‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 80 sur 135 · Cette campagne foudroyante est de la fin d'octobre · texte numérisé non relu

Cette campagne foudroyante est de la fin d'octobre

7. Le régiment de Steiner cantonné à Mayenfeld reçut l'ordre de Ziirich, le 8 novembre, de se retirer en Suisse. Mayenfeld tomba presque aussitôt aux mains des Espagnols.

8. Village des Grisons à 20 kilomètres au nord de Coire, près de la rive droite du Rhin.

[1624] DE RICHELIEU. i85

mois après, garnison^; ce qui abattit tellement de courage les Grisons qu'ils résolurent^, en un pittag^ qu'ils tinrent, d'envoyer demander ignominieusement la paix au duc de Feria et dépêchèrent particulièrement le docteur Beli'^ et Jean Borgonnet^ à Rodolphe Planta^, ennemi de la patrie et réfugié à Milan, quoiqu'il fût luthérien^, afin qu'il intercédât pour eux^.

Voilà les artifices avec lesquels l'Espagne, manquant à sa foi, éludoit par continuelles remises l'exécution de ce traité, de laquelle dépendoit la tranquillité de l'Europe. En quoi l'excès de leur mauvaise volonté contre la France paroît d'autant plus qu'elle les aveugloit en leur propre intérêt, pource que, vu les affaires qu'ils

1. Elle fut prise le 18 novembre 1621 (voyez Éd. Rott, op. cit., p. 471-472).

2. La première rédaction de A, au lieu de « ce qui abattit, etc. », était : « Et par ce moyen les Espagnols ont depuis opprimé la liberté des Grisons qui résolurent... »

3. Ce « beitag » (bundestag), et non « pittag », eut lieu à Coire le 18 novembre 1621.

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