‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 100 sur 135 · La ligue d'Avignon du 7 février · texte numérisé non relu

La ligue d'Avignon du 7 février

ment qui épuisât, cette année, en laquelle apparemment nous ne ferions rien, les finances de S. M., et nous mît en nécessité d'accorder avec nos financiers comme ils voudroient, et fit croire à tout le monde, au préjudice de la réputation de la France, que nos forces ne seroient pas beaucoup à craindre. Il est nécessaire de savoir si nous pouvons forcer les forts et si les fortifications n'en sont pas telles que nous ne les puissions emporter. Il faudra laisser la liberté au Pape de les remettre entre les mains des Espagnols, et, s'il ne le fait, l'en solliciter, afin de les attaquer sur eux de vive force. Il conviendra aussi de solliciter les Grisons de se soulever et commencer d'attaquer eux-mêmes la Valteline et les autres parties de leur État que les Espagnols et l'archiduc Léopold leur ont occupées, et convier les Suisses, qui sont intéressés en leur cause, de les assister.

Pour arrêter le secours qu'on leur pourroit envoyer de Milan, une diversion est nécessaire en Italie, en laquelle les armes de S. M. ne paroissent pas : celle qui semble être le plus à propos \ c'est l'attaque de Gênes au nom du duc de Savoie, sous prétexte de l'injure qu'il a reçue de cette république sur le sujet de Zucarel^ qu'elle lui détient.

Le fief de Zucarel appartient pour trois quarts à Sci-

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