‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 102 sur 135 · La ville fut prise par Spinola en · texte numérisé non relu

La ville fut prise par Spinola en

2. Christian IV (1577-1648), roi de Danemark de 1588 à sa mort.

3. Les documents relatifs à l'organisation de la campagne que Mansfeld devait entreprendre en Palatinat, d'accord avec l'Angleterre qui soutenait cette entreprise, sont en majeure partie du début de 1625 (Bibl. nat., Nouvelles acquisitions françaises 60, fol. 61-66).

ladite diversion, mais prendre garde néanmoins de ne désespérer pas ladite Ligue, qui n'est point encore déclarée, et la contraindre de se mettre contre nous*.

Dans les engagements dans lesijuels on est, il est difficile d'en trouver un moyen assuré.

Le seul remède, non absolument curatif, mais palliatif pour quelque temps, est de leur faire connoître que l'on a voulu plutôt rompre le mariage d'Angleterre que de se liguer contre eux pour le Palatinat; que l'intérêt de la Valteline requiert (ju'on s'oppose aux Espagnols en Flandre, et partout ailleurs, pour les affoiblir^ ; que nous les assurons qu'entre ci et le mois de janvier Mansfeld ne passera point en Allemagne ; qu'entre ci et ce temps nous traiterons pour le Palatinat, priant le duc de Bavière^ de faire de meilleures conditions pour gagner le roi de la Grande-Bretagne; que si, dans ce temps, l'accord ne se peut faire, et que ce Roi le refuse à conditions raisonnables, S. M. n'assistera point Mansfeld, aimant mieux en user ainsi que de manquer à témoigner à la Ligue catholique l'affection qu'elle lui porte.

Par cet expédient, si Bavière'' s'en peut contenter,

1. Comparez avec ce qui est dit de Mansfeld à la page 107; voyez aussi Ed. Rott, op. cit., p. 754-756.

2. Comparez cette page sur les alfaires extérieures avec ce qui en est dit ci-dessus aux pages 107, 122, 221, 225 et au tome III des Mémoires, pages 218, 268, 289, 317, déjà citées. Les idées, en ce qui concerne la Valteline, sont les mêmes dans leur ensemble; on accuse La Vieuville de n'avoir pas une politique conforme aux traditions et aux intérêts français, dont Richelieu s'affirme le défenseur résolu.

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