France 246 : « l'occasion de perdre les huguenots
Que les armes du Roi alloient entrer dans le Milanois, tant du côté de Piémont que de la Valteline; partant il étoit à craindre que les Espagnols, qui ne sont pas insensibles, n'en voulussent prendre revanche dans nos frontières, qui étoit le seul moyen par lequel ils se pouvoient garantir;
Que si nous avions la paix au dedans, il n'y avoit rien à craindre quand ils le feroient, et que, apparemment et par raison, ils ne Pentreprendroient pas ; mais, si l'on étoit bien embarqué au siège de la Rochelle, la connoissance qu'ils auroient qu'ils pourroient faire cette entreprise sans qu'il leur en pût arriver inconvénient feroit qu'ils l'entreprendroient, et en tel cas il faudroit quitter prise ;
Qu'on ne pourroit plus faire la paix avec les huguenots qu'en perdant tous les avantages que l'on avoit sur eux maintenant, et qui sans doute avec le temps causeroient la ruine de ce parti; qu'ils deviendroient plus orgueilleux que jamais, factionnaires d'Espagne par force ; et comme ils se résoudroient alors de servir l'Espagne pour leur intérêt, l'Espagne se résoudroit aussi d'exécuter les pensées qu'ils ont eues plusieurs fois de leur donner de l'argent pour nourrir la guerre dans nos entrailles ;
Au reste, qu'il seroit à craindre que Spinola d'un premier effort emportât quelque place, laquelle on auroit bien de la peine à reconquérir1, et qui seroit capable de faire perdre tous les progrès que l'on auroit faits en Italie ;
1. Sur la menace d'une attaque espagnole sur Calais en août 1625, voyez le mémoire du Cardinal à Potier d'Ocquerre (AfF. étr., Grisons 4, fol. 335).
One si Toii joi^noit à cette raison cette autre-là, que, par les lettres prises à Pioootomim1, il apparoissoit que Spinola avoit ordre de faire (|iiel<|iies entreprises sur b France, et que c'étoit le droit du jeu d'une aimée et rainée comme la sienne par le siège de Bréda «le se mettre pendant l'hiver en garnison pour i ii puissamment au printemps, elle seroit de très ad poids
Que les divers et récents avis que le connétable3, Bullion4 et les autres qui étaient auprès de lui don-