Claude de Rasilly, dit Launay-Rasillv. Né & Tours en
décembre 1593, frère d'Isaac de EUsfllj : il Mti sur mer; il aM
successivement capitaine de l'un des vaisseaux du Hoi, li-ui. -
grands vaisseaux qu'il pourroit trouver à Saint-Malo, en payant le nolis; ce qui réussit si à propos, que ces vaisseaux arrivèrent à la Rochelle trois jours après que les Hollandois, par un secret ordre qu'ils reçurent de Hollande, s'étoient retirés1. Le seul dommage que le Roi en reçut fut que Mantin, demeurant plus foible que Soubise à Portsmouth, fut contraint de le laisser là, et de s'en revenir.
Si Buckingham montra un cœur si envenimé contre nous en Hollande, il ne revint pas en Angleterre avec dessein de nous y faire mieux.
Il avoit donné charge au comte de Garlisle, en partant, de faire tous les mauvais offices qu'il pourroit à la reine et à tous ceux de sa suite, pour préparer la voie à un bannissement général de tous les François, dont on parloit assez ouvertement en la maison du roi. Il ne manqua pas d'en faire naître plusieurs occasions et ne laissa perdre aucune de celles qui se présentèrent.
Blainville faisant grande instance qu'on lui remît entre les mains les vaisseaux de Soubise, l'un desquels il avoit volé au Port-Louis2, les autres aux sujets
nant général au gouvernement de Brouage, commandant des île et fort d'Oléron en 1627, premier chef d'escadre des vaisseaux du Roi en Bretagne et vice-amiral de ses armées navales (1637); ambassadeur en Angleterre; mort au château de Velort le 22 mai 1654 (voyez Généalogie de la famille de Rasilly, p. 338). Le même ouvrage mentionne la mission accomplie le 5 novembre par Rasilly à Saint-Malo, où il acheta notamment le Saint- Louis et la Marguerite.
1. Le 3 février 1626 (Ch. de la Roncière, Histoire de la marine française, t. IV, p. 479).