Var. : Il fait dire à Monsieur (ms. A
2. D'Ornano fut envoyé à la Bastille le 6 juin. Phélypeaux d'Herbaut annonçait en ces termes la nouvelle à Béthune, le même jour, de Corapiègne : « S. M. ayant fait faire divers commandements à M. le colonel d'Ornano de sortir de Paris et se retirer au Saint-Esprit, il y a fait divers refus de bouche et par écrit, je dis par trois ou quatre différentes fois, contre l'avis et conseil de ses meilleurs amis, tellement que S. M., pour se faire rendre l'obéissance qui lui est due, l'a fait mener aujourd'hui dans la Bastille » (Bibl. nat., Français 3666, fol. 52).
3. Le document intitulé « Déportements de La Vieuville » (ci-dessus, p. 89) porte : « [La Vieuville] haït mortellement le cardinal de Richelieu » ; voyez à l'appendice n° I un passage du pamphlet la Voix publique.
4. Var. : Il a dit à Barentin (ms. A). Les mots qui commencent le paragraphe figui^ent aux pages 3 et 4 de la « feuille de corrections »; selon l'habitude, il a été tenu compte de la correction lors de l'établissement du manuscrit B.
aimassent Monsieur le Comte n'avoient fait autre chose que secouer la tête * .
Il veut être amiral. Pour venir à ses fins de l'amirauté^, il propose au Conseil, trente fois pour le moins, qu'il est besoin de penser aux affaires de la mer. Il feint qu'il ne peut plus empêcher MM. de Guise et de Montmorency^ d'avoir querelle sur leurs prétentions; il propose de la part de M. de Guise ce qu'il désire, ce que ledit sieur de Guise ne consent que par force, qui est qu'on connoisse ses droits. Il dit que Mont-
1. Comparez les paragraphes précédents avec la Voix publique (p. 30) : a II a assuré Madame la Comtesse qu'il n'y avoit que la Reine mère qui traversât le mariage de son fils et, d'autre part, il a dans sa tête des desseins de faire revenir Monsieur le Prince pour s'unir avec Monsieur le Comte et faire un parti. » Et, plus loin, pages 48 et 49 : « Quand il a fait chasser le Colonel, ce n'a été que pour glisser des créatures auprès de Monsieur. Ce qui l'a empêché d'y mettre le duc d'Angoulême, c'est qu'il n'a su comment le faire goûter à V. M... Il fait savoir des merveilles à Monsieur le Prince..., lui promettant de le faire revenir en cour... Il a dit à des gens qu'il conserve Monsieur le Prince pour un dernier refuge à sa fortune, que s'il voit ne pouvoir s'aider de la Reine mère, il s'aidera de Monsieur le Prince pour servir à ses passions. Il lui promet d'empêcher que Monsieur se marie. »
2. Var. : Pour venir à ses fins... (ms. A). Le début du paragraphe est donné à la page 3 des « feuilles de corrections » ; mais le reste du paragraphe est semblable dans les manuscrits A et B. Sur cette même prétention de La Vieuville à être amiral, le Mercure françois, t. X, année 1624, p. 667, donne ce passage de la Voix publique : « Il [La Vieuville] a une grande passion d'avoir l'état d'amiral, ainsi que le duc d'Angoulême l'a fait entendre à plusieurs et même au duc de Guise et au Grand Prieur, à dessein de s'assurer un cheval de bois pour transporter les voleries de son beau-père et les siennes. »