La première leçon du manuscrit A étoit : on lui proposa
rience l'avoit fait voir par les efforts qu'il avoit faits à cette fin, des personnes du tout à sa dévotion, ses alliés et ses parents ; qu'il s'étoit servi de fausses accusations contre lui pour venir à ses fins; ce qui montroit que la fin et les moyens qu'il avoit tenus pour y parvenir n'étoient pas justes; que l'événement avoit été mauvais en toutes façons, Monsieur s'étant licencié, depuis qu'il ne l'avoit plus eu auprès de lui, et en ce qui est de sa santé et en ses mœurs, et, de plus, au respect cju'il devoit au Roi et à la Reine sa mère; qu'il y avoit péril que ces licences passassent plus avant, étant à craindre que ses excès, innocents devant Dieu, le portassent à quelque fièvre ou maladie violente, et que ceux dont il devoit rendre compte à son confesseur lui en apportassent quelques autres aussi dangereux que malhonnêtes; et, de plus^, qu'il étoit à craindre que les jeunes gens qui prenoient créance auprès de lui, en adhérant à ses plaisirs, le portassent à des cabales et factions préjudiciables à l'État.
Partant, il conclut qu'il étoit nécessaire de remettre le Colonel auprès de lui, particulièrement en cette conjoncture de la disgrâce de La Vieu ville, qu'il verroit bien, par sa délivrance faite en ce temps, avoir été le seul qui lui avoit causé son malheur.
Comme il eut^ justifié l'éloignement du Colonel, mauvais par raison du conseil et de l'événement, il^ justifioit encore, par les mêmes voies, que celui qu'on
1. On lisait primitivement sur le manuscrit A : on considéroit encore qu'il...