La mention suivante est écrite à la marge : Théodoret
Histoi'\ia\ Eccl[esiastica], l[ibro] 2.
plus de poids que son autorité temporelle est considérable, et elle ne peut avoir grande force que dans l'égalité qui doit être entre les premières et principales couronnes de la chrétienté.
« Parla, il paroît que S. S., qui est un des plus religieux papes qui ait jamais été, des plus grands politiques qui puissent être, n'a pas peu de sujet d'accorder promptement la dispense qui lui est demandée par S. M., qui estime satisfaire à sa dignité de Roi Très Chrétien si, pour procurer solidement un avantage du tout signalé h l'Eglise, elle se relâche de certaines apparences qui ne sont bonnes que pour se mettre en réputation auprès de ceux qui ne connoissent pas qu'on les a seulement demandées parce qu'on savoit bien qu'on n'en pouvoit avoir l'effet. »
Appeindice XII.
« Article public » et « Article secret » sur le mariage d'Angleterre.
Voici 1 les deux documents intitulés Article public et Article secret qui n'en suppose aucun public (ces deux titres de la main même de Richelieu) et dont les termes ou les idées ont été plus ou moins exactement utilisées par les rédacteurs des Mémoires (ci-dessus, p. 63-64).
Article public. « Pour éviter la jalousie que le sérénissime roi de la Grande-Bretagne pourroit justement avoir si ses sujets catholiques avoient lieu d'estimer qu'ils seroient dispensés des rigueurs ci-devant exercées contre eux, par le soin et l'intervention du Roi Très Chrétien et non par le propre mouvement et naturelle bonté de leur roi et de leur prince, S. M. Très Chrétienne n'a désiré en ce fait autre condition par ces articles, sinon la parole que le roi et le prince son fils lui donnent de traiter à l'avenir