Une lenteoce dl prévôt de Paris, du 30 octobre
Un mois après, qui fut le 26e novembre, ils déclarent que ce livre étoit rempli de termes très séditieux, et que, sous le masque de conserver la religion catholique, il exhortoit les grands de ce royaume à une déloyale désertion, et tout le peuple à une rébellion générale; divertissoit tous les sujets de l'obéissance due aux puissances séculières; abusoit malicieusement des saintes Écritures, les interprétant à contresens, contre l'intention du Saint-Esprit; enfin contenoit beaucoup de choses contraires à la vraie doctrine de l'Église1.
Pour lesquelles raisons ils supplioient Messieurs les prélats et juges séculiers d'interposer leur autorité pour arrêter le cours de la vente de ce livre et en châtier les auteurs.
L'assemblée générale du clergé, qui se tenoit lors, trouva bon de censurer ce méchant livre, et donna charge à l'évêque de Chartres- de rédiger cette censure par écrit. Il en fit imprimer une le 3e décembre de ladite année, dont il y eut beaucoup de bruit, ainsi que nous verrons ci-après.
avait prescrit que ces « deux pernicieux et méchants livres » seraient o lacérés et brûlés » (A.ff. étr., France 780, fol. 91).
1. Comparez la Censure de la sacrée Faculté de théologie de Paris faite contre un séditieux libelle intitulé «.Admonition de J. J. R., théologien, à Très Chrestien Roy de France et de Navarre Loys XIII ». Paris, Cl. Griset, 1635, in-16, p. 11 et 12, à laquelle ce passage a été emprunté.