Le nonce Corsini
2. L'ambassadeur d'Angleterre en France dont il est ici question est Jacques Hay, vicomte de Doncaster, qui avait été
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obtînt rien à l'avantage des rebelles qu'il n'eut pas la permission de conférer avec personne de ce parti ; et, par ce moyen*, sans empêchement du côté d'Angleterre, le Roi eut le loisir de faire ce grand progrès qu'il fit en six mois en Poitou et en Guyenne^. Alors ^ le nonce avoua que S. M. avoit usé d'une grande prudence de l'avoir laissé venir, nonobstant l'avis plus zélé que sage* de ces ecclésiastiques, qui faisoient scrupule d'approuver ce voyage et beaucoup d'efforts pour le rompre.
Ils travailloient aussi soigneusement pour les diviser entre eux et trouvèrent^ une invention pour colorer plus apparemment leur perfidie; il leur sembla pouvoir légitimement retarder l'exécution du traité si lesdits Suisses étoient capables d'être persuadés de
envoyé déjà en France en juillet 1621 corarae ambassadeur extraordinaire et qui en était revenu en février 1622. Il y fut renvoyé au mois de mars de cette même année 1622 et s'en retourna en Angleterre à la fin de juillet 1622. C'est lui qui, en 1623, accompagna le prince de Galles en Espagne (Firth et Lomas, Notes on the diplomatie Relations of England and France (1603-1688)..., p. 7).
1. Ces trois mots ont été ajoutés en interligne par Sancy (ms. A, fol. 87).
2. Le Roi partit de Paris le 21 mars 1622; il était rentré à Paris le 7 janvier 1623, ayant conclu avec les protestants la paix de Montpellier le 19 octobre 1622,
3. Ce mot remplace les mots : Et sur la fin de l'année (ms. A, ibid.).
4. Les mots plus zélé que sage ont été ajoutés, sur le manuscrit A, par Sancy.
5. Le début de ce paragraphe écrit par Sancy sur le manuscrit A remplace heureusement la première rédaction : « Enfin, dans les Suisses et dans les Grisons même dans les Suisses, ils trouvèrent... »
refuser à promettre, conjointement avec les Grisons, ce qui étoit arrête dans ledit traité en faveur des catholiques de la Valteline.
Ils dépêchèrent vers eux à cette fin; et, pour se donner loisir de les induire par menaces, par promesses et par corruption, à ce qu'ils désireroient d'eux, le président de DôleV qui étoit envoyé à Lucerne- de la part d'Espagne, pour traiter avec l'ambassadeur du Roi^ et le nonce ^ sur ces affaires, voulut prendre la qualité d'ambassadeur, nonobstant que, dans le traité de Madrid, pour éviter la compétence des couronnes, il eût été résolu qu'il ne prendroit que
1. Adrien Thomassin (1552-1631), ancien lieutenant général à Vesoul, conseiller puis président du parlement de Dôle en 1605, fut ambassadeur ordinaire des archiducs de Flandre en Suisse de 1621 à 1627 et fut délégué par eux, à la demande de l'Espagne, pour assurer l'exécution du traité de Madrid.