Ici suit, dans Angleterre 33, un long passage qui porte
l'iiin < -(inclusion. que, si lîuokin^ham continuoit le dessein de son voyage de France, il lui dit franchement qu'il .«voit reçu des nouvelles de France, par lesquelles il a\.»it ippris une chose dont il n'étoit point en doute, <|in étoil que, s'il \ vouloit aller comme ami de l'État «t iH ni Hoi, après avoir n-fusc au Roi tous
nti -ntementsqui ne lui pouvoient être déniés avec justice, comme sont ceux des articles promis par le Indlé de mariage, tant en faveur des catholiques que pour l.i maison de la reine, et la restitution des vais-
rju» l(|ti. s ..n.< ti<>ns de Charpentier, mais n'est pas entré fina- ( dans les Mémoires : « On croit que M. de Buckingham pensera à sa conscience si, lui offrant l'amitié de la France et de la reine sa maîtresse, vous lui dites franchement que, s'il les estime inutiles, vous serez bien aise de le savoir, afin que Lb. MM. n'ignorent pas l'état qu'elles doivent faire de son affection; en Mttfl us direz peu pour laisser beaucoup à terrant toujours lieu d'explication, jusques à ce que la rupture soit ouverte entre l'Angleterre et rit» pagne. Quant à sa soeur et à sa femme, c'est à vous et au sieur de Mende de juger si on les peut rm-ttre en la maison de la reine, sans préjudice, et, en cas qu'il le faille faire, prendre le si a propos que cette faveur nous en vaille une autre, et in- pensent j>as avoir emporté de haute lutte ce qu'ils nt à la seule courtoisie du Roi. Vous devez poursuivre le ■ lu sieur l.uijiienard puissamment, puisqu'il ne fiasse que pour être catholi<jn.- ou pour avoir servi la France. Le Roi est résolu de suivre l'avis que vous donm •/ noigner son indignation à ceux qui le desservent en ces occasions; il battra le chien devant le lion, alin que la peur m wrs les plus élevés le même effet que la punition envers les autres. Au reste, si ces Messieurs [< la les Anglois i continuent à mépriser la France, ils contraindront le Roi à s'accommoder avec ceux <pi iU n 'aiment pas. M. de Chevrcuse a li rit de lui- même à M. de buckingham sur cesup i laut roM ^ irez ce que produira son entremise. •
seaux du Roi, il pou voit bien juger qu'il ne pourroit ni ne devroit y être bien reçu.
Que, pour lui montrer que ce n'étoit que la nature des affaires qui oblige les princes à certaines choses, desquelles il ne faut jamais qu'ils se relâchent, et qui en ce cas empêcheroit sa bonne réception, il le pou voit bien assurer qu'ayant mis ordre aux choses susdites, et ajusté avec lui les affaires d'Allemagne en sorte qu'il n'y eût plus qu'à les signer en France, il y seroit très bien reçu par le Roi, qui l'affectionneroit toujours s'il ne le forçoit à faire le contraire.
De plus, on1 donna pouvoir audit Blainville de parler et d'agir selon qu'il verroit être de la dignité du Roi, et le Cardinal lui manda que ce seroit à lui d'en user en sorte que le succès en revînt au compte de S. M., s'avançant ou se retenant, selon qu'il verroit que le temps et les occurrences lui en donneroient lieu 2 ;
Qu'on ne jugeoit pas que, si Buckingham étoit sage, il voulût porter les affaires à l'extrémité, vu le peu de créance que l'Allemagne et tous les étrangers avoient de leurs forces, et la connoissance qu'eux-mêmes dévoient avoir que, sans la France, ils ne pou voient rien faire contre l'Espagne, et que, s'ils nous fâchoient, on pourroit facilement s'accommoder avec elle, et entrer en intelligence avec Bavière, jusqu'à un point qu'ils seroient à jamais frustrés du Palatinat 3 ;
1. Première rédaction du manuscrit A : « il fit aussi que le Roi donna... ».
2. Comparez Angleterre 33, fol. 276 : « Ce sera à vous d'user de votre pouvoir en sorte que le succès en revienne au compte de S. M., vous avançant ou retenant selon ce que vous verrez que le temps et les occurrences vous en donneront lieu. Un homme sage est tout averti. »