Var. : bien plus outre (ras. Français
3. Ce paragraphe et le précédent figurent à la page 4 des « feuilles de corrections »; ils sont comme résumés dans le
Le Roi fait en l'état des garnisons de Champagne l'apostille de sa main ; on le donne au secrétaire d'État : La Vieuville en refait un autre, sans en parler au Roi; le secrétaire lui dit qu'il ne peut changer l'état apostille du Roi sans lui en parler et que si cela étoit su il lui nuiroit; il l'en remercie et reprit l'état qu'il avoit fait.
Au bout de deux jours, il renvoie au secrétaire un état refait de nouvelle façon, où il y avoit huit ou dix officiers, que le Roi y avoit employés, ôtés pour faire le fonds de six mille livres que lui-même s'applique comme lieutenant du Roi à Reims, en ces termes : « Au sieur de la Vieuville, jusqu'à tant qu'on lui ait donné un gouvernement pour le récompenser de celui de Mézières dont il a été privé : six mille livres *. »
Une autre fois, il pria le même secrétaire d'expédier un acquit patent, pour le sieur de Joyeuse, de quatre mille écus à prendre sur des bois de Champagne, de la vente desquels on feroit porter l'argent à l'épargne. Le secrétaire refusa de faire cette affaire sans en parler au Roi. Après qu'il vit ne pouvoir le disposer à cela, il consentit qu'il en parlât; le Roi refusa tout à plat, et, quoique le secrétaire le pressât, il ne voulut jamais. Ayant su cette réponse. Joyeuse pressa derechef le secrétaire de l'expédier, nonobstant tout ce qui
document relatif aux « Déportements de La Vieuville », où on lit : « Sa témérité à changer les choses résolues au Conseil. »
1. En 1614, le prince de Condé et le duc de Nevers s'étaient emparés de Mézières, mal gardé par La Vieuville, qui en était gouverneur. D'après Bassompierre [Mémoires, t. III,. p. 170), cet incident aurait fait perdre à La Vieuville le gouvernement de la ville, dont il aurait cependant obtenu récompense par la suite.
s'étoit passé; l'autre ne le voulut pas ; sur cela, il la fit expédier à un autre.
Il voulut faire changer toutes les garnisons de Champagne pour augmenter celle de Mouzon, où Grandpré^, son parent, étoit. Le secrétaire le refuse; nonobstant tout cela, de sa propre main il augmente, et lui donne augmentation de cinq cents hommes.
Enfin ses extravagances vinrent si grandes que toutes ses entreprises se contredisoient les unes les autres, et, comme un ivrogne, il ne faisoit plus un pas sans broncher.
Il promet aux Espagnols que Mansfeîd ne viendra point ^, que le mariage d'Angleterre ni le traité avec la Hollande^ ne se feront point; de se contenter que le roi d'Espagne ait les passages par la Valteline, pourvu qu'il les demande, ce qui fit incontinent son effet, car le Pape en voulut prier ^.
1. Les Mémoires ont écrit par erreur Longpré. Il s'agit ici d'Antoine -François de Joyeuse, second fils d'Antoine de Joyeuse, sieur de Saint-Lambert, et de Henriette de la Vieuville, sœur du surintendant; né en 1602, il fut d'abord abbé de Thenailles et de Belval, puis, quittant la soutane, il se fit nommer mestre de camp d'un régiment d'infanterie et fut gouverneur de Mouzon et de Beaumont-en-Argonne ; il devint comte de Grandpré par son mariage, en juin 1623, avec Marguerite de Joyeuse, fille et héritière de Claude, comte de Grandpré.
2. Voyez, pour ce qui regarde Mansfeîd, Avenel, t. II, p. 49 et 58, où il est parlé des intentions de la France à son égard et à l'égard de l'Electeur palatin.
