Va}\ : ce qui pouvoit partant (ms. Français
Et quoiqu'il prévît bien les malheurs qui en dévoient survenir, et que les Vénitiens mêmes avoient procédé en cette affaire par artifices peu louables, entre lesquels est celui-là, qu'ils employèrent à faux titre le nom et l'autorité du Roi à l'endroit des communes, pour, par ce moyen, les induire à recevoir cette alliance, comme si non seulement il y eût consenti mais l'eût désirée, il ne voulut pas leur faire cet affront que son ambassadeur* les désavouât.
Les Espagnols commencèrent pour leurs derniers efforts, dès le mois de septembre de la même année, la construction du fort de Fuentes^, sur un tertre qui est presque dans le pays des Grisons, pour se saisir de leur passage en la Valteline et s'en rendre les maîtres en la première occasion de mésintelligence. Au pied de ce tertre ils firent un autre petit fort sur l'embouchure du lac de Gôme, où ils mirent une garnison d'Espagnols pour visiter les marchandises qui entrent ou sortent parla de l'État de Milan.
Les Grisons, se voyant aux fers par ces deux forts, commencèrent, bien que tard, à se repentir de la faute qu'ils venoient de faire, d'avoir ajouté une autre alliance à celle qu'ils avoient avec la France, s'étant départis de la maxime salutaire à leur État, qui étoit l'exacte observation de la neutralité à l'endroit de