Achab, roi d'Israël de 907 à 898 avant Jésus-Christ
4. Le document écrit par le « secrétaire de la main » contient ces mots qui figurent sur A (fol. 18 v") et qui ont été barrés dans le manuscrit B : « Impio prœbes auxilium, dit l'Ecriture, et his qui oderant Dominum amicitiâ jungeris, et idcirco iram quidem Domini merebaris, 2 parab. 19. Josaphat ne fut pas puni de mort, ajoute l'Ecriture, quia bona opéra inventa sunt in te. »
5. Samuel Spifame, seigneur de Bisseaux, fils de Jean Spifame et de Marguerite du Lion, fut conseiller au Parlement le 27 mai 1587, maître des requêtes, ambassadeur ordinaire en Angleterre de 1611 à 1615. A son retour d'Angleterre, en 1617, il dressa un Mémoire sur les affaires d' Angleterre que
dise des messes en Angleterre, pourvu que son État demeure paisible; s'il est ainsi, on le peut assurer de ses fins et le mettre hors d'intérêt, les catholiques se soumettant, en recevant la grâce qu'il leur fera ^ à s'astreindre de garder fidélité au roi, par le serment le plus obligeant qu'il se pourra faire et qu'il sera jugé à propos par le clergé de France. Ce qui lui doit donner toute assurance, si ses ministres^ ne veulent dire que la vraie religion ne permet pas à, un catholique d'astreindre sa foi à un prince d'autre créance : ce que je puis dire être blasphème, et qui devroit mettre grandement notre Roi en soupçon, vu que, par ce moyen, il ne peut s'assurer de la fidélité des huguenots^. Que si le roi d'Angleterre représente qu'en ce fai-
Richelieu a eu entre les mains et qui est conservé à la Bibl. nat. (ms. Français 15990, fol. 1-7). Voyez Blanchard, les Présidents au mortier du parlement de Paris, p. 73 et 104, et Firth et Loroas, Notes on tlie diplomatie relations of England and France (1603-1688). Lists of ambassadors from England to France and from France to England, p. 30.
1. Les mots, la grâce qu'il leur fera, ont été substitués par Sancy aux mots la liberté, sur le document écrit par le « secrétaire de la main ».
2. Nous suivons la leçon donnée par le document écrit par le « secrétaire de la main », où on lit, ses ministres. Les manuscrits A et B disent les ministres.
3. Sancy a écrit sur le manuscrit A ce renvoi à la « feuille de corrections » conservée dans le vol. France 779 des Affaires étrangères, fol. 90 : « V[oyez] corrections p[age] 1 « ; ce renvoi est suivi d'un signe graphique devant servir de repère; de plus, le mot persécution est souligné dans le ms. A. Sur la « feuille de corrections », à la première page du feuillet, marquée 1, on retrouve le mol persécution et le signe graphique de repère, puis vient la correction, écrite par Sancy, et qui, sauf deux mots, a été reproduite dans le ras. B. A la suite de
sant son fisc diminuera ^ d'autant qu'il tire beaucoup des catholiques, après avoir représenté qu'il semble plus décent à un ^rand prince'^ de relâcher quelque chose de ses droits que de continuer à persécuter ses sujets pour tirer davantage d'eux^, les cathoHques s'offrent de lui donner autant* comme on tire d'eux par leur persécution ^
cette correction portée sur la « feuille de corrections », Sancy a écrit « V[oyez] Cahier p[age] 31 », et cette mention est suivie d'un signe graphique que l'on retrouve dans A, à la page 31 de l'ancienne pagination (actuellement fol. 19).
1. Var. : que si le roi d'Angleterre représente que son fisc diminuera s'il donne la liberté de conscience (document écrit par le « secrétaire de la main »). La leçon de B que nous donnons est due à une correction effectuée par Sancy sur le document écrit par le « secrétaire de la main ».
2. Les mots qui suivent jusqu'à les catholiques s'offrent ont été écrits par Sancy sur le document dû au « secrétaire de la main ».
3. Var. : pour tirer avantage d'eux (mss. A et B) ; la leçon que nous adoptons est celle que donne le document écrit par le « secrétaire de la main ».
4. Var. : ayant la liberté (document écrit par le « secrétaire de la main »). Ces mots ont été effacés par Sancy sur le document même.
5. Avec ce paragraphe prend fin l'emprunt fait par les Mémoires au document écrit par le « secrétaire de la main » : ce document compte encore quatre paragraphes qui ont été rayés, mais dont on s'est servi quelques pages plus loin. On remarquera que, dans les pages précédentes qui utilisent le document écrit par le « secrétaire de la main », là où ce document parle de la liberté à accorder aux catholiques anglais par leur roi, le mot liberté a été effacé et remplacé par une périphrase, ou suivi d'un membre de phrase indiquant qu'à défaut de liberté on compte qu'ils ne seront pas persécutés ou qu'ils verront un soulagement apporté à leur condition (voyez p. 44,
Après toutes ces raisons succinctement déduites, selon que l'importance du sujet le pouvoit permettre, le Cardinal conclut qu'il étoit d'avis de recevoir l'offre qui nous étoit faite de ladite alliance, pourvu qu'on* la pût obtenir aux conditions susdites, et que tant s'en faut qu'il la fallût rejeter, qu'au contraire il la falloit poursuivre avec soin, pour ce que^ toujours l'alliance
note 4, 50, 52, 53, et la note 4 de la page 53). Cette modération dans les demandes comme dans les espérances d*e la France en ce qui concernait le traitement des catholiques anglais, introduite après coup dans un document émanant de Richelieu, montre clairement qu'à l'époque où ce document fut r.édigé on espérait obtenir pour les catholiques anglais la liberté pleine et entière dans l'exercice de leur religion, et que, lorsque ce document fut revu pour les Mémoires, ces espérances avaient été déçues, comme il était arrivé; mais il importait que les Mémoires ne l'avouassent point; aussi fallait-il atténuer les expressions indiquant trop nettement les espérances du début et pouvant faire croire à une erreur de jugement de la part du Cardinal.