3. Les mots : ni le traité de Hollande ont été ajoutés entre les lignes sur le manuscrit A par Sancy.
4. Première leçon du manuscrit A : de se contenter que le roi d'Espagne ait les passages pourvu qu'il les demande; la fin du paragraphe, telle qu'elle est dans le manuscrit B, a été ajoutée
Il les^ assure aussi^ qu'il n'y auroit point de guerre; en suite de quoi l'ambassadeur de Venise^, passant par la frontière de Flandre, trouva qu'en toute la frontière il n'y avoit pas un soldat ; ce qui étoit très préjudiciable aux affaires du Roi, vu qu'on faisoit un armement pour étonner qui ne produisit aucun effet, attendu qu'ils furent avertis qu'on ne feroit rien^.
par Sancy sur le manuscrit A et prise à un passage de A plus complet (fol. 39), que voici : « Un nommé Sauvan, qui étoit avec Feydeau, dit à Rocher-Portail qu'au dernier bail des aides qui avoit été fait, Feydeau donna dix mille pistoles au Roi et cent mille francs audit La Vieuville. La proposition avancée pour la Valteline d'accorder les passages moyennant qu'on en priât fit incontinent son effet, car le Pape en voulut prier. »
1. Ce paragraphe, celui qui le suit et les deux paragraphes qui le précèdent sont, sur le manuscrit A, dans un ordre différent, les uns (les deux premiers et le dernier) étant au fol. 38, et le paragraphe commençant par : « Il les assure aussi... », étant au fol. 39.
2. Comparer ce paragraphe et les trois suivants au document intitulé « Déporteraents de La Vieuville », sur lequel on lit notamment : « Il [La Vieuville] a assuré l'Espagnol que les armées du Roi n'auroient aucun effet, procuré que Gabor fît la paix avec l'Empereur... En vouloit au garde des sceaux..., Toiras, Bautru et tous ceux que le Roi affectionne, »
3. Jean Pesaro, ambassadeur en France de 1621 à juillet 1624. !
4. Première rédaction de ce paragraphe dans le manuscrit A : « Il promet aux Espagnols qu'il n'y auroit point de guerre. Ensuite de quoi l'ambassadeur de Venise a trouvé qu'en toute la frontière de Flandre il n'y a pas un soldat. Telle pensée étoit préjudiciable aux affaires du Roi, vu qu'on faisoit un armement... » Vient ensuite ce paragraphe, qui par la suite a été biffé : « Chariot, son afiBdé, manda en Espagne qu'on prît garde à arrêter les marchands françois qui alloient charger de la marchandise pour la porter en Hollande. L'ambassadeur d'Espagne
[1624] DE RICHELIEU. i09
Il manda à Mayence qu'on feroit venir le Turc contre l'Empereur avec cinquante mille hommes, ce qui lui fit faire la paix avec Bethlen Gabor^
L'article de la religion, obtenu par le traité de Hollande, étant public, autant pour les troupes françoises comme pour l'ambassadeur, par précipitation ou autrement, on s'engagea à le rendre particulier seulement pour l'ambassadeur.
D'Esplan^, Bautru^, Toiras^ sont chassés par proposition non approuvée; il en parla seul au Roi, après l'avoir proposé au Cardinal qui ne l'avoit voulu consentir.
écrivit à Lopez : avertissez mon ami Chariot qu'on mettra l'ordre qu'il estime à propos sur son avis. »
1. Ce paragraphe est à la page 4 des « feuilles de corrections »; il était à peu près identique dans le manuscrit A, au fol. 38 v°.
2. Esprit Alard, seigneur d'Esplan, devint marquis de Grimaud par son mariage avec Marie de la Baume Montrevel, dame de Grimaud; il fut capitaine d'une compagnie de carabins et avait été nommé, grâce à la protection du duc de Luynes, grand maréchal des logis de France.
3. Guillaume Bautru (1588-1665), comte de Serrant et baron de Segré, fut conseiller d'Etat, mestre de camp d'un régiment d'infanterie, conseiller au Grand Conseil, introducteur des ambassadeurs, ambassadeur en Savoie, en Flandre, en Angleterre; il fut choisi comme membre de l'Académie française dès sa fondation.
