La même idée est exprimée en termes analogues dans
Tronson*, envoyé pour licencier le Chancelier^, lui dit de la part du Roi qu'il y avoit longtemps que S. M. en lui-même combattoit contre plusieurs mémoires qu'on lui donnoit, contre lui et contre son fils, des malversations qu'ils avoient commises dans leur charge, tant au dedans qu'au dehors du royaume^ ; que, depuis peu, il en avoit vu de si clairs, qu'il pensoit en user fort doucement, en leur commandant de se retirer avec permission d'entreprendre leur justification au Parlement, s'ils la jugeoient possible.
Le Chancelier répondit qu'il savoit ce que c'étoit de servir des rois, qu'il avoit toujours été fidèle serviteur de S. M., qu'il le seroit obéissant et se retireroit.
Tronson lui représenta pour la deuxième fois que le Roi lui permettoit de se justifier; mais, comme il lui étoit malaisé, il fit mine de ne l'entendre pas, aimant
plusieurs écrits du temps sans qu'on en puisse, bien entendu, conclure toujours à une inspiration commune. « Il [le Cardinal] savoit — dit M. de Montchal [Mémoires, p. 8) — que les faveurs du Roi n'ont pas de stabilité et que quelquefois les caresses du prince ne sont éloignées que d'un moment de la prison. »