Le soulèvement de
2. Sur les menées de La Rousselière, gouverneur de Saint- Jean-de-Bruel, en Espagne, voyez Ch. de Bouffard-Madiane, Mémoires, p. 98 et 112.
3. Manuscrit A : « Camredon ». Pierre Campredon appartenait en 1625 à la suite de Rohan et avait guidé La Rousselière
MTRNDICE8.
Il M «|iii est encore ici plus à considérer, c'est qu'ils font alliance avec les infidèles cl hérétiques pour envahir les provinces d'aulrui; et nous ne le laisousque pour notre (I. I- use et empêcher qu'ils ne dépouillent uns alliés de leurs États : de sorte que, s'il y a quelque chose à reprendre en cela, ce n'est pas à nous, mais i eux, que le Mime doit être imputé.
ht, h la vérité, qui voudrait exactement examiner la de la raine de la religion en bt chrétienté trouvera CHM la maison d'Autriche ;i ouvert la porte au Turc pour envahir lee provinces catholiques, a donné établissement i cours à l'hérésie de Luther et de Calvin, qui ravage la plupart <le l'Europe et est cause du schisme d'Angleterre suivi de l'hérésie sous laqaeUe nette île est opprimée depuis un long temps
OU ne sauroit lire sans larmes l'histoire de Hongrie, en laquelle on vit Ferdinand, frère de Charles le Quint, a I app. in de son ambition pourse faire roi de Hongrie, forcer celui que le pays avoit élu a appeler le Turc pour le Ire contre la violence de ses armes qui le vouloient dépouiller.
Enfin, par trait de temps, continuant toujours ses entrepris.-s contre ce pauvre royaumCi Soliman, après avoir été appelé m leeonn plmionn fois, se saisit des meilleures villes et places pour le remboursement des frais de la -lierre, et depuis s'étendit si avant qu'il n'en reste plus qu'une petite partie aux chrétiens.
L'hérésie de Luther étoit poursuivie et combattue par toute la chrétienté; on brùloit en France MU qui en ÛnV soieiil profession ; on ne les tniiloil pas plus favorablement
en Angleterre En Allemagne, ils étoieni attaqués, lorsque, tout d'un coup. Charles le Quint, pour avoir plus de moyens de tourner ses forces contre la France, leur
en Espagne; il Tut arrêté à Belpech et écarte lé à Toulouse le 6 avril 1626 (Ch. de Bouffa rd-Madiane, Mémoires, p. 281).
accorde l'intérim, par lequel il priva plus de quatre mille villes et bourgades de l'exercice de la religion catholique1, et, ayant donné à l'hérésie cet affermissement, elle s'est depuis épandue par toute l'Europe et y a fait les maux qu'un chacun sait.
Quant au schisme d'Angleterre, à qui eh peut être attribuée la cause qu'à Charles le Quint? Par ses poursuites continuelles, il a fait que le Pape a traité avec un peu de rigueur le roi Henri VIIIe, qui, par désespoir, se jeta dans un schisme formel*.
Depuis, ce roi reconnoissant sa faute et se voulant réconcilier à l'Église, Haederus écrit que Charles le Quint, par son autorité, empêcha que S. S. le reçut si, auparavant, il n'avoit restitué à l'Eglise tous les biens qu'il lui avoit ravis, ce qui n'étoit pas en sa puissance.
Le roi François Ier fit en sa faveur, mais en vain, tous les offices qu'il put envers S. S. Le roi Henri VIIIe, voyant que l'affaire dépendoit de Charles le Quint, fit ligue avec lui contre le roi François pour l'obliger à obtenir du Pape ce qu'il lui demandoit; mais la vengeance étoit si fort enracinée en son cœur qu'il n'amollit jamais sa dureté envers lui.
Et, pour montrer que ce n'étoit que sa seule passion quiempêchoitcet accommodement si nécessaire à l'Eglise, c'est que, tôt après, Henri étant décédé, Philippe, fils de Charles le Quint, épousa Marie, fille de Henri, laquelle rétablit la religion catholique en Angleterre, à condition que tous les biens qui avoient été ôtés aux ecclésiastiques demeureroient sécularisés, qui est ce que seulement demandoit ledit Henri et qu'à faute de lui avoir été accordé a causé la ruine de l'Eglise en ce royaume.
1. Comparez Catholique d'Estat, p. 81 : « Il a chassé la religion catholique de plus de quatre mille lieux en Allemagne. »