4. Le passage suivant, qui est dans A au folio 35, n'est point dans B : « La Vieuville a recherché avec violence Toiras et dit au Cardinal que l'autre violentoit, mais qu'il ne le vouloit point voir, afin que le Cardinal le conseillât de le voir; ce qu'il fit. Il a recherché Monsieur le Grand après lui avoir fait des maux incroyables. » Nous donnons ici ce passage parce qu'il y est parlé de Toiras. Voyez aussi ci-dessus la note 2 de la page 108.
Il tint l'emploi de M. de Longueville si peu secret qu'il fut su de tout le monde, comme aussi la levée de six mille Suisses, d'où pouvoit arriver la ruine des peuples dont étoit question.
Toutes* ces choses et plusieurs autres, qui témoignoient son ambition démesurée à vouloir seul gouverner, et son incapacité à s'en bien acquitter, son audace à ordonner de tout sans le su et contre les ordres de S. M., sa légèreté en ses avis, son peu de sincérité à les donner, son défaut de secret aux choses résolues au Conseil, sa témérité à les changer de soimême, sa malice en ses négociations vers les ambassadeurs, son mépris de Dieu et de la religion-, sa vengeance par des fausses accusations contre les serviteurs du Roi, son peu d'affection vers S. M., sur laquelle il rejette la haine que le public lui porte, et généralement toute la mauvaise conduite dudit sieur de la Vieuville, tant es affaires principales du royaume qu'es finances mêmes, ayant donné un extrême mécontentement à S. M., elle s'en ouvrit au cardinal de Richelieu et au garde des sceaux, qui, au commencement,
1. Voyez, pour tout ce début de paragraphe, le document que nous avons donné ci-dessus in extenso sur les « Déportements de La Vieuville »; les termes des deux passages sont souvent identiques; ce début de paragraphe n'est d'ailleurs qu'un résumé à peu près complet des pages qui pi-écèdent.
2. Une sorte de schéma du début de ce paragraphe se trouve au haut de la page 3 des « feuilles de corrections », écrites par Sancy; le voici : « Ambition à être seul. 2, légèreté en ses avis. 3, défaut de secret. 4, audace à ordonner sans le su. 5, peu de sincérité. 6, sa témérité à changer les choses résolues. 7, sa malice en ses négociations avec les ambassadeurs. 8, mépris de Dieu. 9, peu d'affection vers le Roi » (A.fF. étr., France 779, fol. 91).
l'excusèrent autant qu'il leur fut possible, et avertirent ledit sieur de la Vieuville, non du* dégoût du Roi, mais de modérer sa conduite. Mais, comme cet esprit n'étoit point capable de règle, il continua à donner plus de mécontentement de ses actions au Roi et au public que jamais, lequel vint jusqu'à ce point qu'ayant su ce qu'il avoit fait contre son ordre au mariage d'Angleterre et en la Valteline, et appris particulièrement par le P. Séguiran^ les extrêmes médisances qu'il faisoit de sa personne, il se résolut de l'éloigner. Il le communiqua encore auxdits Cardinal et garde des sceaux, qui ne l'en détournèrent pas. Mais le Cardinal étant revenu trouver le soir S. M. chez la Reine sa femme, selon qu'il lui avoit commandé, S. M. s'étant retirée dans un cabinet à part, il supplia le Roi de regarder bien à ce qu'il alloit faire ^; et, après avoir fait une énumération, la plus entière qui lui fut possible, des désordres passés au gouvernement de son
1. Ce mot, que le scribe avait oublié de transcrire, a été ajouté en interligne par Charpentier.
2. Gaspard de Séguiran, né à Aix le 29 septembre 1569, entré dans la Compagnie de Jésus en janvier 1584, fut nommé confesseur du Roi en 1621 à la place du Père Arnoux. Ayant déplu à la Reine mère, il fut disgracié en décembre 1625. Il mourut le 21 novembre 1644, Voyez t. III, p. 304. — Arnauld d'Andilly [Journal, p. 12) raconte qu'au début de l'année 1624 La Vieuville avait cherché à faire renvoyer le Père Séguiran; mais ayant constaté que le Roi était fort satisfait de son confesseur, il fit faire des protestations d'affection à ce Père qui, on le voit, n'en fut pas la dupe. — Consultez également sur la disgrâce du Père Arnoux, prédécesseur du Père Séguiran, et sur celle de ce dernier, E. Griselle, Louis XIII et Richelieu, p. 11-30.