1. Le manuscrit A contient, à la place de ce début de paragraphe, la phrase suivante : « Et partant le Cardinal conclut qu'il ne faisoit donc point de doute qu'on ne dût recevoir l'offre qu'il nous faisoit de cette alliance, pourvu que... ». Cette phrase a été rayée (ms. A, fol. 19).
2. La fin de ce paragraphe et les deux suivants sont tirés d'une note écrite par Charpentier et conservée aux Affaires étrangères (Correspondance politique, Angleterre 26, fol. 246). Elle ne doit pas être confondue avec les documents précédemment mentionnés, qui se trouvent également dans le volume 26 du fonds Angleterre, mais aux folios 243 et 245, et qui ont été aussi écrits par Charpentier. La note dont nous nous occupons ici est la suivante : « Raisons pour lesquelles la France doit s'opposer au mariage d'Espagne et d'Angleterre et procurer cette alliance pour elle : la première est que l'Angleterre est située comme un boulevard dessus la France, ce qui convia les ducs de Boui'gogne de faire grand état de l'amitié du roi d'Angleterre et du royaume pour donner un frein aux forces de
d'Angleterre nous a été avantageuse, cette île étant située comme un boulevard sur ce royaume ; ce qui convia les ducs de Bourgogne de faire grand état de l'amitié desdits Rois, pour donner un frein puissant aux forces de la France.
L'Espagnol ne conquit le royaume de Navarre, sous Louis XIP, qu'après avoir fait ligue^ avec l'Anglois contre nous et s'étant unis pour nous attaquer des deux côtés ^.
Davantage, si nous nous allions avec le roi d'Angleterre, l'Espagne perdra le moyen qu'elle avoit d'arrêter nos mouvements sur le sujet de nos prétentions
France; la deuxième est que le roi d'Angleterre s'alliant en France, le roi d'Espagne perdroit de grandes occasions avec lesquelles il peut tempérer les mouvements et prétentions de la France, ayant de son parti le roi d'Angleterre, si voisin de la France, qui a des prétentions contre elle bien mieux justifiées que ne sont celles des François contre le roi d'Espagne; la troisième est que l'Espagnol n'a conquis le royaume de Navarre que sous Louis XIP, après avoir fait ligue avec l'Anglois contre la France, et s'étant unis pour l'attaque des deux côtés. » Cette note a été publiée par Avenel (t. Vil, p. 535-536).
1. Première leçon du manuscrit A, avant la correction de Sancy : « L'Espagnol ne conquit le royaume de Navarre que sous Louis XII", après avoir fait ligue... ».
2. Le 5 octobre 1511 avait été conclue une alliance sous le nom de Sainte-Ligue, unissant l'Espagne, l'Angleterre, Venise et les Suisses contre la France; le but essentiel en était d'expulser les Français d'Italie. Le roi d'Espagne devait attaquer la Navarre, en même temps que l'Angleterre le nord de la France. C'est ce qui eut lieu et, en août et septembre 1512, le duc d'Albe, au nom de Ferdinand le Catholique, envahissait et conquérait la Navarre, dont le roi d'Espagne se proclama roi. Le 1'^'' décembre 1513, la France et l'Espagne concluaient une trêve, et Henri VIII traitait avec Louis XII, auquel il donnait sa sœur Marie en mariage.
contre elle, si elle avoit de son parti ledit Roi, qui nous est si proche voisin et a des prétentions contre nous, qu'il s'imagine n'être pas moins clairement justifiées que les nôtres contre le roi d'Espagne; en quoi nous recevrons un double avantage : et que l'Espagnol perd, en ce faisant, l'assistance de ce royaume-là et que nous nous en fortifions contre lui * .
Le Roi suivit l'avis du Cardinal et arrêta de ne pas rejeter l'offre qui lui étoit faite par lesdits ambassadeurs. On commence à traiter avec eux.
La plus grande difficulté qui se rencontra fut sur le sujet de la liberté de conscience en Angleterre, ou publique, ou tolérée secrètement^.
Quant à la liberté publique, ils n'en voulurent pas seulement entendre parler, témoignant que c'étoit avoir dessein, sous ombre d'alliance^, de détruire leur État que de leur faire telle demande.
Quant à la secrète, ils avoient encore grand'peine
1. Le manuscrit A (fol. 19 v", p. 32 de l'ancienne pagination) porte ces mots écrits par Sancy : « V[oyez] corrections, p[age] 2 » , et suivis d'un signe graphique qui se retrouve bien à la page 2 de la « feuille de corrections » (AfF. étr., France 779, fol. 90 v°) ; la correction indiquée est passée dans le manuscrit B et forme le paragraphe suivant.
2. Première leçon de A : « Le Roi s'étant résolu pour ces raisons de ne pas rejeter l'offre qui lui étoit faite, on commença à traiter avec lesdits ambassadeurs. La plus grande difficulté qui se rencontra fut sur le sujet de la liberté de conscience en Angleterre, ou publique, ou tolérée secrètement. » La « feuille de corrections » porte les modifications que Sancy fit subir à cette première leçon de A, qui est devenue, ainsi transformée, la leçon du ms. B, que nous avons adoptée; on remarquera ces mots significatifs qui n'existaient pas sur le manuscrit A : « Le Roi suivit l'avis du Cardinal. »