Le marquis de Bagni
8. La relation des Affaires étrangères ajoute ces lignes : « Si bien qu'aujourd'hui les Grisons sont libres de la servitude et
Cet avis étant donné aux Grisons qui étoient avec le marquis, ils ne le pouvoient croire \ parce que sans canon il n'étoit pas en état d'attaquer cette place, ni aucune autre qui eût voulu tenir. Cela le fit résoudre de continuer son chemin dans la Valteline, afin de reconnoître si cette même bonne fortune y accompagneroit la justice des armes de S. M.
Pour cet effet, ayant pourvu à la garde et défense des passages des Haute et Basse-Engadine et du val Bregaglia^, èsquels lieux il distribua un régiment de mille hommes de pied, il ordonna au sieur de Vaubecourt^, qui conduisoit avec soi le régiment de Salis*, de quinze cents hommes, deux compagnies du sien et celle de carabins de Maubuisson\ de s'avancer et
usurpation faite en leur pays par ledit archiduc, tant par la réunion de ladite ligue des Grisons que de la ruine dudit fort. »
1. Ce début de paragraphe est autrement rédigé dans la relation des Affaires étrangères : « Cet avis fut donné audit sieur marquis de la Haute-Engadine et reçu avec grande peine d'y ajouter foi, parce que sans canon... »
2. La relation des Affaires étrangères porte Angredine et val de Gregalia ; ces fautes et d'autres aussi grossières montrent que le document des Affaires étrangères, que nous avons sous les yeux, est une mauvaise copie du document qui a servi à la rédaction des Mémoires.
3. Jean de Nettancourt, comte de Vaubecourt, baron d'Orne et de Choiseul, conseiller d'Etat, maréchal de camp des armées du Roi, capitaine de cent hommes d'armes, colonel du régiment de son nom, lieutenant général et gouverneur de la ville et de l'évêché de Verdun, gouverneur de Châlons, mort en octobre 1642.
4. Le régiment de Salis était composé de Suisses qu'Ulysse de Salis (1594-1674) commanda seul, puis par moitié avec le baron de Travers d'Ortenstein.