3. On peut rapprocher les pages suivantes des pages 58 et 59, 208, 286, 291 et 317 du tome III où Richelieu résume les
État, lui représente que si, à l'avenir, en l'établissement de son Conseil, il faisoit encore une pareille faute, elle seroit sans remède; qu'il étoit aisé de détruire, mais difficile d'édifier; que l'un étoit du diable et l'autre de Dieu ; partant qu'il falloit premièrement penser à l'établissement qu'il vouloit faire que se résoudre tout à fait à la ruine de celui qui l'avoit méritée. Le Cardinal lui protesta ne lui vouloir nommer aucune personne; ains au contraire le vouloir avertir seulement d'y penser de bonne heure, de peur de s'y tromper par précipitation. Il lui représenta savoir certainement que ceux qui étoient demeurés auprès de lui, quand il avoit éloigné quelqu'un des ministres, l'avoient toujours porté à chasser ceux qu'il vouloit perdre devant que penser à établir personne, afin que la difficulté du choix qu'il feroit ne l'empêchât pas d'éloigner ceux qu'il vouloit perdre; mais qu'il vouloit se comporter tout autrement ; qu'il désireroit avec passion qu'il pût conserver La Vieuville, mais que, ne le pouvant pas, il seroit très méchant et penseroit à ses intérêts particuliers, comme avoient fait les autres, s'il ne l'avertissoit qu'en vain changeroit-il quelque chose en son Conseil, si ce n' étoit pour y faire un si bon établissement que le choix des personnes qu'il prendroit fit approuver l'éloignement de La Vieuville. Sur cela le Roi commanda au Cardinal de lui nommer ceux qu'il estimoit capables de le servir; il s'en excusa autant qu'il lui fut possible, allant avec grande rete-
entretiens de Marie de Médicis et de Louis XIII sur le gouvernement du royaume et sur les conseils d'Etat, entretiens où Richelieu exposait souvent ses idées par la bouche de la Reine mère.
nue en telles matières; mais S. M. lui commanda tant de fois de lui dire son avis que, lui ayant nommé quatre personnes capables de le servir et ayant conclu que le sieur de Schônberg étoit le plus propre, le Roi lui témoigna qu'il faisoit grande estime de sa personne, mais qu'il n'étoit pas propre aux finances, et qu'une chose le fâchoit qu'il étoit lié avec Monsieur le Prince. Le Cardinal répondit que, pour Monsieur le Prince, il croyoit bien que du temps que Puyzieulx et Schônberg étoient aux affaires, parce qu'ils étoient ennemis et que Puyzieulx étoit lié avec le prince de Joinville et ses amis, Schônberg avoit été soigneux de s'attacher à Monsieur le Prince pour se fortifier contre les autres, mais qu'il n'y avoit point d'apparence de croire que cette liaison eût été contre le service du Roi, étant impossible qu'un homme d'esprit, de jugement et de probité pût être contre son maître, la conscience ne le pouvant permettre et nulle utilité ne s'y pouvant trouver*.
