L'ambassadeur français en Suisse était alors Méryde Vie
2. Ce fut le 28 octobre 1603 que Fuentes, gouverneur du Milanais, posa la première pierre du fort qui devait porter son nom; ce fort était édifié sur la colline du Montecchio, qui s'élève non loin de Colico sur le lac de Côme. Le fort de Fuentes fermait la route du Splugen et sa construction était une riposte directe à l'alliance de Davos et dirigée particulièrement contre Venise (voyez Ed. Rott, o/>. cà.,p. 257 et suiv.).
leurs voisins, par le moyen de laquelle ils se les conser voient tous bons amis.
Se voyant sur le penchant de leur ruine*, ils députèrent, en l'année 1604, vers le feu roi^ Henri le Grand pour le supplier de les délivrer de la servitude qui les menaçoit.
S. M. leur répondit que si les Vénitiens, leurs nouveaux alliés, l'y vouloient assister selon qu'ils y étoient obligés, il ne leur dénieroit pas aussi son assistance; mais qu'il n'étoit pas raisonnable que, n'étant plus seul confédéré, il portât seul le poids de la guerre pour leur protection.
Les Vénitiens, pour éviter d'entrer en cette dépense, dirent qu'ils ne jugeoient pas^ à propos de demander ou poursuivre par armes la destruction d'une place que les Espagnols avoient bâtie sur leur propre terre, non sur celle d'autrui, mais promirent qu'au cas que le gouverneur de Milan s'en voulût servir contre les Grisons, ils ne leur refuseroient pas alors le secours qu'ils leur avoient promis. Ainsi les forts demeurèrent sur pied avec bonne garnison dedans, et les Espagnols continuèrent toujours leurs pratiques pour venir à bout de cette alliance; tant qu'enfin, en l'an 1 606 et 1 607, quelques articles en furent dressés, à la suscitation des principaux du pays, nommés Beli et Baselga, partisans d'Espagne, qui, incontinent après, en furent punis, et les articles dressés à Milan
1. Ces mots ont été ajoutés par Charpentier sur le manuscrit A.