‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 27 sur 135 · Var. : sous prétexte d'alliance (ms. Français · texte numérisé non relu

Var. : sous prétexte d'alliance (ms. Français

à l'accorder. Néanmoins, le Cardinal leur faisant voir clairement que le Roi ne pouvoit faire ce tort^ à sa qualité de fils aîné de l'Église, que de n'obtenir pas en cette occasion tout ce que les catholiques anglois pouvoient raisonnablement attendre de soulagement par le moyen de cette alliance, et ne prendre pas les assurances raisonnables qui pouvoient être prises pour l'exécution de ce qui seroit promis, ils s'y relâchèrent, avec cette condition qu'il n'en parût rien par écrit et que le Roi se contentât seulement d'une promesse verbale du roi d'Angleterre et du prince de Galles^.

Ils apportoient pour raisons que c'étoit vouloir mettre mal le roi d'Angleterre avec son peuple, qui étoit protestant, que de faire paraître au public qu'il eût promis aucune chose pour les catholiques, au préjudice des lois du royaume ; que cela lui feroit perdre le moyen de tirer du secours de son parlement, qui étoit fort zélé à leur religion ^ ; que c'étoit même lui ôter le pouvoir de bien traiter les catholiques que de faire connaître publiquement qu'il eût ce dessein et s'y fût obligé, pour ce qu'un chacun prendroit garde à ce qu'il feroit pour eux et que la moindre grâce qu'il leur départiroit seroit considérée, pesée et enviée, au lieu que si ses peuples n'en avoient point de soupçon, il

1. Les deux mots ce tort ont été mis par Sancy sur le manuscrit A, à la place du mot ayant, qui n'a ici aucun sens; cela confirme ce que l'on sait de l'incurie des scribes des Mémoires.

Page 1