Il ajouta que, pour ce qui étoit des finances, il étoit aisé d'y apporter remède en ne lui en commettant pas le soin ; joint qu'il étoit meilleur que ceux qui les manieroient dorénavant n'eussent point de séance au Conseil secret et ne fussent admis au nombre de ses ministres, d'autant que ces qualités conjointes à une
1. On lit dans la Voix publique, p. 45 : « Monsieur le Prince estirae seul [Schônberg] capable de bien servir V. M. à sa mode » ; et p. 51 : « Quel artifice plus noir se peut-on imaginer que celui qu'il [La Vieuville] a fait au comte de Schônberg en faisant semblant d'être son intime ami, afin de mieux persuader à V. M. que tous les rapports qu'il faisoit de lui étoient véritables... » Le même pamphlet vante, p. 45, « le courage de Schônberg ».
il4 MÉMOIRES [1624]
seule personne lui donnent tant de pouvoir dans l'État qu'au lieu de rendre compte au Conseil de l'administration des finances, comme il est de justice et du bien du service du Roi, il faut, au contraire, que tous les ministres dépendent du surintendant, lequel, par le maniement absolu de la bourse, gagne des gens, tant auprès de S. M. qu'ailleurs, pour faire réussir toutes choses ainsi qu'il se les a proposées, en quoi les affaires du Roi reçoivent un notable intérêt. C'est pourquoi il semble plus à propos que le Roi nomme trois personnes qui ne soient ni de trop haute, ni de trop basse condition, qui s'appellent chefs ou administrateurs des finances, qui feront la charge que faisoit le surintendant, sans néanmoins pouvoir rien ordonner qu'il ne soit arrêté au Conseil, et ne soient pas gens d'épée, d'autant que telles gens ont trop d'ambition et de vanité et prétendent incontinent des charges et des gouvernements au préjudice de l'État; qu'il valoit beaucoup mieux y mettre des gens de robe longue, dont les prétentions ne pensent à aller à des offices de la couronne ou gouvernements, comme les autres. Il n'oublia pas à représenter que peut-être telles gens n'avoient pas assez d'audace pour supporter la haine des refus qu'il falloit faire ; mais il conclut qu'il seroit bon d'éprouver^ : au reste, qu'il étoit bon de ne donner point une telle puissance à un homme seul, mais à diverses personnes qui s'éclairassent l'un
1. Cette phrase, dont le sens paraît suspendu, n'est pas terminée, en effet, sur le manuscrit A par un signe de ponctuation. Il est probable que quelques mots, complétant la phrase, n'ont pas pu être lus par le scribe du manuscrit A et que celui qui a relu le manuscrit B a oublié de combler cette lacune.
l'autre, surtout choisir des gens qui, outre leur profession, fussent modérés de réputation publique, telle que leur probité donnât bonne odeur au gouvernement futur.
Le Roi commanda au Cardinal d'en nommer ; il s'en excusa. Enfin, après avoir dit à S. M. qu'il seroit difficile de trouver des gens tels qu'il seroit à souhaiter, il lui dit que le sieur de Ghampigny^ qui étoit contrôleur général des finances, demeurant, parla retraite du sieur de la Vieuville, le premier aux finances, comme d'ailleurs il étoit le plus ancien du Conseil, il n'y avoit point d'apparence de le changer, étant reconnu de tout le monde pour homme de probité tout entière^.
Il dit, en outre, que la réputation de M. de Marillac^ étoit si entière et sa capacité si grande qu'il croyoit que son emploi ne serviroit pas peu à faire croire que les finances seroient administrées avec ménage.
Il nomma aussi le sieur Molé^, procureur général
1. Jean Bochart, seigneur de Ghampigny, fils de Jean, conseiller d'Etat, et d'Isabeau Allegrain, fut maître des requêtes sous Henri III et Henri IV, conseiller d'Etat, président aux enquêtes, ambassadeur à Venise sous Henri IV, intendant de justice en Poitou, contrôleur général puis surintendant des finances et premier président au parlement de Paris en novembre 1628. Il mourut en avril 1630.
2. La Voix publique, p. 45, fait en ces termes l'éloge de Schônberg et de Ghampigny : « Le monde sait assez qu'il [La Vieuville] n'a point la capacité de Sully, ni la probité de Ghampigny, ni la fidélité de du Hallier, ni le courage de Schônberg. »