‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 75 sur 89 · Première rédaction du manuscrit A et Hollande 9 : « La · texte numérisé non relu

Première rédaction du manuscrit A et Hollande 9 : « La

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i.»ii|«»iiin. m MM rmaumc, ne saurait, sanscela.\enii a hout «lu glorieux dessein qu'il ;i de l'extirper de la France; ce qu'il indubitablement s'U «oooterve la paix en ses Etals. D'où il s'ensuit que. puisqu'un prince ost plus obligé de procurer la gloire de Dieu en ses Étals qu'en ceux d'autrui, la France peut contribuer à la guerre «iiii est entre les llollandois et iflli in)i.nl»si;nit même le détriment qu'en peut recevoir la religion, vu que ce détriment n'est point la fin de liaison et que la religion recevra plus d'augmentation en France que de diminution aux I' jomt que l'avantage qu'elle doit recevoir en France si l'on v coula paix est certain, et que le détriment qu'elle peut >ir en Flandres si l'on y continue la guerre ne l'est p. «s, en tant «pie les e\enements de la susdite guerre peinent

: «Notables pour l'Espagne : auquel cas l'Kglil trouvera faire progrés, non seulement contre les héréti.pies en France, mais encore contre ceux des Pays-Bas.

On tire une cinquième raison de ce que tous les auteurs «jui déclarent et font énumération de ceux qui sont compris en la huile lu (\ena Domina, qui excommunie les laut.urN <l 'hérétiques, en exceptent ceux qui les assistent en une juste guerre contre des catholiques.

Partant, il paraît par ces misons que nous pouvons licitement nous joindre aux Hollandois, qui font la guerre à l'Espagne, vu que non seulement c'est la meilleure, mais l'unique voie que nous ayons d'établir notre subsistance avec sûreté.

Un esprit plus hardi passera outre et dira avec raison

quatrième résulte de ce que le Roi a abattu la rébellion de l'hérésie, mais non l'hérésie qui rahrfttft » La correction a été tait'* , probablement pour mettre en harmonie M

passage avec le récit de l'année 14

le ce passage figure, dans le mémoire original, ■■■ suivante de Charpentier : « Faut voir la bulle et coter les auteurs. •

qu'il n'i'si pus seulement licite, mais expédient et nécessaire pour la France, pour l'Eglise et pour toute la chrétienté d'en user ainsi.

Pour la France, parce que le Roi ne sauroit faire une action plus méritoire que d'extirper l'hérésie du royaume, soulager son peuple et établir une Jiscipline générale, juste et raisonnable par tout son Etat, vu que sa charge l'oblige en conscience de travailler à cette fin et le rend responsable devant Dieu s'il ne le fait.

Or, est-il qu'il ne peut satisfaire à cette obligation s'il ne conserve la paix en ses Etats, étant certain que, si l'on a la guerre de quelque côté que ce puisse être, il faudra surcharger son peuple au lieu de le soulager; l'hérésie et la rébellion reprendront force et vigueur au lieu de pouvoir être éteintes, et les divers corps de l'Etat se dérégleront de nouveau au lieu de se rendre capables de discipline. D'autre part, c'est chose assurée que la guerre ne peut venir en France que par les forces ou les menées de l'Espagne ou de l'Empire. Conséquemment, puisque les infidélités de la maison d'Autriche ne nous permettent pus d'éviter le mal de la guerre par des négociations et traitée èsquels l'expérience nous fait connoître qu'on ne trouve nulle sûreté avec telles gens, il n'y a autre moyen pour procurer les biens ci-dessus mentionnés a cet Etat que de s'accommoder avec les ennemis de l'Empereur et du roi d'Espagne pour tenir leur puissance occupée hors du royaume, ce qui fait voir clairement qu'il est expédient et nécessaire d'en user ainsi pour le bien de la France.

Il l'est encore pour le bien de l'Eglise et de la chrétienté, parce que la monarchie universelle1^ laquelle aspire

i. Comparez YAdvis sur V estât présent des affaires d'Allemagne (Mercure françois, t. XII, p. 731) : « Il y a quelque centaine d'années que la maison d'Autriche aspire ambitieusement à la monarchie universelle, surtout la branche qui domine en Espagne. »

APPENDICES. fefl

Espagne, est très préjudiciable à la «In <t i»n i . . ■.< Isa et au Pape, la raison et l'expérience nous montrant qu'il faut, |><>ur le bien de l'Église, qu'il y ail balance rutrc l<> princes temporels, en sorte que dans leur égalité lisse subsister et se maintenir en ses fonctions et en sa splendeur; autrement le Pape ne pourrait être, riiinmi' il doit, père commun de tous les princes chrétiens, serait contraint d'être serf et simple chapelain du plus puissant.

Après tout ce que dessus, qui voudrait faire voir comme

es Es ■jnols n'ont seulement jamais fail difficulté de

faire la même chose que nous faisons pour les Hollandois,

en «mire n'ont pas douté de se servir des alliant tes

des hérétiques et infidèles pour favoriser leurs injustes

ions, et de contracter lesdites alliances à des condi-

inj usies, honteuses et païennes, seroit obligé de

dea noI urnes entiers s'il vouloit rapporter tous les

exemples qui l'en trouvent.

Ce qui montre bien que nous pouvons et devons leur iloum •[ dea affaires, leur procurer hors du royaume de I o( ciip;ition. ru qu'autrement il n'\ i rien de si illicite • |u ils ne soient capables d'entreprendre pour nous faire «lu mal.

dinand1, roi d'Espagne, s'allia avec Soliman et lui reautil uibutaire la Hongrie, afin que la miiaon d'Autriche . ùi plus de liberté de travailler la France2.

Il abandonna qoelqnes filles du Péloponèss ehrétiennea

loi. ut données il lui, et ce pour faire plaisir au 'l'un

l'.in 1603, quoique les Espagnol! uooi objectenl l'alliance <lu Turc, M. d'Ossat écrit au Koi que les -

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