Frédéric V, électeur palatin, roi de Bohême
doit difficile de prendre tous les avantages qu'on peut »■> OOOMMM présentes, sans diminution de la religion en quelque chose, d'autant que, bien que cela fût en apparence au commencement, le zèle et la piété «lu Roi feroient qu'à là fin elle y trouveroit son
Qu'il ne diroit point que nous avons toujours été isM/ heureux ;i conquérir en Italie, mais si malheureux à conserver que les lauriers qu'on y a voit cueillis a voient promptement été changés en cyprès, d'autant qu'étant devenus sages à nos dépens nous avions ap|)i M que le vrai secret des affaires d'Italie étoit de dépouiller le roi dlhpagœ de ce qu'il y tenoit, pour en revêtir lei princes et potentats d'Italie, qui, par l'intérêt de leur propre conservation, seroient tous unis ensemble pour conserver ce qui leur auroit été donié, et que, bien que nous n'eussions pas été assez fbrtt1 pour maintenir ce que nous avions conquis, notre force et leur prudence seroient plus que suffinatM pour produire infailliblement cet effet. Et le seul partage que devoit désirer la France en toute cotte eooqoèU DC devoit être que la diminution de l'Espagne, qui prétendoit égalité avec elle et qui nous voulait iflbibHr, et l'avoit fait depuis (|uelcjue temps2; Qu'il ne mettrait point encore en avant qu'on pou- \mt craindre que I ! ;, pressée à l'extrémité par
nous, pnt entrer à foroe ouverte en France, soit du <«»te «Il ou de la Flandre, tant parce qu'il étoit
1 I ii 246 ■ t première version du manuscrit A : « assez l»i ucl.iits et assez forts ».
i muscrii A : les verbes de cette phrase sont demeurés au présent
aisé de l'en garantir du côté d'Espagne avec de médiocres forces, à cause de la situation du pays, que parce que le Roi avoit une armée fraîche et puissante sur la frontière de Picardie et Champagne, laquelle, sans nouvelle dépense, il fortifieroit toujours de six mille hommes de pied1 et de mille chevaux, en y portant sa personne, que parce que le Roi, contribuant aux frais de Mansfeld, il pouvoit faire en sorte que, au cas que Spinola tournât tête vers la France, cette armée le suivroit en queue.
Mais qu'il falloit considérer que les rébellions sont si ordinaires en France qu'il étoit à craindre que, tandis que nous penserions à humilier autrui, nous ne reçussions plus de mal de nous-mêmes que nous n'en saurions faire à nos propres ennemis ;
Que ces rébellions ne pouvoient venir que des grands du royaume mécontents ou des huguenots.
Des grands, il n'y avoit rien à craindre maintenant, tant à cause de leur impuissance que par ce, aussi véritablement, que bien qu'il y en eût beaucoup qui désireroient qu'il arrivât quelque remuement, pour cependant faire mieux leurs affaires, il n'y en avoit aucun qui en voulût être auteur, pour la connoissance que tous ont que ce n'est plus le temps d'en tirer avantage.
Quant aux huguenots, qu'ils étoient si accoutumés à faire leurs affaires aux dépens de l'État et d'en prendre le temps lorsqu'ils nous voient occupés contre ceux qui en sont ennemis déclarés, ainsi qu'ils firent pendant le siège d'Amiens2, que nous devons