‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 89 sur 135 · Le manuscrit B porte sont · texte numérisé non relu

Le manuscrit B porte sont

4. M. Edouard Rott, dans son livre Henri IV, les Suisses et la Haute-Italie, p. 25, rappelle que cette prétendue convention des « cinq articles d'Ilantz », du 13 avril 1513, n'a jamais existé. Les Grisons obtinrent « purement et simplement les prérogatives reconnues jusqu'alors aux ducs de Milan ». Jamais les prérogatives accordées aux Valtelins par les trois ligues et l'évéque de Coire n'ont été celles dont feraient mention ces « cinq articles », dont l'authenticité ne peut être admise.

5. Julien de la Rovère, pape sous le nom de Jules II de 1503 à 1513.

6. Les manuscrits portent Maximilien Sforce. — Maximilien Sforza, fils de Ludovic le More, fut duc de Milan en 1512, après l'expulsion des Français de la Lombardie. En 1513, ses

François d'Italie, ledit Maximilien leur donna en récompense la Valteline, en tant qu'à lui appartenoit.

Le gouverneur de Milan ^ témoigna bien, en l'an 1 62(1 , que le roi, son maître, n'y avoit point de droit, attendu qu'en l'alliance qu'il fit avec lesdits Grisons il les accorda avec les Valtelins, à la charge que lesdits Valtelins, pour se racheter de leur sujétion aux Grisons et demeurer libres, leur paieroient par forme de tribut vingt-cinq mille écus par an. En quoi il reconnoissoit que les Grisons étoient leurs souverains et que l'État de Milan n'avoit nul droit sur la Valteline, puisqu'elle demeuroit libre, s' étant rachetée des Grisons.

Pour la prétention de la maison d'Autriche sur la ligue des Droitures et la Basse-Engadine, elle est mal fondée, puisque la maison d'Autriche, en faisant avec les Grisons la paix perpétuelle qu'ils appellent erbeinung, avoit elle-même traité avec cette ligue-là, qui s'appelle des Dix-Droitures, comme la reconnoissant souveraine aussi bien que les deux autres; depuis laquelle paix elle lui a payé jusqu'à présent la troisième partie de l'annuelle distribution d'argent qu'elle a promise aux trois ligues^.

Enfin, la conclusion qu'ils apportoient, qu'il étoit raisonnable qu'ils eussent quelque chose pour le

sujets milanais se révoltèrent à l'approche d'une armée française, qui fut défaite à Novare; il ressaisit le pouvoir; mais la victoire de François F"" à Marignan lui fit perdre définitivement le duché de Milan (1515); il se retira en France où il mourut (1530).

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