274 v° : « fortement et nettement à mon avis ». La correction a été faite sur la minute même.
2. Le passage suivant de la lettre du Cardinal, d'abord reproduit dans le manuscrit A, a été finalement supprimé : « Qu'il falloit bien faire remarquer le procédé du Roi qui s'exempteroit, s'il vouloit, de renvoyer la roberge, même en ce
Le Cardinal ajoute qu'il étoit nécessaire qu'il remeroilfl te roi de 1 1 Gnode-Bretagoe de ce qu'il n'avoit >ulu voirSoubise, et qu'ainsi <|ue par art il devoit humilité en semblables occasions, il falloit • |u' i l'opposite il agit par raison avec fermeté aux1 ;uitn s. powœ qu'en un mot il verroit, par expérience, que l'humeur des An^lois est telle que nous ferions toujours concert de musique avec eux : si nous parlons ils parleront haut; et parce qu'il y a avantage à tenir le dessus, il seroit bon qu'il prit en certaine occasion un ton si haut qu'ils ne puissent le renvier*.
Que3 l'extraordinaire insolence et rébellion de la Rochelle faisoit que le Roi, voulant donner la paix à tous les lx)ns huguenots de son royaume, étoit résolu d'humilier efl mettre à raison cette ville; partant il
que, quand le sieur d'Effiat revint d'Angleterre, il apporta une lettre du roi de la Grande-Bretagne au Roi, qui portoit en termes exprès qu'il pouvoit retenir les vaisseaux pour autant de temps qu'il étoit porté par le contrat, par lequel il est à noter qu'il est libre à S. M. de s'en servir dix-huit mois si bon lui semble; qu'offrant de renvoyer ce vaisseau, quoiqu'il n'eût de rien servi, il seroit à propos d'en faire de grands remerciements pour prendre en certaines choses un ééi <lu t • > 1 1 1 au contraire au leur. » 1 l< i eOflBOMBM le 29 nhitr du manuscrit A, ainsi résumé barpctttier (fol. 210] : • Dessein de Buckingham de venir vage en Hollande. Les Ibdlandois retirent vaisseaux de France. Procédé de Buckingham vers la ne d'Angleterre. Envoi du sieur Bautru en Angle ••. # I air»- un r»-n\i; têCTM «In JM et br-lan.
méa est emprunté à une autre minute de Richelieu N LOaoi ffiibre 1625 (Angl« item B8,
>i»i—ceiii' m -i la lin du passage i inimrint <»ni été indiqués au copiste .t I aida des lettres n et o.
jugeroit bien qu'il n'étoit pas à propos de rompre avec les Anglois, mais que, pour éviter cet inconvénient, le meilleur moyen étoit de leur témoigner qu'on ne l'appréhendoit pas ' .
Que la froideur avec laquelle ils se portoient aux actions dont l'utilité est commune à toute la chrétienté, et la chaleur avec laquelle ils témoignoient vouloir embrasser celles qui nous sont préjudiciables en faveur des huguenots n'avanceroient ni ne retarderoient le Roi en ses desseins ;
Qu'on ne pouvoit croire le roi d'Angleterre si mal conseillé qu'il se voulût porter à une action dont toute la chrétienté lui donneroit du blâme, en un temps où le Roi n'avoit les armes en la main contre les étrangers que pour libérer d'oppression ses alliés2, et que l'occupation qu'il3 donne à l'Espagne4 favorise ses intérêts particuliers en Allemagne, au lieu que ceux de S. M. sont seulement dans le bien commun5.
1. La lettre du 11 novembre contenait ici un alinéa qui n'a point été reproduit par les Mémoires : « Us font les fins sur le sujet de Mansfeld et pensent, en méprisant le secours que le Roi leur donne, obliger à en faire davantage. Il est de votre dextérité de leur témoigner clairement que, s'ils n'estiment cette assistance ni utile ni nécessaire à leurs affaires, le Roi sera bien aise de le savoir pour, selon leur avis, prendre ses mesures et se décharger à l'avenir des dépenses qu'ayant en partie commencées en Allemagne, pour l'intérêt de la Valteline, il ne peut plus être obligé de les continuer, si ce n'est pour la considération du Palatinat. »
2. Angleterre 33 et première rédaction du manuscrit A : « ceux qui sont de sa créance ».