Catholique d' Estât, p
3. Cet alinéa reproduit textuellement le Catholique d'Estat, p. 166. Tous les exemples suivants, tirés de Mariana, sont également empruntés à cet ouvrage, p. 167-168.
M'I'ENDICIS. 295
lanl cet abominable tribut, le diversifia, donnant tous les
■M MU inlitl» les cinquante tilles damoiselles et cinquante
lies <lu peuple.
Alphonse, surnommé le Grand, fit alliance avec les
s, à la charge de leur bailler son fils Ordonius pour
être Boom et élevé parmi eux.
Plusieurs des grands d'Espagne, en Tannée 984, combattirent avec 9,000 chrétiens pour les Morisques contre le roi de Léon1.
Sa l'année 1035, Ramirus, roi d'Aragon, assisté des Mores, fit la guerre à son frère Garsias, roi de Navarre. Ainsi Sanches, roi de Castille, chassa le roi d'Aragon, son ooele, par l'aide des infidèles; les frères s'en sont servis contre les frères et, ce qui est horrible, les enfants contre bur propre père*.
- Grenadins étoient alliés de Ferdinand, surnommé le Saint; ce lui étoit une grande gloire que les hommes de contraire religion se fiassent en lui : c'est l'éloge que leur histoire donne à telles alliances.
grand mathématicien Alphonse, roi de Castille, fut si malheureux que son fils plus jeune, Sanches, le fit
1 Comparez le passage du mémoire sur l'alliance avec les lues du P. Joseph, cité par l'abbé Dedouvres, op. cit., p. 578 : « En l'année 984, plusieurs des grands d'Espagne combattirent avec 9,000 chrétiens pour les Morisques contre le on. » Il est probable que le P. Joseph, tout comme l'auteur du présent mémoire, a fait un large usage du Catholujur d Estai; mais cette similitude ne saurait lui justifier l'attribution d'an oavrage qac des témoignages contemporains tndiqeenl formellement comme étant l'œuvre de Ferrier. Voyez 1 • iii'l- •!' G Fagniez, Bévue des questions historiques, année 1896, al surtout M. Deloche, Autour de la plume de
dieu, p. 297 et suivantes.
i ••• original Hollande 9) porte, comme le passage correspondant de Ferrier : « contre leurs propres pères » .
dégrader de la royauté et le chassa par l'aide et par le secours des Grenadins1.
Outre ces raisons, nous en avons un exemple formel en l'Ecriture.
David n'étant qu'homme privé, se voyant persécuté injustement par le roi Saùl, se retire chez Achis, roi des Philistins, ennemi du peuple de Dieu. Et lorsque lesdits Philistins sont sur le point de donner bataille contre les Israélites, le roi Achis prie David, comme son ami, de le servir en cette occasion. David n'en fait aucun refus, vient à l'armée des Philistins avec six cents hommes de sa suite et de sa nation, prend sa place au champ de bataille et promet au roi Achis de combattre courageusement contre ses ennemis, la victoire desquels ne pouvoit être que très funeste à la religion, ainsi que l'effet fit paroître; d'autant que, l'ayant emportée, les Israélites, étonnés de cette grande perte où le roi Saùl fut tué, abandonnèrent plusieurs de leurs villes où les Philistins vinrent habiter et en ôtèrent le culte divin.
Plusieurs auteurs de marque, expliquant ce passage, approuvent cette action, entre lesquels est Siranus, qui soutient manifestement que David pouvoit secourir les Philistins sans blâme, avec cette intention d'être aidé par leur assistance et par la force de leurs armes pour parvenir à la couronne de Juda, qui lui appartenait par l'ordonnance de Dieu.
Telle est l'opinion de Silvestre; et Denys le Chartreux, en ses commentaires sur ce lieu, dit que c'est aussi l'avis de plusieurs, quoique ce ne soit pas le sien.
Becanus, grand théologien entre les Jésuites, se sert aussi de cet exemple de David pour prouver ce qu'il soutient en termes exprès : licitum esse in bello Justo ut princeps fidelis prœbeat auocilium infidelibus contra fidèles.