Aff. étr., France 779, fol
« Les nommés Raucourt, père et fils ;
« Molaville;
« Douynel ;
« Pinçon ;
« Fagottin;
« Malespert.
« Autres financiers contre lesquels il y a charge suffisante pour décréter :
« Le sieur de Villoutreys, pour autres faits que ceux dont il s'est différé ;
« Sevin, son commis, pour faux rôles et faux acquits;
« Scaron et Coquille, tant pour compositions que pour les faits contenus dans la dénonciation du sieur de Villoutreys;
« Les nommés Courtin, Belot, Cartier, Guillemot et Portalais, pour les mêmes faits;
« Gasselin, commis du sieur de Beaumarchais, pour compositions illicites bien justifiées;
« Ardier, premier commis du sieur d'Herbault, pour divers faits ;
« Habert, Montmor, idem;
« Lancy, idem;
« Barentin, trésorier des parties casuelles, idem ;
« Boullin, Saveau et Gemarye, ses commis, idem;
a Bardeau et Maugis, trésoriers de l'Ecurie;
« Jossier et Particelli, trésorier et contrôleur de l'argenterie ;
a Le sieur Morant est un peu moins chargé et toutefois il y a sujet de décréter.
« Autres complices desdits financiers dont les décrets sont inévitables :
« Monsigot, maître des comptes;
« Perochel, aussi maître des comptes;
« Choisy, de Caen;
« Yvonet, son commis; « Et Camus. »
Appendice XV.
« Charges contre le sieur de la Vieuville » (frag-ments du manuscrit A, foi. 67-70).
« II* y eut preuve contre lui [Beaumarchais] que toutes les rescriptions de vieilles dettes et vieux arrérages de gages et pensions, dont il composa h moitié pour employer en son compte de 1620, n'avoient été par lui achetées qu'en l'année six cent vingt-trois, durant l'administration du sieur de la Vieuville, son gendre, et que ledit sieur de la Vieuville lui avoit donné du fonds pour porter cette mauvaise dépense au préjudice de l'Etat, au vrai qui avait été arrêté par le précédent administrateur de l'année 1622.
« Que ledit état de 1622 fut supprimé et qu'au lieu d'icelui le sieur de la Vieuville en fit arrêter un autre en 1623 auquel on ajouta pour plus de deux millions de fausses dépenses.
« Et, bien que ledit état ne fût pas signé dudit sieur de la Vieuville, ains d'un intendant qui ne pouvoit ignorer l'état précédent pour ce qu'il avoit assisté à la vérification d'icelui, il étoit néanmoins bien vérifié au procès dudit de Beaumarchais que c'étoit La Vieuville qui avoit fait changer ledit état et qui en avoit donné le commandement à l'intendant quil'avoit arrêté; car, outre que ledit intendant ne pouvoit passer dans ledit état les recettes anticipées que faisoit ledit de Beaumarchais sur les années 1621, 1622 et 1623, sans le consentement du surintendant, il se trouva que tous les fonds desdites années avoient été donnés audit de Beaumarchais par ordonnance dudit sieur de la Vieuville et qu'il les avoit lui-même passés en dépense