Le début de cette phrase a été écrit par Charpentier sur
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qu'il étoit certain qu'on trouveroit toujours à redire en cette recherche, si quelques-uns des plus coupables n'étoient punis pour servir d'exemple aux autres ou si, au moins, ils n'étoient privés des charges desquelles ils auroient tant abusé, au préjudice du Roi, de l'État et du peuple ^
Qu'il n'y avoit financier qui ne fût associé avec des partisans pour prêter de l'argent à S. M., ce qui est contre l'ordonnance de Charles IX° aux États tenus à Blois, l'an 1 560, qui leur défend de s'associer avec marchands ou banquiers, à peine de privation de leurs états ^.
Quant au troisième point, qui étoit des moyens de
r « Avis », mais les verbes y sont au présent et au futur. C'est également Charpentier qui a ajouté, en marge de 1' « Avis », la fin de ce paragraphe.
1. Ce paragraphe est ainsi rédigé dans 1' « Avis » : « Pratiquant cet expédient sans donner une définitive absolution aux voleurs, il seroit parfait de tout point, comme il sera en effet, pourvu que la taxe des financiers soit faite sur la déclaration qu'ils donneront de leurs biens, signée de leurs mains, à condition que s'il se trouve qu'ils en aient d'autres que ceux qu'ils auront déclarés, ils seront confisqués au Roi et pourront de nouveau être poursuivis. » On voit combien la rédaction de r « Avis » et celle du manuscrit B sont différentes.
2. Ce paragraphe, qui est écrit à la marge dans le manuscrit A (fol. 57) de la main de Sancy, est, à peu de chose près, la transcription d'un passage du même manuscrit, pris au folio 66 v"; voici ce passage : « Il n'y a financier qui ne soit associé avec des partisans pour prêter de l'argent au Roi, et cependant les ordonnances sont formellement contraires. Charles IX, l'an 1560, aux États à Orléans, article 139, leur défend de s'associer avec marchands ou banquiers, à peine de privation de leurs états. » Ce passage n'est lui-même que la copie d'un paragraphe de 1' « Avis sur la recherche des financiers ».
faire réussir cette recherche à cette fin-là, qui sembloit être la plus juste et la plus avantageuse au service de S. M. S il estimoit l'établissement^ d'une chambre de justice être nécessaire, tant pour ce qu'elle condamneroit les coupables, que d'autant que l'appréhension qu'ils auroient d'elle feroit qu'ils se taxeroient eux-mêmes ou se soumettroient à la taxe du Conseil^; et, partant, qu'il falloit publier l'Édit, lequel,
1. Ce début de paragraphe a été écrit par^Sancy à la marge du manuscrit A, fol. 57. Il ne figure pas dans 1' « Avis ».
2. Voici la première rédaction du manuscrit A, à partir de il estimoit l'établissement jusqu'à la fin du paragraphe ; cette première rédaction est presque celle de 1' « Avis », la voici : « L'établissement d'une chambre de justice est nécessaire pour faire condamner les coupables; l'appréhension de cette chambre l'est pareillement pour faire qu'ils se taxent eux-mêmes ou se soumettent à la taxe du Conseil. Partant, sans délai, j'estime qu'il faut publier l'établissement de la chambre et faire travailler plus que jamais les commissaires à informer, saisir papiers, etc., et ce, en vertu d'une nouvelle commission qui portera qu'en attendant l'établissement de la chambre, S. M. est contrainte de faire user de telle procédure sur la connaissance qu'elle a que les financiers, leurs commis et entremetteurs détournent tous papiers et les preuves qu'ils tiennent être à l'encontre d'eux. Telle poursuite donnera une si grande alarme à ceux qui se sentiront coupables en leurs consciences qu'ils viendront aux pieds de S. M. rédimer leur vie par leur bourse. S'ils sont si aveugles de ne parler pas comme il faut dans huit jours, il faut actuellement établir la chambre et prendre les juges dans tous les parlements, et de telle réputation que les noms seuls leur donnent de l'étonnement. De plus, il faut faire courre le bruit que l'intention du Roi est de loger tous les conseillers de ladite chambre dans le Bois-de-Vincennes où ils oiront et examineront les charges et informations sans qu'il leur soit permis de sortir dudit château, tant que ladite recherche durera, ni que personne leur parle, fors ceux qui en auront la permission du Conseil. »