‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 80 sur 89 · Comparez Catholique d'Estat, p · texte numérisé non relu

Comparez Catholique d'Estat, p

2. Ces sept mots ont été ajoutés par Charpentier dans le manuscrit original.

3. Ces deux mots sont, dans le manuscrit A, de la main de Sancy.

( •»• s.ns (|ue saint Thomas enseigne qu'on peut sans péché se servir . t se prévaloir du péché d'un autre1.

A l'avènement du roi Henri III' a la couronne, les nanPM qu'il eut contre les huguenots furent fomentées et eut retenues de l'argent que Philippe IIe donnoit en Lang— doc au* catholiques unis avec les huguenots, ce qui fut <!<•>> longtemps auparavant que le duc d'Alençon eût pensé d'aller en Flandres.

Depuis encore, ce bon prince, tant vanté pour sa piété, offrit souvent de l'argent au roi Henri le Grand, lorsqu'il n » tnit que roi de Navarre et qu'ils l'appeloient archihu- NOMl I -t n laps, pour faire la guerre à Henri IIIe, son roi légitime, bien qu'il fût beau-frère de Philippe et si catholique que, par un excès de dévotion qui tenoit quelque chose de la superstition, il vivoit plutôt en religieux qu'en roi.

Bonn IVe eut une si grande horreur de cette lâcheté qu'il envoya au roi Henri IIIe l'original de la lettre de Philippe, par laquelle il lui faisoit les offres et le sollicitoit de lui oier la conduite du royaume qu'il gouvernoit si mal.

I • lui! in avant fait plainte à l'ambassadeur d'Espagne,

il en donna avis à son maître, qui n'écrivit plus audit roi

de Navarre, mais lui fit dire que, nonobstant ce qu'il avoit

fait, il ne laissèrent pas de lui donner, quand il le requer-

le secours qu'il lui avoit promis.

Depuis i|u il lot venu a la couronne un nonce de Sa Sainteté le sollicitant d'abandonner les Hollamlois et lui ilisint < | n • le roi il Espagne ne voudrait assister les huguenots en nulle part du monde, S. M. lui raconta cette hisilnnt il .1- ■m. ni. i fort étonné, et prit une autre Espagne que celle qu'il a\ oit eue jusques alors.

Mais il ne faut j mer si Philippe a vécu ainsi,

! C est sur cette phrase que prend fin le mémoire de Ilnlland<

puisque Charles le Quint, son père, qui est le fondateur de la maison, qu'ils suivent et qu'ils imitent en tout, comme ayant le premier conçu le vain dessein de la monarchie universelle, n'a pas fait difficulté en occasions semblables de faire le même et beaucoup davantage.

Il fit une ligne ouverte avec le roi Henri VIIIe d'Angleterre, schismatique, contre le roi François Ier, et le fit descendre avec une armée en France.

En Allemagne, ayant vaincu en bataille rangée Frédéric, duc de Saxe, luthérien, et pouvant rappeler à la religion catholique toute cette province, en laquelle, comme en toutes les autres d'Allemagne, les peuples suivent la créance de leurs princes, il préféra son intérêt à toute considération de Dieu et aima mieux établir en sa place Maurice, luthérien, mais qui lui étoit affidé, que non pas aucun autre de la même maison qui étoient catholiques.

Depuis Maximilien, l'an 1516, étant irrité de ce que les Polonois ne l'avoient pas voulu élire pour leur roi, ne fit point de difficulté pour essayer à se venger de faire ligue contre eux avec le Danois, le Suédois, le Moscovite et le duc de Saxe, tous princes hérétiques.

Si nous voulons venir à notre temps et en la même année dont nous écrivons maintenant l'histoire, le comte d'Olivarès a fait faire à M. de llohan le soulèvement dernier que nous venons d'écrire1, l'en ayant sollicité par un qu'il faisoit nommer Don Caries, son secrétaire, déguisé, qu'il lui envoya.

Le duc de Milan, ensuite de cela, ayant levé les armes, envoya La Rousselière2 et Campredon3 en Espagne, qui a depuis été convaincu, condamné et exécuté à mort.

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